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05/02/2015

À propos de la conférence de presse de Hollande

 

presse Hollande.jpgAvant de se prononcer sur le fond, j'avoue que résister à un questionnement aussi varié, passant de la politique internationale à la nationale dans toutes ses variantes relève d'un exercice qui mettrait en échec bien des partisans ou adversaires d'un président qu'il soit de gauche ou de droite.  Il ne s'agit pas seulement d'une éloquence, mais d'une connaissance, même superficielle, d'un nombre de sujets cruciaux ou anecdotiques. Avouons bien modestement que cela nécessite une intelligence hors du commun, même si elle grandement aidée par une armée de conseillers entourant les chefs d'Etats.

Deuxième constatation: l'art d'employer le concept de "la France". Mais qu'est-ce que la France? Au-delà de la sémantique, comment prétendre en parler comme d'une réalité concrète? Comment peut-on s'en dire le représentant dans toutes ses composantes par un simple suffrage universel réalisé tous les cinq ans?

 

Pour ce qui du fond. Hollande n'a cessé de s'atteler à Merkel. A croire que l'Europe se résume à l'Allemagne et à la France.  Nous ne serions que des petits satellites  de ces deux grandes puissances. Voilà bien une Europe que nous devrions rejeter. Le modèle allemand que suit presqu'aveuglément  le gouvernement français est rejeté par une majorité d'européens, et pas uniquement grecs, espagnols, portugais. Le principe des politiques d'austérité via des traités imposés sans véritable consultations populaires est rejeté par de larges majorités et pourtant appliqué.

 

N'étant pas Français, je puis seulement constater un nombre croissants de Français vivant dans la précarité, la pauvreté et le chômage. La politique de l'homme qui a trahi ses engagements de campagne s'avère catastrophique.

 

Bref, j'ai trouvé sa conférence de presse comme un examen réussi de communication, mais non de conviction. Sa "hauteur" et son "recul", son calme de parole ne peuvent gommer les réalités de terrain.  L'hypocrisie politique  a  trop comme partenaire l'art du verbe.  Méfions-nous donc de cet art, pour mieux voir la politique réelle qui se masque derrière

 

13:02 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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