mik dupont UA-70672535-1

24/02/2015

Gagner et perdre de Beckett.

gagner et perdre.pngUne soirée au théâtre de Liège. La grande salle était comble, avec une majorité de jeunes. Pas facile pourtant, mais moi j'aime, d'entrer dans le théâtre de l'absurde, tel que celui de Beckett. Cela commença par  "Comédie", une espèce de vaudeville sans action à 3 personnages classiques, la femme, le mari et la maîtresse. Ils parlent, parlent, avec des quiproquos banaux, ceux que nous entendons, produisons. On cherche un sens à ce qui semble ne pas en avoir. On ne vit que dans l'espoir d'être vu. Des personnages creux, sans véritable identité, sans engagement social, altruiste, politique. Vint ensuite "Va et vient".  Trois femmes au passé commun, en souffrance sur un banc.  C'est à la limite du ridicule. Tout est dit dans le non-dit et quelques chuchotements.  Et pour clore "réminiscences". Textes divers mis en chansons, qui ont inspirés Beckett. C'est un peu comme du Ferré. C'est le chant de l'absurdité de la vie se débattant pour ne pas se faire bouffer par la mort, seule issue de notre absurde vie que nous tentons de reculer dans un temps où tout s'en va. Tout cela ne semble guère réjouissant. Pourtant c'est la conscience de l'absurdité qui engendre et épanouit les petits plaisirs et évitent trop de rides de souffrances.

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