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14/04/2015

A propos de Manuel Valls et de Jean-Marc Ayrault sur FR3

 

Valls.jpgFR3 présentait hier deux reportages bien différents. L'un sur Valls et l'autre sur Ayrault.  Les deux angles de vue étaient pour le moins très différents. Tout d'abord, celui de Valls. Le pédant. Franz-Olivier Giesbert, que je ne sais voir, ni entendre, restait fidèle à son esprit de courtisan faux-cul du pouvoir. Ses longues tirades ont certes du style, mais toujours avec une espèce de complaisance à voir simplement l'homme en oubliant  son action. C'est toujours vu sous un angle people de luxe, avec un brin d'arrogance qui peut faire croire à une objectivité qui n'est que de la mise en forme communicative. Ce journaliste voue un culte à l'image de l'homme fort, bravant le peuple et s'arrogeant la science de la vérité pour l'imposer à tous. Lui  qui a dit que " Nicolas Sarkozy, le président sortant, a été « très bon", ne pouvait en filigrane que mettre en valeur le "matador" du PS qu'est le premier ministre actuel des français. Son reportage me prouvait, en tout cas, que Valls n'a de sincérité que son carriérisme politique qu'il construit sur une contestation interne du socialisme, portée à l'extérieur et qui offre ainsi un large champs de ralliement. Son social-libéralisme, sa laïcité et  sa politique sécuritaire relèvent d'une habile stratégie qui ne repose sur aucune vision de société, mais uniquement sur une ascension personnelle. Ce dit fou de la France, n'est fou que de lui-même. Comme Sarko, ce qui compte est d'arriver au sommet. Il sait que cela  repose essentiellement sur la communication déguisée en fausse action.  Pour arriver un jour à la présidence de la République, il joue le jeu de la parole "vérité", sans langue de bois, mais avec une langue qu'il sait plaire à la masse qui se laisse piéger par son discours oscillant entre gauche et droite. Ce portrait que j'ai trouvé nauséabond  aura certainement été perçu, comme Franz-Olivier Giesbert le souhaitait: une mise en valeur de l'homme qui n'a de gauche que son appartenance opportuniste au PS.

 

L'autre portrait,  à la fois intime et politique de Jean-Marc Ayrault par sa fille Elise, était bien plus attachant. La subjectivité d'une bienveillance de la fille pour son père n'empêchait de voir celui-ci sous un jour plus humain. Le voile un peu levé sur les coulisses de la politique nous montrait que les rapports qu'entretiennent les hommes politiques du sommet de l'Etat sont cruelles, parce que basées sur une course bêtement électorale, bien plus que le sort de la population. Ayrault, avec sa bonhommie, sa  demi-humilité et sa fidélité malmenée par Hollande en sortait grandi.

 

Ces deux émissions nous ont encore fait voir un triste spectacle. Celui de cette espèce de confrontation entre images officielles et plus intimes, entre discours et action, entre débats de fond et communication; entre vision de société et carriérisme politique. De quoi être encore un peu plus dégoûté de la politique pour laquelle nous ne sommes que les pions qu'actionnent les hauts responsables de la nation.

 

00:49 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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