mik dupont UA-70672535-1

22/03/2015

Quand la malhonnêteté politique n'a plus de limite

départementales.pngQuand Sarkozy ose confondre les programmes politiques de l'extrême gauche à ceux de l'extrême droite en prenant comme argument la réjouissance de ces partis au succès de  Syriza en Grèce, la politique de ce gangster capitaliste  tombe dans l'ignominie, bien plus encore que la simple malhonnêteté intellectuelle. Il dépasse la crétinerie d'une Marine Le Pen qui brandit comme une victoire  éclatante une indiscutable stagnation électorale, mais plus encore un échec à son objectif de division et d'explosion de la droite. Avouons cependant que l'implantation de ce parti de merde est en voie d'enracinement.  Le bouillant Valls ne vaut pas mieux quand il déclare avec son pathos habituel sa satisfaction de voir un PS comme un rempart de la droite et s'érige en bouclier contre l'extrême droite. Mais de quelle gauche parle-t-il ? Celle de la politique d'austérité qu'il conduit? Ce calculateur ne sait que s'exciter contre le FN parce qu'il a besoin de voix ouvrières qui se perdent par dépit vers les slogans menteurs de la Le Pen qui valent bien les siens. Quelle tromperie aussi d'oser dire que la gauche reste majoritaire en s'arrogeant des candidats Front de Gauche, EELV, divers gauche et dissidents PS. Que dire aussi de la large médiatisation de commentaires restants uniquement branchés  sur le cliché d'une droite, d'une gauche et d'une extrême droite? Quelle pensée unique véhiculent donc tous ces dits experts politologues et sociologues?  Admettons malgré tout une déception de ne pas voir la gauche de la gauche augmenter de manière à gêner véritablement un PS devenu libéral. Autant j'aime Mélenchon, autant je trouve d'une part qu'il  tombe bien trop dans un narcissisme personnel et d'autre part que sa crédibilité reste, aux yeux de beaucoup,  entachée par le fait de son passé PS. Comment alors s'étonner du seul grand vainqueur de ces élections qui restent encore l'abstentionnisme. Ne tournons pas autour du pot. Plus de la moitié des Français se fout des joutes politiciennes, des luttes de bac-à-sable. L'important pour lui reste sa dégradation des conditions de vie. Par fatalisme, dépit ou ignorance, il ne voit plus dans les élections qu'un choix entre lard et cochon.  Il sait que la maigre citrouille que leur concède les palais des élus ne se transformera jamais en carrosse dans lesquels roule cette classe de nouveaux princes. Si le lien entre précarité (au sens très large) et participation électorale doit être nuancé, il n'en demeure pas moins important.

Et pour conclure, comment ne pas épingler une élection pour une nouvelle instance (départements), alors même que les compétences de celle-ci ne sont pas encore vraiment définies?  On nage dans le surréalisme.

22:34 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.