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16/02/2015

A propos de "Controverse" sur RTL ce dimanche

marco vh.jpgEn suivant hier le débat de "controverse" sur les fraudes fiscales, nous avons encore pu constater combien nos médias tombent dans des espèces de faux combats de boxe. Tout semble se résumer à des batailles de procédures, de commissions, de petites gestions, avec le refrain traditionnel de bonnes intentions et de manque de moyens. Les choix de société restent au placard. Ce genre de débats-pugilats n'apportent aucun éclairage réel sur le fond et s'enlisent dans des petits coups de compétitivité de politicailleries  et de partitocratie. Comment dès lors s'étonner de voir une large majorité de citoyens ressentir un sentiment d'incompréhension, d'impuissance et conclure par un "tous les mêmes". Ils n'ont pas tort. Notre démocratie souffre terriblement des grands partis traditionnels qui ne jouent qu'à se partager le pouvoir, empêchant d'ailleurs l'apparition ou le développement de partis nouveaux ou contestataires.  C'est le règne de la pensée unique. Les médias, avec leur très forte influence sur l'opinion de la masse, visent avant tout des échanges aux petites phrases acérées et sans grand intérêt. Que ce soit  à "Controverse" ou à " l'invité" du dimanche midi, les journalistes évitent des questions de fond et contraignent le téléspectateur d'entrer dans le chausse-pied de controverses de bas-étages qui provoquerait le faux pas par une petite phrase qui pourrait faire le buzz.

Ce dimanche, j'ai encore pu constater combien notre ministre du budget, Monsieur Jamar,  coupait vite la présentation d'une politique alternative du PTB via les invectives de "slogans" ou de "populisme". Eviter ainsi le débat est plus facile que de répondre à Marco Van Hees, ex- fonctionnaire des finances et aujourd'hui député, qui pourtant avait dénoncé depuis longtemps les fraudes fiscales qui aujourd'hui font scandale.  Ses informations, rejetées à l'époque comme simplistes et poujadistes, se sont pourtant révélées fiables et pertinentes.

Personne ne niera la complexité d'une réforme fiscale ou d'ailleurs de toute autre réforme. La question n'est pas là. Elle est dans la volonté d'y arriver. Bien entendu que les grands enjeux sont habituellement compliqués, qu’ils exigent un effort de réflexion, que les réponses ne sont pas simples, mais les rejeter sur un ton péremptoires comme de simples slogans démontrent soit l'ignorance, soit la volonté de rester dans l'immobilisme, soit encore de continuer à protéger le monde de la grosse finance.

10:41 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Les journaliste ne sont pas la pour donnée la parole au petit parti mais de plutôt les muselés l'on voit très clairement que lors ce que un politicien connu coup la parole à un membre du PTB ou syndical directement le journaliste rend la parole au politicien ,et cet foire est très bien réglé pour que le téléspectateur lamda ne puis plus si retrouvé et en vienne à l'idée tous les mêmes soit renforcé

Écrit par : vincent | 17/02/2015

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