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20/04/2015

Faire du social, ce n'est pas augmenter les aides, c'est créer de l'emploi

Résultat de recherche d'images pour "louis michel"  Le père de notre premier Ministre, dans sa posture habituelle d'homme d'Etat qui l'a très bien aidé dans l'assistance, reprenait encore hier son refrain sur le libéralisme social. Comment ne pas être d'accord avec lui sur le fait que ce nous attendons n'est pas un système d'aide mais bien d'emploi. A condition, bien entendu, que les emplois soient autres que précaires et mal payés. Pour ce faire, le Sieur Louis compte en tant que bon libéral sur la fameuse compétitivité créatrice de richesses. Or, voilà bien ( ce qu'il n'est pas censé ignorer), que c'est cette  fameuse compétitivité qui entraine le chômage et la pauvreté.  C'est encore elle qui crée bien la richesse mais la laisse aux mains de ceux qui délocalisent, jouent leur fric au casino de la bourse et le place dans les paradis fiscaux. C'est ce système qui prive l'Etat d'investir dans des secteurs publics dignes de ce nom et créateur d'emplois. Il oublie de dire que la richesse existe bien. Il en est d'ailleurs détenteur via un système d'assistanat politique qui l'a largement rétribué pour défendre non les citoyens ordinaires mais bien une caste privilégiée dont il n'a été qu'une marionnette belge et européenne.  L'alliance libérale n'est point celle faite avec le peuple, mais bien celle avec le monde financier et particulièrement les multinationales. Le caractère du social dans le libéralisme ressemble fort à une participation dans les nouvelles fêtes de charité que sont les shows médiatiques de récoltes de fonds pour les laissés- pour- compte fabriqués par ce même libéralisme. C'est l'art libéral de laisser aux petits indépendants les miettes du commerce en gros des Colruyt, GB et Cie! Le plus terrifiant est que ce discours marche. Que les curés du libéralisme continuent à remplir leurs luxuriantes églises de fidèles grugés  par des sermons sur la grandeur miséricordieuse et généreuse du seul dieu capitaliste qui promet le paradis en maintenant l'enfer économique. Amen. Nous boufferons tous la merde de Monsanto, nous meublerons en kids  chez Ikea, boirons la Jup de Anheuser-Busch-Inbev, nous habillons chez H&M, regarderons le The Voice et danse avec les stars de chez Coca-cola, donnerons notre obole à Télévie, remplirons les salles de Kinépolis,  lirons Paris Match et Sud Presse, frapperons les pavés de la contestation de nos chaussures carterpillar ou brantano, polluerons l'air avec notre VW amie de Merkel et le comble des combles voterons pour ceux qui savent encore aller chez le petit épicier du coin, s'acheter sacs, frocs chez Vuiton et Dior, Porche chez Merkel, Chaussure chez Gucci! La messe sera ainsi dite et Michel gardera ainsi sa mitre et sa crosse de grand berger du libéralisme dit fraternel et compatissant.

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