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10/04/2015

La maladie de la politique et du pouvoir

pouvoir.jpgEn regardant hier les émissions intéressantes de  "complément d'enquête", qui dressait un portait sans concession sur le FN, puis celles de "doc interdits"  sur le président Sarko et Kadahafi,  suivie  de celle sur Delanoë libéré, il y avait de quoi s'interroger sur la marche du pouvoir politique. Nous pouvions, une fois de plus, nous rendre compte que ce qui se joue dans les couloirs de la "haute" politique ne ressemble en rien à ce que les tribuns nous livrent dans leurs communication médiatiques, leurs  meetings et autres déclarations publiques. De quoi donner le vertige qui fait vomir.  Le crétin d'opportuniste de Sarkozi n'avait finalement rien de très différent avec  la famille Le Pen. Des vrais truands du peuple que fondamentalement  ils méprisent.  Seul l'ancien maire de Paris semblait ne pas être tombé dans les pièges du pouvoir et avoir échappé au cynisme des autres. Un cynisme crasseux qui fait que l'être humain se résume à une simple machine de petits et grands profits personnels, soumise à un orgueil aux conséquences terribles pour le sort entier de populations ignorantes qui acclament puis brûlent des leaders adulés puis hais. Nous savons évidemment que la politique n'est pas affaire de bisounours, mais de là à constater les luttes nauséabondes entre ennemis ou amis politiques, il y avait de quoi s'effrayer et se révolter. Des images de la vie publique et personnelle de ces grands malades démontraient que leur rapport à la politique au pouvoir peut mener jusqu'à des guerres où le peuple trompé devient chair à canon.  Point besoin de thèses complotistes ou conspirationnistes pour comprendre les rouages d'un capitalisme ou d'un totalitarisme qui mènent le monde à sa destruction à partir d'enjeux purement financiers qui s'accommodent de bafouer allégrement les droits fondamentaux de l'homme.  Les porteurs d'humanité dans les rangs politiques doivent être très rares. Emportés dans des décors de prestiges, entourés de courtisans voraces, friands des honneurs et grisés par des challenges de popularité, les hauts dirigeants ne sont plus que des malades drogués par un opium populaire qui les veut sur la plus haute marche d'un podium de tricheurs.  Une fois de plus, tous ces reportages éclairaient l'enfumage des discours officiels. Alors que nous savons la défiance que nous devons en avoir, ces élites parviennent encore à se faire soutenir et élire.  Nous qui avons l'œil clair et juste pour condamner les régimes autoritaires, notamment arabes, nous semblons l'avoir nettement moins pour nos régimes dits démocratiques.  Quand comprendrons-nous que les changements de leaders ne sont qu'illusion? L'histoire, d'hier et d'aujourd'hui encore, nous montre le désastre des phénomènes sociaux politiques et géopolitiques traités par le prisme religieux, mais masque probablement trop celui créé par les malades laïcs du pouvoir.  Les zones d'ombres que révélaient ces émissions d'hier me confortaient dans ma conviction que changer les hommes au pouvoir ne sert à rien.  Notre lutte de changement doit se faire au niveau du changement d'un modèle économique.  Celui du capitalisme, autant que celui des totalitarismes qu'ils soient religieux ou laïcs, nous ont mené à l'injustice, à la pauvreté des masses et aux guerres.  Il est temps d'oser un nouveau modèle communiste capable de respecter les libertés individuelles, d'empêcher les cultes de la personnalité et les dérives d'un collectivisme aveugle. Les malades du pouvoir que nous critiquons, tout en les maintenant,  ne sont peut-être pas si différents de nous. Ils répondent à une économie que nous chérissons, celle basée sur des besoins fabriqués. Celle qui court à la croissance dans le seul but de la croissance!  Celle ou le succès est mesuré seulement en termes d'argent, de reconnaissance et de carrière professionnelle au sommet. C'est cela le modèle capitaliste. Il nous entraine pourtant dans le vide tant d'un point de vue financier que d'un point de vue écologique. Autant savoir!

10:53 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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