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03/04/2015

Steve Stevaert: une leçon politique

stevaert.jpgLe suicide tragique de Steve Stevaert révèle combien le jeu politique peut être dangereux. Devenir trop vite une étoile dans ce monde de requins rime souvent avec étoile filante. L'ascension et la chute se font souvent voisines. Le peuple brûle vite ce qu'il a adoré. Le pouvoir peut vite aussi vous entrainer dans les cieux éphémères des affaires et corrompre un idéal noble de départ. Preuve, encore illustrée ici, qu'il ne suffit pas d'être bon orateur, bon communicateur et homme de terrain pour tenir longtemps debout dans des aéropages où  règnent de toutes parts les fausses amitiés, y compris parmi les vôtres. On ne vous épargne que lorsque vous disparaissez. Preuve aussi qu'un trop grand personnalisme politique ne suffit pas pour assurer un succès durable à un parti. Le métier politique est prégnant, quoique nous en pensions. Il faut être en permanence au four et au moulin. Comment s'étonner alors que la pression permanente entraine la levée d'une marmite en constante ébullition dans les vapeurs d'excès et de perversions divers? La maladie de la popularité, du fric, des honneurs et privilèges entraine souvent celle de plaisirs immédiats, factices, voire pervers. Cet homme a tiré sa révérence avant que nous ne sachions réellement si son accusation relevait de la vérité ou d'autres intérêts. Triste, dramatique pour lui et les siens. Il restera donc toujours présumé innocent. La vie publique aura eu raison de sa vie privée. Bien d'autres drames humains mériteraient certainement plus d'attention, mais il faut, je pense, retenir de celui-ci que nous portons tous une certaine responsabilité dans notre appétit de voir des hommes briller en ignorant trop que cette brillance peut tuer. Notre intérêt politique doit être autre chose  qu'une focalisation sur des hommes. Il se doit d'être essentiellement branché sur des idées, des programmes et les résultats concrets du pouvoir dans le quotidien des citoyens.

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