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31/03/2015

Alzheimer au pouvoir

alzeimer.pngLa gaffe du président tunisien pourrait prêter à bien faire rire. Dans un lapsus qui a provoqué l'hilarité des présents au musée bardo ( pas celui de Brigitte) , Béji Caïd Essebsi  se trompait de François et confondait Hollande et Mitterrand (mort en 1996)!  Dramatique  plus que comique de voir encore au pouvoir des personnalités qui aurait dû depuis longtemps prendre leur retraite. Comment ne pas se poser la question sur leur capacité à gouverner. Preuve, une fois de plus, que le travail des dits grands se fait par d'autres dans les coulisses obscurs d'une pseudo-démocratie. Mais ne chargeons pas trop le "pauvre" vieil homme. Il y a des "Alzheimer" bien plus graves. Comment ne pas penser à celui de Di Rupo, oubliant par le miracle de l'opposition, les mesures qu'il a préconisées ou du moins acceptées et qu'il ose, avec petit saignement de cœur, regrettés pour les combattre aujourd'hui.  Comment ne pas penser aux jolies joutes oratoires électorales d'un Michel et Reynders jurant ne jamais s'allier à la NVA, promettant haut et fort de ne jamais toucher à l'index. Sarkozy en France bat des records de perte de mémoire. La liste serait longue de tous ces politiciens atteints de troubles persistant de la mémoire.  A croire d'ailleurs qu'elle est très contagieuse cette maladie, au vu des électeurs qui, derrière l'isoloir, font encore confiance à tous ceux qui en sont atteints. Le remède indispensable d'une mise à l'écart de tous ces "oublieurs" semble bien compliqué à appliquer. Le déni de leur incapacité semble bien les protéger de tout traitement librement consenti. Les démocraties vont même jusqu'à leur créer des chambres d'expression où leurs délires se font applaudir. Nos parlements se transforment en cliniques pour amnésiques. On y voit gesticuler, blablater des patients en crise d'identité. L'incohérence entre paroles, actions, émotions trouve en ces hauts lieux de thérapie mode d'expression mais point de guérison. Je crains que la médecine de la populaire Maggy ne puisse débloquer la situation en y accordant nettement moins de fond! Bref, nous les couillons payons largement des soins pour des incurables du pouvoir bouffon.

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30/03/2015

Coup de gueule

arggg.jpgEt si nos gouvernements cessaient de nous les casser avec leur ajustement budgétaire et allait simplement les chercher dans la poche  bien garnies des actionnaires, des fraudeurs, des millionnaires et autres escrocs d'Etat en tout genre, serait-ce donc si compliqué, trop simpliste, trop populiste? Mais le peuple se tait, à part quelques milliers de voix qui s'élèvent contre la stupidité de l'austérité pour tous sauf de ceux qui la décrètent et d'autres qui visent comme boucs émissaires les "étrangers", les fainéants de chômeurs, les faux malades et les pourris grévistes. Ceux qui trouvent chouette la dame des énormes coupes dans les soins de santé. Ceux qui visent les petits assistés et s'agenouillent devant les grands. Oh, putin.. Les profiteurs du pouvoir, les traders, les spéculateurs et autres amateurs d'argent casino gagné sur la machine de l'exploitation ouvrière ont encore de quoi nous voler longtemps. Michel gardera son trône, Di Rupo sa rente populaire, Goblet sa grosse bourse syndicale, Nollet son vélo de luxe, Lutgen  son copieux jambon d'ardenne, Modrikamen son luxueux château, De Wever sa Porche avec chauffeur black, De Croo  et Tobback les gros héritages de papa,  etc., etc. pour ne citer que quelques seigneurs qui n'attendent pas la loterie pour  être scandaleusement riches! Et nous pauvres cons, nous lirons avec compassion le calvaire de Lacroix en quête de millions, celui de Jamar en recherche de milliards. Nous bénirons un Etat qui dépense trop, soi-disant, pour nos services publics et ne pas assez sur l'autel encensé de la compétitivité! Non, vraiment trop c'est trop. Il est plus que temps de ressusciter la solidarité et de sonner les cloches à tous ces prélats de l'austérité qui font de nous leurs acolytes en quête des quelques œufs qu'ils nous laissent encore bouffer!  

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29/03/2015

A propos de la grande parade et des élections en France

pârade.pngLe succès de grande parade de ce dimanche pourrait faire croire à une bonne et véritable conscientisation citoyenne. Indiscutablement, il  était bon de voir  la fusion des battants et une pluie qui l'était tout autant. Heureux aussi de voir une Flandre qui n'est pas celle des clichés que répandent des médias qui ne la présentent qu'à droite.  Mais, mais. A côté de ces milliers de citoyens, il en demeure des millions pour qui la politique reste seulement matière lointaine, inchangeable, désespérante, pourrie. Préférence est alors donnée à la résignation, souvent évidemment plus facile à pratiquer que la révolution!  Difficile de les condamner lorsque l'on voit, parmi les engagés sincères et déterminés, poindre  dans la foule  les têtes de Di Rupo, de Nollet et autres signataires des mesures contestées d'austérité. Voir Goblet pourrait être moins choquant si ce n'était son allégeance au PS. Mais voilà: la schizophrénie est devenue monnaie courante en politique! Comment expliquer une fidélité à ceux dont les actes ont trahi et trahissent encore leurs beaux discours.

Notre pays n'est évidemment pas le seul à poursuivre une forme d'attachement aux menteurs. Les résultats des départementales en France viennent confirmer l'amnésie de l'électeur. Vouloir Hollande out, quoi de plus normal au vu des résultats de sa politique. Croire en un FN "novateur" est évidemment aussi gros que de croire au retour du champion des menteurs qu'est Sarkozy. Autant je déteste ce que défend la crétine et malhonnête Marine, autant je ne peux lui donner tort lorsqu'elle parle de l'UMPS . Vrai que la politique menée par Hollande n'est que le prolongement de celle menée par Sarko qui, comme dit Rupo chez nous, promet une alternative. Et pourtant tout ce petit monde reçoit encore et toujours la majorité des votes!

Je finirai par croire à un large électorat con,  maso, fainéant, ignorant ou du moins amnésique ou alors simplement n'étant connecté à la politique que par ce que les médias véhiculent comme pensée unique ou comme objet de bonnes anecdotes peoples….

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27/03/2015

Le PS, le PTB et la classe ouvrière

trahison.pngEn lisant un article ( merci Claude)  de Bernard Pudal sur "L’ambition perdue du PCF" sur le site idée.fr et reprenant largement l'analyse de Julian Mischi dans son livre "  Le communisme désarmé", je me disais  qu'il n'y a plus en Belgique que le PTB-PVDA et quelques autres petits partis communistes,  qui ne s’éloignent pas des réalités ouvrières concrètes, de celles des chômeurs et des "exclus".

Membre sympathisant de ce parti, sans aucune implication dans sa hiérarchie, je ne peux que me réjouir de sa progression. Celle-ci est due, à mon avis, non seulement à sa lutte contre la pauvreté, mais aussi parallèlement à sa présence de plus en plus grande dans les entreprises, non seulement par des soutiens en raison de licenciements ou de fermetures, mais bien dans le quotidien. Le renouvellement formalisé du PS avec la FGTB et les mutuelles ne changera pas fondamentalement la conscience de l'abandon du PS de la classe ouvrière.  Ses inflexions  dans les programmes et gouvernances libérales sonneront un jour ou l'autre, comme le Passok en Grèce, une  chute vertigineuse.  

Tout n'est pourtant pas gagné pour le parti marxiste. En entrant dans des parlements et des communes, il doit veiller à ne pas tomber dans une logique de concurrence électorale. Ce risque existe parmi d'autres. Son programme d'une politique alternative résumé dans son "plan cactus" est extrêmement bien élaboré, concret, pragmatique, mais aussi, je l'ai déjà souligné très (trop) "keynésien". La lutte des classes s'y trouve mais en filagramme.  Vaincre la pauvreté dans les pays riches ne peut se résumer à l'exigence d'une taxe des millionnaires, aussi utile et urgente soit-elle ou à d'autres mesures capables d'endiguer une pauvreté grandissante dans le pays. La vraie défense de la pauvreté se fait essentiellement par la dénonciation de l'exploitation et son "explosion".

Le marxisme reste une méthode d'analyse et d'action plus actuelle qu'en apparence. Les temps ont pourtant changé. La classe dite ouvrière aussi. Elle s'étend aux intellectuels, enseignants ingénieurs, techniciens et cadres. Une ouverture sociologique du parti ne peut cependant pas se traduire par une mainmise des "penseurs" ou  d'"intellectuels" sur sa marche, son organisation, sa représentation.  C'est heureux et hautement symbolique de voir enfin siéger dans un parlement des  ouvriers. Le fait d'avoir placé Frédéric Gillot et Ruddy Warnier en place utile  va dans le bon sens.  Ces deux parlementaires font  bien leur nouveau boulot, sans quitter le terrain dont ils sont issus. Leur discours sonnent justes et vrais. Raoul Hedebouw et Marco Van Hees, sans avoir été vraiment ouvriers ont grandi dans les jardins de la lutte des classes. Cela se ressent et leur succès est à la mesure de cette fidélité. J'espère et veux croire que leur succès n'entraînera pas chez eux un  processus général de professionnalisation de la vie politique. C'est un autre danger. Il ne faudrait pas que, comme dans tous les autres partis,  les classes populaires finissent par être exclues de la représentation politique.

Le PS, mais aussi son syndicat et ses mutuelles se sont enfermés aujourd'hui plus que jamais dans la logique de survie de leur appareil. Ils ne sont pas les seuls. Le PTB se doit d'éviter cette logique tentante. Il doit poursuivre son action qui ouvre la voie à une représentation populaire en interne et externe. Cet enjeu ne sera facile, mais il indispensable à la crédibilité de ses objectifs.

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Alors Raymonde, on danse?

fripes.jpgNon seulement la presse de caniveau, mais celle qui est vue comme plus sérieuse n'a pas manqué de rajouter une couche pour salir la courageuse militante Raymonde Le Lepvrier qui avait osé dans notre siècle de violence jeté sans trop de délicatesse quelques cintres de fripes  pour tenter de faire fermer un magasin un jour de grève générale. Bien malgré elle, cela avait fait ce qu'on nomme aujourd'hui un buzz et déclenché une mini révolution et une grande vocifération parmi les vertueux attachés  à la liberté de travail. Bien vite oubliée par la volatilité de ce genre d'information plus anecdotique que symbolique, ne voilà-t-il pas  que notre Raymonde refait, de nouveau bien malgré elle, l'objet d'une nouvelle, bien que moindre, médiatisation. Sud Presse annonce, comme grande nouvelle exclusive découverte par elle, mais vite relayée par d'autres charognards,  la préretraite en automne de la femme par qui un scandale syndicaliste est arrivé. Mais pire, sans aucune preuve un peu étayée, la femme maudite des bien-pensants et faux-culs du boulot, prétexterait un état de mauvaise santé pour tirer sa révérence au monde du travail. Oh quel scandale!   Oyez, oyez, braves gens, damoiselles et damoiseaux, osez encore surtout sortir votre fiel contre les pourris grévistes qui veulent plus de justice sociale et surtout laissez courir les truands de la corruption, les seigneurs de l'évasion fiscale et les politiciens véreux. Trois fripes chiffonnées d'une enseigne qui n'hésite probablement pas à exploiter la vie d'enfants "couturiers" masqueront ainsi les revendications d'une journée de grève nationale.  Ainsi va notre société de consommation, soumise au "libre" marché de produits souvent merdiques qui financent largement par ses pubs la presse qui n'a plus comme opinion que de se faire du pognon par de basses émotions! Moi, je dis à Raymonde ne point s'en faire sur les vilains refrains de cette minable presse mais de plutôt danser en leur marchant sur les pieds! Alors Raymonde, je persiste et signe: On danse?

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25/03/2015

Un mélange amer d'actualités

 

drame.pngJe veux bien qu'il ne faut pas faire trop facilement des amalgames, mais avouons que le débat sur l'attribution ou non d'une dotation aux partis politiques devrait être moins important et polémique que les 517 millions d'euros de subsides que Duferco a reçu en une dizaine d'années via la FSIH, une société créée par la Région wallonne. Et que dire de ceux reçus par Mittal? Mais tout va mieux, selon Magnette et Marcourt. Que d'argent gaspillé pour des dits emplois. Comment tenir de tels discours quand un peu plus de 15 pc des Belges (15,1 pc), soit 1.652.000 personnes, vivent sous le seuil de pauvreté, selon le 5e annuaire fédéral en matière de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Poujadisme, me dira-t-on encore! Mais comment ne pas voir l'hypocrisie de Monsieur papillon rouge dont  les réformes entreprises par le gouvernement Di Rupo, toujours selon cet annuaire qui n'est pas un tract PTB, en matière de chômage n'ont pas amélioré la situation, avec un risque de pauvreté pour un chômeur isolé multiplié par six. Non Monsieur le professeur Magnette, changez votre inventaire et état des lieux avec des comparaisons de chaperon rouge. Vous ne savez d'ailleurs plus ce qu'est le rouge.Bref, comment alors ne pas s'étonner et se révolter que des sujets traitant du sort vital de milliers et milliers de personnes passent facilement à la trappe de médias plus friands de faits divers aussi dramatiques soient-ils?

 

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Est-ce le monde que nous voulions?

 

changer le monde.pngS'occuper de politique, c'est aussi s'occuper du monde. C'est aussi s'occuper de nous. Notre société façonne, souvent malgré nous, nos esprits et nos habitudes de vie. Pourtant, j'ai l'impression que beaucoup de personne veut échapper à cette prise de conscience, préférant le déni et la fuite dans les futilités de l'existence. Oh, les critiques de société ne manquent pas!  Elles restent hélas, sans engagement réel de changement. A la question du : " est-ce vraiment ce que nous voulons ? " , devrait s'ajouter celle plus personnelle encore de nos aspirations profondes afin d’être pleinement satisfaits de notre existence. Le poète roumain Mihai Eminescu disait : " la vie est un bien perdu pour celui qui ne l’a pas vécue comme il l’aurait voulu ".  Rares sont ceux qui à l'automne de leur vie n'émettent pas des regrets et auraient désiré vivre différemment si c’était à refaire. J'avoue, pour ma part, être heureux d'avoir eu une vie bien remplie que je ne regrette pas. Bien sûr, j'ai certains regrets, surtout ceux des souffrances causées aux autres et à moi-même, mais ils sont compensés par les bonheurs reçus et offerts. Je ne regrette surtout pas une longue thérapie qui a éclairé  d’une lumière nouvelle  qui j'étais et comment mieux vivre mes relations aux autres. Oser entendre ce que parfois nous aurions préféré ignorer est l'aide indispensable pour sortir de la routine habituelle qui nous englue  dans un ennui que nous tentons de fuir, mais qui nous revient vite.

 

Le "être soi" si souvent faussement revendiqué de nos jours est bien autre qu'un plaisir immédiat, qu'une espèce d'excitation d'existence par son reflet dans le miroir aux alouettes d'une société ou consommation rimerait avec  satisfaction.  Etre soi, sans  si situer dans le monde, sans s'en occuper, c'est comme s'embarquer dans un train sans voyageurs qui ne mène à aucune destination.  L'aventure de la découverte de soi ne peut se faire que dans la ponctuation d'expériences des autres.

 

Oser vouloir changer le monde, c'est oser quitter les rails de la routine quotidienne de notre égoïsme d'ennui pour parcourir avec d'autres celui qui, dans une aventure commune et solidaire,  mène à nous changer en changeant tout à la fois le monde!

 

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24/03/2015

On le savait, mais Marc Goblet confirme...

 

goblet et consorts.jpgNous le savions, mais aujourd'hui nous en sommes certains.  L'alliance sans réserve de  Marc Goblet au PS est une faute grave envers les travailleurs, autant d'ailleurs que celle de Jean-Pascal Labille.. La trahison de Goblet est bien confirmée, lui qui déclarait, il y a peu encore n'être point le bras armé du PS! J'avoue pourtant me réjouir de cette "clarté", plutôt que de laisser poursuivre le double jeu de ce syndicaliste appartenant au clan des parvenus.  La base syndicale réagira-t-elle à cette inféodation au PS? Nous verrons dans les semaines et mois à venir. Les affiliés aux mutuelles socialistes accueilleront-ils aussi avec bonheur une alliance aussi étroite?  Le PTB poursuivra-t-il sa prudence pour ne point déclarer cette action commune comme une vraie mise sous tutelle de délégués sous la coupe du seul PS?

 

Le lancement d'une " action commune" socialiste, n'est d'ailleurs pas une nouveauté.  L’Action Commune socialiste a toujours été le pilier socialiste qui s’est établi dans la société belge depuis la création du Parti Ouvrier de Belge. Celui-ci, il est vrai s'est fortement'effrité au vu d'un PS pratiquant au fil du temps une sociale démocratie très semblable au libéralisme qu'il affirmait et affirme toujours combattre.  L’Organisation syndicale, la Mutualité et les Sociétés coopératives dont la Prévoyance sociale (actuellement P&V) avait perdu de leur cohérence, en ne suivant plus aveuglément la discipline d'un PS au pouvoir. Ces différentes branches perdaient petit à petit leur base, dégoutée par le divorce entre le discours PS et son action gouvernementale.

 

L'habile et intelligent Di Rupo, maintenant dans l'opposition,  veut siffler la fin des incohérences et des dissensions. Pas dit qu'il va réussir. Alors que les statuts du PS prévoient explicitement que les fédérations doivent organiser leur concertation avec les membres de l’Action commune, celles-ci ne le faisaient pas toujours. Voir Goblet au côté de Labille et de Di Rupo n'a rien de surprenant puisque  les deux liégeois avaient donné l'exemple d'une action commune et structurée qui avait conduit  à la rédaction d’un programme commun en vue des élections communales. La stratégie de Di Rupo est donc bien de multiplier partout l'exemple liégeois. Profitant de l'opposition au niveau fédéral, le " maître"  a l'opportunité  de fortement amoindrir les tensions qui étaient inévitables  lorsque le PS participait à  la majorité gouvernementale et se disait obligé de prendre part à l’adoption de décisions antisociales qui aujourd'hui font saigner le cœur du Seigneur du boulevard de l'Empereur!

 

Mais comment encore croire en cet habile communicateur qui aujourd'hui jure que ce qui importe au PS, ce sont ses militants?  La ruse est grosse. Elle ne sert qu'à se réapproprier à moyen terme le pouvoir pour le pouvoir.  Le travail de reconstruction à faire par rapport à la confiance perdue tant chez certains militants du PS que de la FGTB apparaitra très vite comme un bâtiment en trompe l'œil. Du moins sur un électorat et militantisme éclairés.  C'est en tout cas mon espoir.

 

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22/03/2015

Quand la malhonnêteté politique n'a plus de limite

départementales.pngQuand Sarkozy ose confondre les programmes politiques de l'extrême gauche à ceux de l'extrême droite en prenant comme argument la réjouissance de ces partis au succès de  Syriza en Grèce, la politique de ce gangster capitaliste  tombe dans l'ignominie, bien plus encore que la simple malhonnêteté intellectuelle. Il dépasse la crétinerie d'une Marine Le Pen qui brandit comme une victoire  éclatante une indiscutable stagnation électorale, mais plus encore un échec à son objectif de division et d'explosion de la droite. Avouons cependant que l'implantation de ce parti de merde est en voie d'enracinement.  Le bouillant Valls ne vaut pas mieux quand il déclare avec son pathos habituel sa satisfaction de voir un PS comme un rempart de la droite et s'érige en bouclier contre l'extrême droite. Mais de quelle gauche parle-t-il ? Celle de la politique d'austérité qu'il conduit? Ce calculateur ne sait que s'exciter contre le FN parce qu'il a besoin de voix ouvrières qui se perdent par dépit vers les slogans menteurs de la Le Pen qui valent bien les siens. Quelle tromperie aussi d'oser dire que la gauche reste majoritaire en s'arrogeant des candidats Front de Gauche, EELV, divers gauche et dissidents PS. Que dire aussi de la large médiatisation de commentaires restants uniquement branchés  sur le cliché d'une droite, d'une gauche et d'une extrême droite? Quelle pensée unique véhiculent donc tous ces dits experts politologues et sociologues?  Admettons malgré tout une déception de ne pas voir la gauche de la gauche augmenter de manière à gêner véritablement un PS devenu libéral. Autant j'aime Mélenchon, autant je trouve d'une part qu'il  tombe bien trop dans un narcissisme personnel et d'autre part que sa crédibilité reste, aux yeux de beaucoup,  entachée par le fait de son passé PS. Comment alors s'étonner du seul grand vainqueur de ces élections qui restent encore l'abstentionnisme. Ne tournons pas autour du pot. Plus de la moitié des Français se fout des joutes politiciennes, des luttes de bac-à-sable. L'important pour lui reste sa dégradation des conditions de vie. Par fatalisme, dépit ou ignorance, il ne voit plus dans les élections qu'un choix entre lard et cochon.  Il sait que la maigre citrouille que leur concède les palais des élus ne se transformera jamais en carrosse dans lesquels roule cette classe de nouveaux princes. Si le lien entre précarité (au sens très large) et participation électorale doit être nuancé, il n'en demeure pas moins important.

Et pour conclure, comment ne pas épingler une élection pour une nouvelle instance (départements), alors même que les compétences de celle-ci ne sont pas encore vraiment définies?  On nage dans le surréalisme.

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La maladie politique

malade4.pngJe me souviens d'un livre des années 70  au titre évocateur de " Ces malades qui nous gouvernent". Il s'agissait avant tout de maladies physiques, voire psychique de grands gouvernants. Elles atteignent certainement encore aujourd'hui de hauts dirigeants. Mais plus grave, il y a une maladie bien plus discrète et pernicieuse qui atteint la classe politique. Celle qui s'accroche au pouvoir. Elle dévore les idéaux de départ, renie la solidarité des camarades. Elle se fait l'alliée du chancre capitaliste. Elle éteint la flamme altruiste pour se fondre dans l'égoïsme des privilèges et l'appât de la fortune. Certains parviennent encore à y échapper, mais ils sont de plus en plus rares. Le diagnostic de cette maladie est relativement simple à établir. Il suffit d'analyser quelques symptôme, tel que celui du langage  formaté et répétitif de slogans qu'on finit par croire comme vérités. Ils courent, ils courent ces slogans, pareils à ceux  bien maîtrisés des entreprises de markéting: "  Les salaires sont trop élevés, il faut être compétitif, indispensable austérité pour réduire la dette, etc, etc…".  Hélas et dramatiquement les conséquences de cette maladie sont devenues de plus en plus grave pour nous, simples citoyens. A nous donc de nous ériger en médecins pour mettre en quarantaine ou en incapacité de travail  les tenants de cette maladie du pouvoir!

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