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24/04/2015

Médias d'opinion et médias de soumission

manipulation.pngJ'ai lu hier l'excellent  interview de  Jérôme Jamin  dans le  Vif/L'express,  sur la manipulation en politique. Interpellant de voir combien nos médias peuvent être façonnés par les industriels ou les forces politiques.  L'exemple de TF1, racheté par Francis et Martin Bouygues, démontre bien combien ces géants de la construction avaient compris  qu'ils devaient composer avec les élus locaux pour faire prospérer leurs affaires. Point  besoin d'enveloppes sous table pour corrompre.  Un passage au journal de Claire Chazal suffit pour envoyer des signaux en faveur de telle ou telle personnalité. Toutes proportions gardées, dit-il,  le cas des dirigeants de la RTBF qui ont mis longtemps à accepter la présence de Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, illustre bien aussi le poids des forces politiques pour empêcher qu'un nouveau parti émerge. Voilà qui signifie bien, comme le souligne le politologue, tout le côté obscur d'une manipulation s'avérant souvent payante. Dans ce contexte, nous pouvons, pour le moins,  nous interroger. L'influence que nous subissons par des médias qui se disent neutres, mais distillent  soit une idéologie dominante ou encore celle qui nous prend pour un simple consommateur, bien plus qu'un citoyen à éclairer, est omniprésente. Il en va  de même pour la presse soumise indirectement par des grands magnats du monde des affaires. Nous sommes à mille lieux d'une" Libre Belgique" catholique et conservatrice, d'une" Cité" démocrate chrétienne ou encore du "Peuple", journal socialiste et dont Modrikamen a osé reprendre le titre. Inquiétant de voir un Stéphane Moreau, bourgmestre PS, prendre la tête de Tecteo (VOO) et poursuivre avec boulimie l'acquisition d'intercommunales.  Comment voir dans ces acquisitions la moindre marque socialiste alors que son comité de direction n'est qu'un savant mélange de politiques et de personnalités recrutées dans le privé? Nous voici de plus en plus soumis à une pensée à travers une information que nous prenons comme le reflet d'une réalité, alors qu'elle n'est que le fruit de jeux ambigus de pouvoir, de stratégies et de calculateurs? A nous de ne pas tomber dans ce panneau. Prenons-nous assez  conscience de toute cette influence dans notre façon de penser et d'agir? Ne nous croyons pas au-dessus de cette influence, comme la ménagère jurant ne point être influencée par la pub, alors qu'un produit sans celle-ci, ne se vend plus. Pourquoi  les industriels paieraient-il autant un flash de quelques secondes sur écran?  Pourquoi un politicien sans passage médiatique a-t-il  peu de chance de faire un score électoral? Restons donc bien éveillés et critiques.

 

 

08:08 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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