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03/02/2015

Albert Frère et sa retraite

frere.jpgAinsi le célèbre Frère, qui n'est ni le mien , ni le vôtre, a décidé de prendre sa retraite.  Malgré ses 88 ans, celui qui a bien fait travailler les autres et son argent, a pourtant toujours bon pied bon œil

Anobli par la grâce d'un roi dit aujourd'hui dans la misère, orné de ferrailles décoratives et prestigieuses, le baron aura encore un peu plus de temps pour déguster les grands crus de ses propriétés vinicoles.

Nul doute que cet assisté social qui a créé son immense fortune en pompant les aides d'Etat bien au-delà d'un minimex, jusqu'à en faire l'homme le plus riche de notre pays et bien placé parmi ceux du monde, ne devra pas attendre des hommages post-mortels de la part de ses nombreux courtisans, tant politiques que financiers.

Sa noble devise "la victoire aime l'effort" tient d'un combat de gangster consistant à piétiner des milliers de travailleurs pour s'emparer de leur richesse productive pour la jouer finement au casino de la spéculation. L'effort se résume à ce travail de flair astucieux.

Parti de rien, rappelons que ce petit génie a  commencé la construction de sa fortune sur le commerce de l’acier, puis sur la sidérurgie. Profitant des prix élevés et de la pénurie de l'acier dans les pays communistes après la guerre de Corée, il lâcha vite sa poule aux œufs d'or en  la vendant en 1970, non sans la négocier à bon prix à notre Etat. Le bingo en poche, il le réinvestit dans des secteurs aussi variés (ne jamais mettre tous ses œufs dans le même sac) que la banque, l'assurance, les médias, l'énergie.

Il est un de ses prototypes spéculateurs qui se construisent des fortunes non par la création d'entreprises mais par la subtile alliance entre grand capital et petite politique, entre nationalisation et privatisation.

Devant sa fortune aux tripots faits sur le dos des contribuables, il ne lui en ristournera que quelques euros, moins que sa femme d'ouvrage!  Le sauveur et pourvoyeur d'emplois aura eu l'art de se barrer dès que la richesse produite par une main d'œuvre exploitée ne remplissait plus assez ses poches de grand ou petit actionnaire.

Voilà donc le portrait que les autres bandits financiers avec leurs compères politiques et médiatiques auront bien soin de masquer. Ils préféreront nous montrer du doigt le fainéant chômeur qui nous bouffe notre tartine que celui qui vole la boulangerie qui le produit et le distribue.

Si Albert Frère prend sa retraite, ses milliards, eux, continueront à bien travailler…

 

 

17:04 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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