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30/04/2015

Il est fort Elio

Di RUPON14.jpgIndiscutablement notre bien connu et toujours populaire machiavel au papillon rouge a le sens de la communication. Invité du Jeudi en prime de notre chaine francophone  PS-MR, le vieillissant dandy de Mons a pu déjouer habilement les escarmouches toujours aussi banales et peu branchées sur un débat de fond des deux piteux journalistes RTBéens.  Elio connait bien la technique manipulatrice qu'il emploie avec brio.  Se présentant encore et toujours comme le seul interlocuteur crédible dans son rôle actuel d'opposition, le président du  PS a diabolisé le MR, tout en lui tendant la main du bon démocrate. Se plaçant au- dessus de la mêlée  des "petites" bagarres internes au sein d'un parti ayant remplacé la lutte des classes par la luttes des places, le seigneur des manants parvenus a tenu à leur rappeler son "je" qui fait et défait les ministres. Les voilà prévenus!  S'écartant de ceux qui à l'élysette ou ailleurs tentent de fustiger le PTB, il y a évité cet écueil par un compliment empoisonné à Raoul Hedebouw en qui il voit un grand professionnel de la politique qui aurait bien sa place au PS! Habitué à la personnalisation du pouvoir, il a sans doute zappé la réalité bien collective du terrain au PTB  peu comparable à celle pratiquée dans les cercles restreints des grands penseurs  embourgeoisés du PS.  La présence des mandataires PS aux kermesses à boudins, goûters des 3X20, bals des bourgmestres et autres festivités des antennes institutionnelles de son parti n'ont rien de communs avec la présence des élus du PTB auprès des militants et résistants manifestant pour un changement radical de politique.  L'adhésion à ce parti n'a, en plus, rien d'un petit intérêt personnel obtenu  via un parti qui puise un électorat à grands coups de clientélisme.  Bref, la face manipulatrice de Di Rupo a encore frappé fort. Y compris dans son bilan d'ex premier ministre. L'ambiguïté politique a encore un bel avenir. Sans elle, il n'y a pas de conquête ou de reconquête du pouvoir. La noblesse des objectifs de gauche qu'Elio se targue d'initier dans des grands débats d'idées sera vite effacée par l'appétit des honneurs et de fric à aller chercher dans la grande naïveté des électeurs et la corruption d'alliances à venir.  Pathétique et grand Elio. Bravo pour ton verbe haut et ton éternel sourire figé. Ils contribuent à l'illusion que nous avons des élites qui n'ont pourtant d'audace que de prendre le pouvoir, quitte à abandonner l'espoir de celles et ceux qui veulent casser le joug de l'austérité.

 

21:22 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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