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28/02/2015

Deux poids, deux mesures

deux poids.pngL'homme d'énormes biens a été très vite reconnu comme étant un homme bien à qui notre Etat pouvait rapidement et sans problème obtenir notre nationalité. Contrairement aux autres pitoyables et misérables immigrés qui se battent pour l'obtenir et attendre bien des années, Chodiev, client de De Decker et voisin de Kubla l'a obtenue en 6 mois! Point besoin de parcours d'intégration. Même si un rapport de la Sûreté de l'Etat préconisait un ralentissement de la procédure, la nationalité belge lui a été attribuée rapidement. Il faut dire que le commissaire de police  de Waterloo, Michel Vandewalle, avait établi que ce Monsieur " fantôme"  s'exprimait parfaitement en français et que son entourage direct ( Kubla est son voisin) l’appréciait beaucoup… Si cela n'est pas un faux, je ne sais pas ce qu'en est un! Je ne suis pas certain que si je rédigeais pareille " recommandation" pour mon pauvre voisin étranger, cela passerait aussi facilement. Il serait intéressant de voir comment la commission de naturalisation de la Chambre a procédé à l'époque. Mais là encore: "  Selon que vous serez puissant ou misérable Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. "

 

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Ceci n'est pas une crise

labille.jpgAinsi donc, le patron des mutualités socialistes, riche de son expérience mais encore plus riche de ses nombreux mandats actuels, passés et en quête de vouloir avoir sous sa coupe la fédération du PS liégeois, met son intelligence, sa plume et ses ambitions, via le truchement d'une fondation dénommée: " Ceci n'est pas une crise". Nous pensons, dit-il: " qu'au-delà des crises c'est une mutation profonde qui présente diverses facettes : financière, environnementale, géopolitique, biotechnologique… ".  Nous ne lui donnerons pas tort. Il aurait pu d'ailleurs être plus bref en résumant que c'est bien simplement, non une vraie mutation, mais simplement une confirmation de l'échec du capitalisme. En facettes, le président J.P Labille en connait un fameux bout. Celui qui veut "prendre la mesure des "enjeux" qui  doivent transcender l'ensemble des partis, l'ensemble des couches sociales" sait bien, même très bien, jouer avec les enjeux des classes sociales pour les récupérer au profit du PS et de sa propre ascension dans ce parti. Un parti opportuniste, devenu très dépendant et ami du monde financier qu'il dénonce tout en le courtisant. Tout en critiquant le populisme, le sieur Labille l'emploie aisément, en proclamant :"nous voulons mettre sur la table des solutions concrètes, tant pour le monde politique et les décideurs, que pour Monsieur et Madame Tout-le-monde qui doivent comprendre que le monde est en train de changer, et nous voulons les aider et les accompagner". Bravo pour sa charité d'accompagnement qui ressemble fortement à celle donnée par les curés avant la mort de leurs ouailles! La liturgie de Monsieur Labille et de ses compères Marcourt, Magnette et Cie se fonde encore et toujours sur la messe solennelle de la compétitivité. Ils ne semblent pas voir compris que celle-ci n'est qu'une liturgie de deuil que doit subir la classe ouvrière. Deuil de salaires décents, deuil de pouvoir d'achat, deuil de solidarité, sacrifiés sur l'autel du dieu père actionnaire, du fils profit à tout prix et du saint esprit de l'évasion fiscale. Le vivre ensemble de cet évêque socialiste ressemble très fort à celle de calotins réunis dans une église devenue PS sous la tutelle vaticane de son pape Elio. Pape qui a pactisé avec le diable bleu et qui aujourd'hui le voue à la géhenne!

Ce n'est en tout cas pas moi qui entrerai dans la nouvelle "pâques" prêchée habillement par l'élégant ténor Labille. Je connais trop ce type de stratégie qui consiste à tenter d'unifier les nombreuses chapelles socialistes par des prédications d'intentions qui ne sont qu'une parade bien construite pour y régner en grand prêtre. La " caisse de résonance", notamment grâce aux réseaux des nombreuses personnalités qui la composent", que veut activer celui-ci ressemble trop à une caisse de petites  rivalités internes au PS. Que les cloches sonnent, mais sans  la vraie gauche. Elles restent bien trop accrochées au clocher du capitalisme. Et la seule vraie mutation cachée que veut cet homme gauche caviar et bobo n'est qu'une mutation de chefs. Il serait, par ailleurs, intéressant de savoir par quels fonds est alimenté sa fondation!

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27/02/2015

Mettre à l'index les gros fraudeurs et videurs des caisses d'Etat.

 

index.jpgPlutôt que de priver tous les citoyens honnêtes d'un saut d'index, le gouvernement Michel I ferait mieux de mettre à l'index tous les magnats mafieux de la haute finance. Voilà l'index qui nous faut. Celui qui ne relève pas seulement d'une époque où le Vatican interdisait certains livres jugés obscènes ou contraires à la foi, mais où, bien plus tard, l'expression s'appliquait au domaine ouvrier où l'on met à l'index les patrons qui ne respectent pas les conventions de salaires. Il faudrait actualiser cette expression en fournissant à la justice les moyens nécessaires pour interdire la fuite des capitaux et faire payer aux magnats mafieux millionnaires et milliardaires leur dû à l'Etat et les faire mettre derrière les barreaux. C'est du bâton contre les richesses mal acquises que nos ministres doivent jouer et non celui qui massacre des allocataires sociaux et diminue le pouvoir d'achat de chacun. Les dernières affaires Kubla, De Decker, Mathot indiquent encore l'immense champ de récoltes qui pourrait offrir à l'Etat les moyens d'une véritable politique de justice et de promotion sociales. Les baronnies de grosses fortunes à la Davignon, Frère, Boël et bien d'autres ne sont pas uniquement construites sur l'ingéniosité de leur cerveau ou à  la capacité de leur énorme travail.

 

Comment demeurons-nous aussi pigeons ou moutons pour admettre le dictat de toute cette classe d'affaires pour la plupart très louches? Comment votons-nous encore pour celles et ceux qui nous spolient? Retenez bien surtout les noms de celles et ceux qui demain voteront cette loi de non-indexation. Retenez leur discours sur la justification d'offrir ainsi plus d'emplois sur le marché et jugez de son efficacité réelle dans les temps qui vont suivre. Revoyez vos convictions sur le "il faut bien renflouer les caisses de l'Etat" en croyant qu'il est normal que ce gouvernement tombe sur vous pour se faire et épargne une minorité qui pourrait le faire aisément sans devenir pauvre pour la cause. Slogan? Allons-donc, que vous faut-il comme révélation pour y croire?  Que vous faut-il pour rejoindre la rue quand elle manifeste ? Soutenir ce gouvernement, c'est se faire kamikaze!

 

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Moralité politique

morale.pngComme dit hier, nous ne demandons pas à nos édiles politiques d'être des saints, de faire vœux de pauvreté et encore moins de chasteté ou de fidélité sexuelle. On se fiche de savoir qui divorce de qui ! Leur vie personnelle, avec ce qu'elle a de jardin privé, ne nous regarde pas. Qu'ils fassent ou non la fête, non plus. Je trouve vraiment malsain le déballage médiatique sur la vie privée quand celle-ci n'a rien de condamnable légalement. Attendre de nos politiques qu'ils soient  exemplaires, parfaits, comme d'ailleurs personne de nous ne l'est, serait une grave erreur. Evitons donc le fantasme de la pureté parfaite! L'éthique que nous leur demandons est d'un autre ordre. Nous élisons nos représentants pour s'occuper de l'intérêt général. Cela exige de savoir ne pas faire interférer intérêt privé et intérêt général. C'est là que se situe la pierre angulaire de la morale qu'ils doivent s'imposer et que nous devons veiller à faire respecter. Cette pierre n'est autre que les conflits d’intérêts d’ordre financier. L'illustration en est d'ailleurs une nouvelle fois donnée par les affaires Kubla, De Decker, Mathot qui aujourd'hui font la une. Que  Mathot et Moreau fassent la fête à Vegas ou ailleurs; que Kubla fasse la fête au Congo est leur affaire. Mais, qu'ils la fassent par rapport à des commissions occultes de marchés publics devient alors notre affaire. Que A. DeckerL "monnaie" son carnet d’adresses, n'a plus rien du droit commun.  Les liens douteux, faits d’allers-retours permanents entre politique et administration, entre administration, politique et monde des affaires, entre médias et politiques devraient aboutir à des règles claires de gouvernance. Nous en sommes bien loin, malgré les belles déclarations. Amusant d'ailleurs de voir les amis ou ennemis politiques se déclarer en état de choc quand l'un des leurs se fait prendre la main dans le sac, comme si tout d'un coup ils ignoraient les petits arrangements. Hypocrisie totale. Les mêmes rechignent souvent pour établir de vraies règles pour améliorer et faire progresser l'éthique politique. Bref, ce qu’on demande d’abord à ceux qui incarnent la politique, c’est d’appliquer les lois et les règlements dans les mêmes conditions que les autres citoyens.

L'autre point aussi insupportable est le hiatus entre le discours et les pratiques. Comment admettre qu'un commissaire européen, Pierre Moscovici (PS), qui gagne 25.000€ par mois se prononce pour ne pas  casser le modèle économique et social de la Grèce, mais  se prononce contre l'augmentation de 40% le Smic, parce qu''argent que les Grecs doivent utiliser pour nous rembourser! Lorsqu'on proclame des valeurs de solidarité, au risque de tomber dans une forme d'hypocrisie totale, il faut les vivre. Là aussi, nos représentants en sont très loin. La raison en est que la  politique a fini par laisser la place au pouvoir économique et financier. Or, celui-ci n’est régi par aucune morale. Seule compte la recherche de la rentabilité. Cette logique finit par irriguer la société tout entière, y compris la classe politique. Je ne vois que le PTB qui ose réellement casser cette logique et dans son discours et dans sa pratique. C'est la raison principale de mon adhésion à ce parti. Mais à côté de ce contre-pouvoir politique qu'il représente, il ne faudrait pas oublier de renforcer d'autres, comme celui d'une justice vraiment indépendante et capable de sanctionner sévèrement les " cols blancs" , de médias d'investigations réelles et non de simples diffuseurs de scandales. Il faut aussi certainement veiller à mieux former nos jeunes à  se forger des convictions politiques.  Sans un sursaut moral, la classe politique risque de donner du grain à moudre au populisme malsain de partis comme le FN en France ou le PP chez nous.

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26/02/2015

Fric et politique

de deckker.pngNous ne demandons pas à nos responsables politiques un dévouement gratuit à la chose publique. Nous savons qu'entrer en politique ne demande pas de faire vœux de pauvreté, même si nos éminences ne cessent de nous proclamer leur vocation et passion pour servir le citoyen et le pays. De là à recevoir des salaires élevés, un cumul d'indemnités diverses et cumulées et se laisser en plus corrompre, cela commence à bien faire!

Les sieurs bleus de Kubla, De Decker succèdent donc dans l'actualité de corruption aux sieurs rouges. En voilà même un qui passe quelques nuits dans la  case prison. Mais, pas trop de danger. Je pense, que comme ses collègues, il connait bien les arcanes de justice et comment se servir des procédures pour retarder et encore retarder des verdicts qui tournent souvent en non-lieu et en prescription. Et que dire du grand orateur aussi précieux que creux et serre-fesses du chevalier De Dekker, avec sa panoplie de décorations nationales et étrangères! Car nos parlementaires trouvent souvent le temps, en dehors de ce qu'ils affirment être un job harassant qui leur prend beaucoup de temps et d'énergie, de pratiquer encore à titre accessoire, leur profession. Dans son cas, celle d'avocat extrêmement bien rétribué par l'homme d'affaire belgo-kazakh Potok Chodiev. Voilà de quoi rendre jaloux le ministre docteur D. Bacquelaine  qui ne doit pas pouvoir demander à ses patients d'aussi bons honoraires! Ou encore un O. Chastel, pharmacien d'industrie qui accessoirement doit encore être expert - consultant auprès des laboratoires d'essais et passionné d'élevage de Bouviers des Flandres. Ces activités "marginales" sont probablement moins rentables. La liste des revenus parallèles serait trop longue à citer. Les cumuls ne sont pas, comme nous le voyons, que politiques car d'autres s'avèrent encore plus juteux.

Tout cela dans un cadre de poursuite de "riches" chômeurs qui oseraient en plus se faire du fric en travaillant en black! Celui-ci ne bénéficiera évidemment pas d'une longue procédure administrative ou judiciaire et ne pourra se payer les services des ténors du barreau pour plaider sa bonne foi.

Populisme, poujadisme, me rétorqueront encore tous les privilégiés de notre société. Le travail de l'élite mérite évidemment mieux que celui du fauché! Les bienfaiteurs du bien commun méritent meilleur salaire et pot de vin que le petit travailleur au salaire minimum consommant pils cara. Et oui, nous devrions la fermer et en plus saluer les mérites de celles et ceux que nous envoyons par élection puiser richesse dans nos poches de cons!

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24/02/2015

Gagner et perdre de Beckett.

gagner et perdre.pngUne soirée au théâtre de Liège. La grande salle était comble, avec une majorité de jeunes. Pas facile pourtant, mais moi j'aime, d'entrer dans le théâtre de l'absurde, tel que celui de Beckett. Cela commença par  "Comédie", une espèce de vaudeville sans action à 3 personnages classiques, la femme, le mari et la maîtresse. Ils parlent, parlent, avec des quiproquos banaux, ceux que nous entendons, produisons. On cherche un sens à ce qui semble ne pas en avoir. On ne vit que dans l'espoir d'être vu. Des personnages creux, sans véritable identité, sans engagement social, altruiste, politique. Vint ensuite "Va et vient".  Trois femmes au passé commun, en souffrance sur un banc.  C'est à la limite du ridicule. Tout est dit dans le non-dit et quelques chuchotements.  Et pour clore "réminiscences". Textes divers mis en chansons, qui ont inspirés Beckett. C'est un peu comme du Ferré. C'est le chant de l'absurdité de la vie se débattant pour ne pas se faire bouffer par la mort, seule issue de notre absurde vie que nous tentons de reculer dans un temps où tout s'en va. Tout cela ne semble guère réjouissant. Pourtant c'est la conscience de l'absurdité qui engendre et épanouit les petits plaisirs et évitent trop de rides de souffrances.

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La violence de Dieu

isaac.jpgLes témoignages des mères ayant vu leurs fils ou leur fille partir en Syrie pour le Djihad sont bouleversants. Comment ces jeunes peuvent-ils se radicaliser au point d'accepter de se tuer au nom d'Allah? Ne croyons pas  que cette violence est le propre du Coran. Elle se loge aussi dans la Bible. Les sacrifices humains au nom de Yahvé, le Dieu juif et chrétien, y sont aussi bien présents. Et de me souvenir de ce passage du livre de la Genèse où Dieu va jusqu'à demander à Abraham de sacrifier en holocauste son fils Isaac.  Voilà bien un Dieu qui, lui aussi, osait demander à un homme de lui offrir, même s'il interrompt de justesse, un humain en sacrifice. Bien sûr ce texte, encore lu aujourd'hui dans les églises la veille de Pâques, est interprété comme purement symbolique comme preuve d'un amour inconditionnel envers Dieu. Il n'empêche que nous pouvons encore nous demander quel est ce Dieu qui réclame une preuve aussi barbare. Isaac est un fils bien élevé, comme sans doute le sont des fils que des mères pleurent aujourd'hui.  Il se laisse attaché sur le buché, sans même contester son sort, sans demander qu'il soit remplacé par un agneau. Heureusement le Dieu auquel croyait Abraham, interrompt son geste meurtrier. C'est le soulagement. Au fond, le Dieu auquel le patriarche croyait n'était pas le bon. Jamais ce Dieu n'aurait trouvé  plaisir à demander une chose pareille. Si le pauvre homme n'a peut-être pas changé de Dieu, il en a  au moins eu une autre image.  Cette histoire fait aussi partie du Coran  qui attribue à Abraham un rôle de premier plan dans la fondation de l’islam car il "n’était ni juif ni chrétien mais il était un vrai croyant soumis à Dieu ; il n’était pas au nombre des polythéistes."

Cette histoire, comme bien d'autres dans les livres sacrés, sont choquantes, si elles ne reçoivent aucune grille de lecture et sont prises à la lettre. La plupart des religions ont compris ce risque et leurs prédicateurs et théologiens ont abandonné une interprétation littérale. Hélas, pas tous. Certains en profitent pour s'arroger un pouvoir qui n'a rien de divin. Leurs prêches parviennent à fanatiser des esprits peu instruits en quête d'une identité qu'ils ne trouvent pas dans la laïcité d'Etats où l'injustice sociale les marginalise. Quand il n'y a aucun ciel sur terre, nous avons tendance à le chercher ailleurs. Bien plus qu'une réflexion théologique, nos sociétés ont besoin d'une justice humaine qui distribue plus équitablement les richesses tant matérielles que culturelles. Nous savons très bien que les Eglises recrutent essentiellement chez les pauvres et ceux qui culpabilisent d'avoir trop face à eux.

Je ne suis plus croyant depuis longtemps, mais je respecte ceux qui ont pu changer leur conception de Dieu et ont accepté de le descendre de son trône céleste où il serait en train de singer les rois et princes de la terre. Ceux-là, comme Abraham, ont compris que Dieu est certainement différent que celui qu'ils pensaient. Je ne peux exiger de tous de nier son existence mais au moins de changer de Dieu quand celui-ci les rend violents.

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23/02/2015

Elio Di Rupo tombe la chemise et le nœud papillon

 

di rupo col roulé.jpgAinsi donc, Elio, l'invité du dimanche de RTL, qui avait troqué le papillon pour le col roulé, trouve que son parti se porte bien. Revenant plusieurs fois sur le thème favori, répété par sa bien-aimée Laurette Onkelinx, de  la force des propositions PS, le sieur de Mons annonce parmi celles-ci un impôt sur la fortune  et la lutte contre la fraude fiscale! Alléluia! Le voilà enfin sur la même longueur d'onde du PTB. Ce parti qui depuis des années propose la taxe des millionnaires, un cadastre des fortunes et a dénoncé de manière précise les injustices fiscales, est pourtant affublé au même moment sur la RTBF de parti du "il n'y  qu'a"!  Par contre, le formidable président illusionniste n'hésite pas à bombarder un 8/ 10 au prestidigitateur Junger, devenu vierge à l'Europe après avoir bien caché les astuces de fuites fiscales dans son Grand-Duché de Luxembourg. Cherchez l'erreur…  Mais, il ne  s'arrête pas en si bon chemin. Il annonce l'ouverture d'un vaste chantier des idées, ouvert aux militants. Muselés par la nomenklatura du boulevard de l'empereur depuis des années, celle-ci ouvrirait donc enfin ses oreilles à une base qu'elle sent perdre de plus en plus. Nécessité électorale oblige. Le nouveau chantier devra, me semble-t-il, s'atteler d'abord à  dépolluer celui-là même sur lequel, notre ex-premier Di Rupo, a construit le vaste édifice libéral. Cette dépollution semble bien compromise  quand il place une Maggie De Block en tête du podium des personnalités présentées à classer, derrière un Kris  Peeters qui tente (fort mal, il est vrai) de limiter la casse antisociale NVA et Open VLD. La popularité de Maggie sur le terrain wallon ne peut évidemment échapper au courtisan électoraliste et fin stratège opportuniste du Chef rose pâle.

 

Le changement vestimentaire plus prolo d'Elio ne nous fera pas oublier son action bourgeoise en nœud papillon.  Bien éloigné de la classe populaire, celui qui dit son cœur saigné à la découverte des misères concrètes qu'il semble tout à coup découvrir aura du mal à nous convaincre qu'il a vraiment changé. Le paon et baron PS  se dit résistant aux attaques de ses ennemis et heureux de celles de ses "amis". Je le crois. Pourtant le sourire permanent et figé de cet homme, fort et doué  en communication, jalousant de façon très condescendante et sans le citer vraiment la force charismatique de Raoul Hedebouw, devenu tout-à-coup, selon lui,  le chouchou des médias, risque bien de se crisper un jour.  Qui donc, à part la vaste équipe alimentaire et les irréductibles clients de son parti, pourront encore croire longtemps aux duperies de ce loup de pouvoir devenu dans l'opposition berger bienveillant des brebis à qui il a légué une merde de pâturage?

 

Si Monsieur Di Rupo laisse tomber chemise et papillon, nous ne nous laisserons plus baisser la  culotte par ses belles et fausses promesses oratoires.

 

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22/02/2015

Démocratie grecque et européenne

quatremer.pngJe lis certains commentateurs opposer la démocratie grecque et sa demande d'une autre politique que celle d'austérité à celle d'une démocratie européenne, qui majoritairement l'impose. Les traités de l'UE seraient donc démocratiques? L’orthodoxie budgétaire et dogmatique de l'Allemagne imposée par Merkel est-elle plus démocratique que celle présentée par une Grèce exsangue? Ah la démocratie, quel grand mot, mis à toutes les sauces, suivant les intérêts des uns ou des autres!

L'Europe n'a rien d'une démocratie. Son pouvoir n'est en rien détenu ou contrôler par le peuple. Si son parlement, aux compétences d'ailleurs très restreintes, est élu, les décisions qui y sont prises dépendent d'une oligarchie composée de quelques grands lobbys financiers et sont contrôlées par une meute obscure de technocrates. Cette Europe n'est qu'économique. Outre un lobbying jouant de toute ses forces dans les couloirs, elle est guidée par des institutions internationales comme le FMI, l'OCDE, l'OMC, la Banque Mondiale qui n'ont aucune représentativité démocratique.

Lorsqu'un journaliste comme Jean Quatremer, dit spécialisé sur les questions européennes, ose affirmer que " la démocratie ne s’exerce plus de la même façon depuis que l’Union européenne existe", il oublie simplement de dire qu'elle ne s'exerce plus du tout. Mettre en balance celle exercée légitimement en commun par des gouvernements élus et celle d'un Alexis Tsipras, c'est oublier que ce dernier a bien été élu par une large majorité  des gens " d'en bas"  qui ont traduit le sens d'une démocratie solidaire dans les urnes. La démocratie c'est cela. Au-delà du dit légitime "parlementarisme", il oublie de dire que la série de compétences exercées en commun avec d'autres gouvernements sont peut-être "légales" mais pas "légitimes" comme il l'écrit. La légitimité appartient au peuple qui peut en décider autrement à tout moment. De plus, nous savons que le vrai pouvoir ne se situe pas dans les urnes. Alexis Tsipras répond à bien autre chose que des votes qui ont été accordés à son parti. Il tente simplement d'apporter en haut ce qui se passe en bas. C'est bien cela la démocratie.

L'interview de ce journaliste français dans LLB illustre une fois de plus le mauvais rôle que jouent les médias et les experts. Là ou un vrai débat devrait apparaître, ils apportent une caution de leur audience ou science sur les centres de décision et occultent la manière opaque et abstraite dont ceux-ci fonctionnent.  Ils oublient que la démocratie reste encore à acquérir!

 

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20/02/2015

Laurette Onkelinx ne manque pas d'air!

laurette.jpgAinsi la cheffe de groupe PS à la Chambre n'hésite pas à proclamer que «La démocratie est asphyxiée»! Tout cela parce que le gouvernement fédéral rejette tous les débats au sein du parlement. Comme si le parlement était l'unique centre démocratique. Un peu court, madame la baronne  du PS et de Lasne. Faut-il que vous soyez dans l'opposition pour comprendre que cet hémicycle n'a plus rien de l'agora démocratique, mais bien d'un salon où l'on cause entre oligarques bien nés et détenteurs d'un pouvoir qui se fout des électeurs qui ont et paient le velours ou cuir qui garnit le siège où s'assoient vos fesses que nous aimerions voir fesser pour les rendre un peu plus rouges!  Si vous  trouvez l’opposition comme « une opportunité de bousculer les idées, de prendre du recul », je ne puis vous conseiller que de vous joindre à la rue pour y mesurer le rejet que vous et vos amis ont bien initiés lorsqu'ils étaient dans la majorité.  Mais, suivant la stratégie de votre attache inconditionnelle au papillon  caméléon qui lancerait bientôt un grand chantier des idées, à défaut d'avoir travaillé sur celui de la justice sociale,  vous poursuivez l'erreur de vous présenter en vierge politique, après avoir ouvert le bordel dans lequel nous nous trouvons.  Mais de qui donc vous foutez-vous? L'oxygène de vos mandats ne va pas vous manquer, tandis que le nôtre de simple citoyen se pollue de plus en plus de vos blablas de parlementaire de pacotilles en recherche de nouvelles brillances oratoires dont une majorité de  gens éclairés n'y voit qu'un  miroir aux alouettes!

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