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11/04/2015

Le bel esprit de famille en politique

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Les congratulations de Lutgens envers Wathelet le partant révèle, encore une fois, combien il faut être faux-cul en politique. Car ne nous trompons pas. Les  vrais ennemis en politique ne se trouvent pas dans les partis adverses, mais bien au sein même de leur " grande famille". C'est en son sein que s'exercent les luttes fratricides.  La passionaria Milquet, ancienne grande prêtresse du cdH , pourtant très liée à Melchior, avait mal digéré l'échec électoral du cdH à Bruxelles. Le bouc émissaire, à tort ou à raison, était tout trouvé:  Wathelet avec sa mauvaise gestion des vols au-dessus de Bruxelles.  L'insulte fut publique. Elle lâche sur Télé Bruxelles : "Sans l’erreur de Wathelet, on partait gagnant."  L'orgueilleux "fils de" digère mal l'attaque. C'est d'abord l'essai de revanche  qui prime. Dans le giron du patron, il lance un dilemme qu'il aurait dû savoir pourtant perdu d'avance. C'est Milquet ou lui… Celui mis en selle par Joëlle l'a sans doute consolé. Mais aux bonnes paroles de consolation suit la réponse en acte qui tue. La bruxelloise sera ministre et le verviétois devra se rassoir sur le simple siège de député. C'est le suicide annoncé du prétentieux. Ainsi va la vie politique. Ingrate. Il devait le savoir. Il faut  se plier sans rompre. Il aurait pu prendre conseil chez Reynders. Le roquet bleu a bien dû se plier à l'ascension de son frère ennemi Michel. Mais Reynders avait un clan avec lui, contrairement à Wathelet. Il était incontournable. Battu pour un poste de commissaire européen, par une entourloupette de Peeters, Michel  se voyait obligé de lui offrir le non-négligeable et prestigieux  poste de ministre des affaires étrangères. Voilà qui offrait en plus au futur premier l'opportunité de voir son ennemi voyager plus à l'étranger que sur les plates-bandes de son nouveau jardin.  Et oui, la petite histoire en politique peut souvent se mélanger à la "grande". Les rivalités internes dans les partis est impitoyable. C'est du Dallas. Sous le feu de l'amour des idéaux brûle toujours celui de l'arrivisme qui consiste à embrasser habilement  jusqu'à étranglement ceux qui risquent de nuire à votre avancement. Les militants, eux, souvent aveugles, vénèrent ceux qui gagnent, abandonnant vite les perdants. Mais au-delà de l'anecdotique, le "reclassement" du sieur Wathelet pose le problème bien plus important des conflits d'intérêts. En déclarant vouloir améliorer la mobilité entre les entrepreneurs et les hommes et femmes politiques, le droitier Wathelet, approuvé dans sa démarche par Lutgens, confirme la collusion entre le monde des affaires et la politique.  Exit la défense des petits électeurs travailleurs. La servilité aux entreprises est plus rentable, qu'on soit assis ou pas sur les sièges d'un parlementarisme qui n'a plus rien de démocratique. Les grandes familles qui gèrent l'or viennent toujours au secours de celles qui consolident et augmentent leur magot!

 

09:16 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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