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13/04/2015

Conflits d'intérêts

 

conflit.jpgLe départ de Wathelet pour le privé,  les révélations sur Kubla et Duferco, l'avocat De Deker et la naturalisation du milliardaire russe, ne sont que quelques exemples révélateurs de conflits d'intérêts pouvant exister entre  être défenseur de l'intérêt commun tout en étant payé pour défendre des intérêts particuliers.  Comment savoir si un parlementaire influent a agi dans l'intérêt de l’État ou pour des intérêts particuliers? Il faut, en tout cas, exiger une transparence à travers, par exemple, une connaissance de leur patrimoine avant et après mandat. Mais pas encore certain que cela soit une garantie totale. Cela étant  l' avantage d'une  transparence serait, en autres,  de mettre fin à l'hypocrisie de certains discours politiques qui culpabilisent le "pauvre"  assisté social alors que la grosse assistance sociale du mandataire lui fait remplir les poches grâce à son rôle d'influence. Ceux qui font l'éloge du travail ne sont souvent que des fainéants rentiers  qui sont les vrais assistés sociaux. Il faut être naïf pour croire encore  que les grandes fortunes sont  le fruit du travail. Comment croire aussi  à une espèce de philanthropie des grosses entreprises  qui recrutent ou aident à placer des élus ou anciens élus?  Comment croire à leur défense des intérêts d'un pays quand ils siègent dans leurs conseils d'administration,  perçoivent les intérêts des actions prioritaires, délocalisent à tour de bras, pour enrichir les actionnaires dont ils font partie. L''exemple de feu Jean-Luc Dehaene ou aujourd'hui de Guy Verhofstadt illustrent bien ce type de conflits d'intérêts. On ne me fera pas croire que ces "nantis" se préoccupent de notre sort,  qu'ils vont cracher dans la soupe et aller contre leurs intérêts. Je ne demande pas que tous les parlementaires soient pauvres ( la pauvreté ne donne pas un certificat d'honnêteté) , mais qu'au moins ils évitent de se mettre dans des situations où les conflits d'intérêts peuvent jouer.  La transparence sur  leurs activités extraparlementaires qui peuvent occasionner d'éventuels conflits d'intérêt devrait être nettement mieux établie. Et que dire aussi du système de retraite très privilégié dont ils jouissent?  Que dire aussi du carriérisme politique? Comment encore avoir une notion du monde réel quand on a siégé 20 ou trente ans dans la bulle parlementaire? Mais attention, ne tombons pas dans le piège du "tous pourris". Ce qui est pourri n'est autre que le système capitaliste. Plutôt que les hommes, c'est lui qui doit surtout changer. Le totalitarisme communiste n'a pas mieux réussi. Les milliardaires chinois se multiplient, alors que ce pays est  toujours officiellement gouverné par un système politique communiste régnant largement sur une économie ouverte au capitalisme.  Nous ne transformerons pas la société capitaliste ou communiste par un miracle soudain, mais bien par une longue marche non seulement contestataire, mais constructive et créatrice d'une économie qui se doit d'être au service de l'homme et pas l'inverse. C'est dans la résistance sociale que nous trouverons les armes et les balises nécessaires au changement.

 

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10:58 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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