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17/03/2015

L'extrême droite française

 

le pen.jpgLa Marine Le Pen va certainement encore augmenter le poids de son parti chez nos voisins. Désolant, mais ainsi. Voilà à quoi les politiques européennes d'austérité mènent. Si je peux me réjouir du succès de la  fronde et des résistances grecques, le succès du FN sera tout autre chose. Il ne s'agit pas  ici d'une véritable résistance, mais bien de l'expression simpliste d'un ras le bol d'une classe populaire en quête de trouver un remède à sa misère grandissante, à la corruption des "grands" et à la stigmatisation de l'étranger.  L'explication est probablement plus complexe. A un moment où chacun va y aller de son explication, elle me semble pourtant pertinente. La politique de Hollande n'a fait que favoriser la montée du FN. C'est lui qui a amputé le plus le budget de l'Etat depuis bien des décennies. C'est lui n’a semblé n’être de gauche que pour ses positions sur l’éducation et le mariage gay. Son slogan du changement maintenant et d'une présidence normale s’est dissipé dans une politique fonctionnelle, insipide et résignée. Sarkozy n'a pas fait mieux en adoptant par pur opportunisme les thèses de l'extrême droite. La gauche comme la droite ont donc perdu leurs alliés

 

Contrer la progression du FN via son interdiction serait antidémocratique, tout en se rappelant qu'Hitler est aussi arrivé en ses débuts au pouvoir par le parlementarisme "démocratique"… Les "cordons sanitaires" n'ont jamais montré leur efficacité. Nous en avons un exemple chez nous avec la NVA avec qui aucun parti ne voulait gouverner. Le meilleur moyen de lutter contre un nationalisme outrancier,  reste  de convaincre qu'une autre politique est possible. Aux politiques à éclairer aussi les pistes que Marine Le Pen a l'art de brouiller par une rhétorique trompeuse.

 

Le succès probable du FN restera pourtant, du moins pour le moment, assez aléatoire. Celui qui connait un peu l'histoire sait qu'un vrai pouvoir ne peut s'exercer sans ce qu'on nomme " un appareil" de parti.  Le FN n'en n'est pas encore là.  Il n'a pas encore de véritable ancrage "institutionnel" de proximité, pas de figures vraiment connues à part celles des Le Pen.  Si c'est son objectif, cela est encore loin d'être évident, mais les résultats de ce dimanche risquent bien d'en ouvrir la voie.  Danger, danger!

 

08:27 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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