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14/02/2015

Marc Goblet fustige le PS !

goblet.pngAinsi celui qui s'est dit  "né socialiste et le rester toujours" a le courage de secouer son parti. Je ne peux que de m'en réjouir. Son analyse est pertinente lorsqu'il déclare  "le centralisme technocratique du Boulevard de l'Empereur" et le fait que les mandataires du PS ne "se souviennent du terrain que dans la dernière ligne droite avant les élections" ou déplore le fait réel que " "tout a changé au PS, le débat ne vit plus. Maintenant, ce qui compte, c'est faire des événements". Il a aussi raison de sous-entendre que Di Rupo fait son mandat de trop. Ce n'est pas avec un ex-premier ministre qui a mené une politique de droite que le PS pourra retrouver une crédibilité de gauche. Il a cependant tort, à mes yeux, de penser un renouvellement par un affrontement avec le PTB. C'est alors rentrer dans une logique de simple compétitivité  électorale qui risque de nuire au vrai débat de savoir comment sortir du capitalisme.

Tant le PS en francophonie, que le SP en Flandre se sont enfermés dans un régionalisme qui leur fait perdre un pan important de la défense de la classe ouvrière.  Marx disait que "les ouvriers n'ont pas de patrie". Même si cette vision n'efface pas les différences de terrain qui font que la vie d'un ouvrier en France, en Grèce, dans les pays de l'Est ou d'Amérique latine  reste bien différente, il est important d'en garder l'utopie et de travailler à l'amoindrissement d'une compétitivité capitaliste qui profite de ces différences pour tirer le monde ouvrier vers le bas. Contrairement au PTB, le PS s'est totalement écarté d'un discours politique de l'émancipation qui implique de soutenir une vision neuve et internationaliste.  Il se bat dans un carcan régionaliste et se perd dans une sociale démocratie européenne.  Ne pas endosser une critique véhémente de l´Union Européenne  par crainte d'y perdre les privilèges de sa classe politique et y voter des traités antisociaux,  l'empêchent de sortir de son ornière. Plus grave encore ce refus de critique récolte, notamment en France, une colère populaire répandue contre l'UE et l'euro qui s'exprime dans les mouvements ou partis nationaux ultralibéraux, du type FN.

Le PS semble avoir oublié la lutte des classes. Elle existe bel et bien puisque c'est celle des riches qui en train de gagner de plus en plus! Elle est pourtant très minoritaire. Plutôt donc que d'en être le valet, il serait temps, à l'image de ce qui vient de se passer en Grèce,  que le PS ose s'appuyer à nouveau sur les couches populaires et ouvrières.  C'est ce que fait le PTB dont le PS semble se faire à tort l'ennemi.

L'ordre du jour du boulevard de l'Empereur ne devrait pas se porter sur une stratégie de regain de voix ou du comment reprendre le pouvoir gouvernemental au fédéral. L'enjeu de demain n'est pas là. L’ordre du jour des années futures réside bien plus dans le changement global de modèle  économique, écologique, culturel, social, et politique.

Je crains que Monsieur Goblet, malgré son engagement et sa critique  ne soit pas assez fort et ne possède pas assez de charisme  pour susciter au sein du PS et de son satellite  FGTB un élan comparable à celui de Syriza en Grèce et bientôt probablement celui de Podemos en Espagne.  Di Rupo, mais aussi les Magnette, Marcourt, Demotte et Cie  contribuent à l'effondrement de la gauche sociale-démocrate, car ils sont tous coupables d'avoir cédé et de céder encore aux sirènes de l'austérité.

11:54 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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