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28/02/2015

Ceci n'est pas une crise

labille.jpgAinsi donc, le patron des mutualités socialistes, riche de son expérience mais encore plus riche de ses nombreux mandats actuels, passés et en quête de vouloir avoir sous sa coupe la fédération du PS liégeois, met son intelligence, sa plume et ses ambitions, via le truchement d'une fondation dénommée: " Ceci n'est pas une crise". Nous pensons, dit-il: " qu'au-delà des crises c'est une mutation profonde qui présente diverses facettes : financière, environnementale, géopolitique, biotechnologique… ".  Nous ne lui donnerons pas tort. Il aurait pu d'ailleurs être plus bref en résumant que c'est bien simplement, non une vraie mutation, mais simplement une confirmation de l'échec du capitalisme. En facettes, le président J.P Labille en connait un fameux bout. Celui qui veut "prendre la mesure des "enjeux" qui  doivent transcender l'ensemble des partis, l'ensemble des couches sociales" sait bien, même très bien, jouer avec les enjeux des classes sociales pour les récupérer au profit du PS et de sa propre ascension dans ce parti. Un parti opportuniste, devenu très dépendant et ami du monde financier qu'il dénonce tout en le courtisant. Tout en critiquant le populisme, le sieur Labille l'emploie aisément, en proclamant :"nous voulons mettre sur la table des solutions concrètes, tant pour le monde politique et les décideurs, que pour Monsieur et Madame Tout-le-monde qui doivent comprendre que le monde est en train de changer, et nous voulons les aider et les accompagner". Bravo pour sa charité d'accompagnement qui ressemble fortement à celle donnée par les curés avant la mort de leurs ouailles! La liturgie de Monsieur Labille et de ses compères Marcourt, Magnette et Cie se fonde encore et toujours sur la messe solennelle de la compétitivité. Ils ne semblent pas voir compris que celle-ci n'est qu'une liturgie de deuil que doit subir la classe ouvrière. Deuil de salaires décents, deuil de pouvoir d'achat, deuil de solidarité, sacrifiés sur l'autel du dieu père actionnaire, du fils profit à tout prix et du saint esprit de l'évasion fiscale. Le vivre ensemble de cet évêque socialiste ressemble très fort à celle de calotins réunis dans une église devenue PS sous la tutelle vaticane de son pape Elio. Pape qui a pactisé avec le diable bleu et qui aujourd'hui le voue à la géhenne!

Ce n'est en tout cas pas moi qui entrerai dans la nouvelle "pâques" prêchée habillement par l'élégant ténor Labille. Je connais trop ce type de stratégie qui consiste à tenter d'unifier les nombreuses chapelles socialistes par des prédications d'intentions qui ne sont qu'une parade bien construite pour y régner en grand prêtre. La " caisse de résonance", notamment grâce aux réseaux des nombreuses personnalités qui la composent", que veut activer celui-ci ressemble trop à une caisse de petites  rivalités internes au PS. Que les cloches sonnent, mais sans  la vraie gauche. Elles restent bien trop accrochées au clocher du capitalisme. Et la seule vraie mutation cachée que veut cet homme gauche caviar et bobo n'est qu'une mutation de chefs. Il serait, par ailleurs, intéressant de savoir par quels fonds est alimenté sa fondation!

00:11 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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