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15/04/2015

Dans la vie, il n'y a pas que le foot, le shoping et la politique!

bonheur10.jpgUn ami me faisait remarquer, avec raison, que je parlais trop de politique. Vrai que la vie ne peut se résumer à la "chose publique", même si celle-ci  influence largement notre vie privée. Nous aurions sans doute tort de croire que notre bonheur relève de la politique, en tout cas dans ce qu'elle a d'événementielle, comme je soulignais dans mon post précédent.  L'augmentation du niveau de vie ne garantit pas sa réussite.  La course à la consommation, au shoping, ne permet pas nécessairement d'augmenter notre bonheur et notre épanouissement. Le mieux-être n'égale pas le "mieux-avoir". Si la consommation personnelle conditionne nos relations personnelles et sociales, c'est foutu! Sa course, loin de  satisfaire nos besoins risque bien de les exacerber. Arrêtons-nous une minute pour faire un peu le point.   Combien de nous ne trouvent-ils pas que la vie est stupide, aspirent à une vie qu'ils ont difficile de trouver?  La politique ne peut combler tous nos manques. Quel est au fond le rapport entre nos aspirations personnelles et celles de voir plus de justice distributive?  Y-a-t-il ingérence de la politique dans la question de notre bonheur?  Chacun ne définit-il pas son chemin de bonheur? Peut-être. Mais quand je rencontre des jeunes et moins jeunes sans boulot, des travailleurs angoissés par une interrogation sur leur pension, des personnes en quête d'un logement décent, des parents paniqués par la scolarité difficiles de leurs mômes, des gens malades qui ne peuvent bien se soigner, comment oser leur dire " soyez heureux"! Qu'offrir à tous ces gens?  Le foot ou la disco  valent  probablement mieux pour oublier la misère que la drogue… Et si nous les branchions un peu plus politique.  Car, ne nous méprenons pas. Si la politique ne peut créer notre bonheur, elle peut en tout cas en lever quelques obstacles. Si nous prenions d'ailleurs mieux conscience de son implication dans notre quête de bonheur, nous nous intéresserions et nous y impliquerions bien d'avantage.  Si elle ne peut nous apporter le bonheur, elle peut et devrait en créer les conditions.  Parler d'ordre, de liberté, de croissance économique, d'égalité, n'est-pas, quelque part, faire référence à notre bonheur?  Ce qui peut paraitre vague ne l'est pas. Si le bonheur ne se trouve pas dans une augmentation de croissance, il en dépend. Moi, je veux bien me contenter du minimum, soit avoir de quoi me vêtir, me nourrir, me loger, mais si le bonheur ne se  résume qu'à mes besoins primaires comblés sera-t-il suffisant à me sentir bien, épanoui et ouvert aux autres?  Je ne demande pas de posséder tous les gadgets qu'on me présente comme un surplus de bonheur. Non, je demande  simplement de ne pas devoir me priver de l'essentiel primaire pour pouvoir trouver plaisir et bien-être  dans un "accessoire" utile à mon besoin de culture, de partage, de création, d'expression, de réflexion. Ce que je demande aussi est la certitude d'être bien soigné, si je tombe malade; d'avoir de quoi vivre si je n'ai plus de boulot. Alors bien sûr que cela ne fait pas mon bonheur. En attendant, je vois bien que les conditions du bonheur, y compris du mien, sont drôlement liées aux conditions sociales et économiques.  Si  la définition du bonheur reste terriblement subjective et très irrationnelle, il n'empêche que de me n'intéresser qu'au foot, au shoping, à mon petit jardin, à ma petite culture, à mes petits loisirs, à mon chien ou à mon chat, sans prendre au moins conscience des interactions  et des interférences constantes de la politique équivaudrait à ne point s'occuper de mon bonheur,  ni à celui du voisin! Je ne suis pas non plus de ceux qui pensent et pratiquent l'explication des évènements  par mes expériences personnelles. L'espèce, parfois agréable, de strip-tease, m'apporte peu de satisfaction. Par ailleurs, ce genre d'exposition a peu d'influence sur le cours des choses, sauf si cela entraine  un élan collectif. Voilà pourquoi, je parle sans doute beaucoup de politique, même s'il n'y a pas que cela dans vie.  Si le bonheur n'est le même pour tous, ses conditions sont bien plus communes qu'en apparence.  Zut alors, moi qui voulait parler d'autre chose!!!

12:19 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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