mik dupont UA-70672535-1

30/04/2015

Il est fort Elio

Di RUPON14.jpgIndiscutablement notre bien connu et toujours populaire machiavel au papillon rouge a le sens de la communication. Invité du Jeudi en prime de notre chaine francophone  PS-MR, le vieillissant dandy de Mons a pu déjouer habilement les escarmouches toujours aussi banales et peu branchées sur un débat de fond des deux piteux journalistes RTBéens.  Elio connait bien la technique manipulatrice qu'il emploie avec brio.  Se présentant encore et toujours comme le seul interlocuteur crédible dans son rôle actuel d'opposition, le président du  PS a diabolisé le MR, tout en lui tendant la main du bon démocrate. Se plaçant au- dessus de la mêlée  des "petites" bagarres internes au sein d'un parti ayant remplacé la lutte des classes par la luttes des places, le seigneur des manants parvenus a tenu à leur rappeler son "je" qui fait et défait les ministres. Les voilà prévenus!  S'écartant de ceux qui à l'élysette ou ailleurs tentent de fustiger le PTB, il y a évité cet écueil par un compliment empoisonné à Raoul Hedebouw en qui il voit un grand professionnel de la politique qui aurait bien sa place au PS! Habitué à la personnalisation du pouvoir, il a sans doute zappé la réalité bien collective du terrain au PTB  peu comparable à celle pratiquée dans les cercles restreints des grands penseurs  embourgeoisés du PS.  La présence des mandataires PS aux kermesses à boudins, goûters des 3X20, bals des bourgmestres et autres festivités des antennes institutionnelles de son parti n'ont rien de communs avec la présence des élus du PTB auprès des militants et résistants manifestant pour un changement radical de politique.  L'adhésion à ce parti n'a, en plus, rien d'un petit intérêt personnel obtenu  via un parti qui puise un électorat à grands coups de clientélisme.  Bref, la face manipulatrice de Di Rupo a encore frappé fort. Y compris dans son bilan d'ex premier ministre. L'ambiguïté politique a encore un bel avenir. Sans elle, il n'y a pas de conquête ou de reconquête du pouvoir. La noblesse des objectifs de gauche qu'Elio se targue d'initier dans des grands débats d'idées sera vite effacée par l'appétit des honneurs et de fric à aller chercher dans la grande naïveté des électeurs et la corruption d'alliances à venir.  Pathétique et grand Elio. Bravo pour ton verbe haut et ton éternel sourire figé. Ils contribuent à l'illusion que nous avons des élites qui n'ont pourtant d'audace que de prendre le pouvoir, quitte à abandonner l'espoir de celles et ceux qui veulent casser le joug de l'austérité.

 

21:22 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Baromètre politique

maggy.jpgLe dernier baromètre publié par le Soir continue à jouer au yoyo entre les grands partis conservateurs, avec comme seule consolation progressiste la poursuite de la montée du PTB. De quoi constater encore une large influence et soumission d'une majorité de citoyens à la pensée unique, si bien servie par une médiatisation guidée et financée par ceux qui détiennent les fortunes ou  vivent très confortablement  dans le pouvoir capitaliste. Le PS ne manquera pas d'argumenter sa lente et irrémédiable chute par  une division de la gauche sans admettre qu'elle est avant tout son reniement aux idéaux de gauche, malgré un sursaut d'image qui ne réussit pas à le rendre crédible à une classe ouvrière lasse de ses promesses.  Les bleus se réjouiront d'une manipulation et d'un reniement de promesses qui ne leur sont pas trop préjudiciables.  ECOLO et CDH continue, eux,  à ramer sur les eaux tièdes et floues d'une pensée opportuniste  donnant, suivant les moments un coup de barre à gauche ou à droite.  Mais le plus important reste toujours dans notre pays, menacé dans son unité, de voir ce qui se passe en  Flandre.  La chute de la NVA est aléatoire puisqu'elle redonne un peu de couleur  au  Vlaams Belang. Pour le reste, le phénomène reste celui du yoyo francophone. Le  CD&V, ne profitant pas de la petite chute de son concurrent direct NVA, continuera son soutien au fédéral en espérant des jours meilleurs. La vraie gauche incarnée par le PVDA (PTB) stagne. En ce qui concerne le baromètre des personnalités, il est à mes yeux sans  grande importance. Force est de constater que la popularité personnelle d'un tel ou d'une telle n'influence pas les résultats globaux des partis. Les ténors restent souvent les plus médiatisés mais leur chanson ne fait guère changer l'opinion en faveur ou non de leur parti. La conclusion de ce baromètre peut  paraître désespérante. Ni le chômage grandissant et persistant, ni les restrictions des allocations d'insertion, ni le saut d'index, ni le recul de la pension, ni les dictats communautaires de la NVA, ni les cadeaux fiscaux aux multinationales et grosses fortunes, ni le rabotage des services publics ou des soins de santé, ne semblent influencer fortement les intentions de votes. Les manipulateurs de l'opinion publique ont encore de l'avenir. Les restrictions imposées au peuple, la résistance sociale et la contestation des plus conscients restent engluées dans  les intérêts individuels, les somnifères ou caramels de TF1 et RTL, les révélations anecdotiques de merde ou d'eau de rose de Sud Presse et autres canards de caniveaux médiatiques. Nabila, les mariages  ou naissances princiers, les recettes pour être sexy et performant, les résultats et buts des ballons ronds et la vie de leurs stars, continueront la matraquage des cerveaux et des petits égos.  De quoi maintenir la démocratie coca-cola et chi chiwawa. Goblet ira pavoiser au Cercle de Lorraine, Sca s'alliera en stomeling avec Kris, tandis que les courageux délégués et militants chercheront alliés à leur cause de misère.  La situation européenne et mondiale fera parfois monter une larme de compassion, une peur de guerre ou d'actes terroristes, de quoi ranimer l'émotivité éphémère et la bonne conscience. Celle qui fait verser à Télévie ou autres shows humanitaires et oublier les grandes luttes sociales. L'histoire des the voice, secret story, koh- lanta, coupes footballistiques,  flonflons de Gotha, et recettes de diners presque parfaits, laissera  les tops chefs politiques pratiquer leur recettes de patates pour le peuple et de caviar pour riches boursicoteurs. Ainsi  le premier mai de Jodoigne donnera  le parfum du muguet à la rose épinée d'un Elio en détresse, tandis que le pauvre con que je suis, assumera  et ravivera auprès des camarades la flamme de l'espoir pour une autre histoire!

09:24 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/04/2015

La mauvaise note des gouvernements

 

baromètre10.jpgRien d'étonnant au fait que le dernier sondage démontre l'insatisfaction des citoyens envers les gouvernements. Ce qui l'est plus est la résignation de ceux-ci  et le peu de soutien accordé à celles et ceux qui font pression pour un changement. La grève reste impopulaire. Les manifestations vues comme inutiles. Le vote comme un acte qui ne change rien. Résignation face au fatalisme du "on est de toute façon bernés".  Sympathie parfois envers ceux et celles qui veulent une autre politique, mais de suite réduite à une utopie gentille vouée d'avance à l'échec. La voie du réalisme semble accepter comme fatalité ce qui est constamment critiqué.  L'ambiguïté reprochée à l'homme politique est aussi celle que nous pourrions reprochés à bon nombre de citoyens. Heureusement que les leçons d'histoire démontrent que l'action des groupes minoritaires a toujours fait progresser l'humanité, bien plus que la paralysie d'une majorité silencieuse et inactive. Ne jamais donc désespérer et oser la solidarité. C'est bientôt le premier mai. Au joli brin de muguet du bonheur, il est temps encore d'y ajouter le parfum du combat sans quoi nous resterons les clochettes d'un système misant sur l'éphémère de la révolte pour nous maintenir dans la misère de nos salaires!

 

08:43 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/04/2015

Waterloo ou la gloire de deux cochons de l'histoire

bicorne.pngA l'heure des commémorations des grandes guerres, des massacres et génocides de l'histoire, n'est-il pas pour le moins étonnant, voire scandaleux, de voir monter en spectacle touristique cette fameuse bataille de Waterloo où deux cochons de l'histoire, Wellington et Napoléon s'affrontèrent  pour sauver de grands enjeux économiques sous le couvert de drapeaux  et idéaux nationalistes.  La guerre pour ce Bonaparte Napoléon, comme  pour son vainqueur de Waterloo n'a jamais été qu'une course au profit, sinon pour l'Etat au moins pour eux!  " Je les connais mes Français ", dit-il à  son frère Lucien, "ils adorent d'avoir  à leur tête  quelqu'un  qui les mène voler, de temps à autre, à l'étranger". Voilà qui est aussi crapuleux que les élans d'un Sarkozy ou d'un Hollande, d'un Cameron et de tous ces faucons de dirigeants qui nous font croire à la défense des droits de l'homme et déposent des couronnes sur les monuments en l'honneur des pauvres massacrés par des idéologies qui n'ont que le profit comme valeur.  Comment comprendre l'attrait de milliers de personnes pour visionner en voyeurs touristiques la boucherie d'innocents soldats engagés et tirés comme des pigeons?  "L'épopée " napoléonienne, gluante de sang, vaut-elle cette mise en "valeur", comme une espèce de patrimoine historique?  Loin d'éveiller la paix, elle réveille une forme cachée d'admiration pour la guerre. Elle est à l'image de nos grands dirigeants qui parlent de paix pour mieux faire la guerre.  Que pèse la vie de  nos militaires aujourd'hui? Pas beaucoup plus que de ceux d'hier, malgré les grands hommages et décorations remises sous un cérémonial d'une grandiose hypocrisie.  Waterloo ! Waterloo ! morne plaine ! Non, je n'irai pas te regarder et encore moins te célébrer! Je ne suis pas de ceux qui aiment violer l'histoire. Je laisse  le mercantilisme  de cette commémoration aux professionnels de l'événementiel et aux pantins politiques ayant perdu tout sens critique au profit de leur seule médiatisation.

08:07 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/04/2015

Parler pour ne rien dire

 

 

devos.pngLe regretté Raymond Devos commençait son spectacle par: " Mesdames et Messieurs ... Je vous signale tout de suite que je vais parler pour ne rien dire".

Sans avoir son talent, avouons qu'en regardant un peu notre quotidien et sans en faire un show nous jonglons bien souvent dans cette triste ou joyeuse habitude de papotage considéré comme utile ou inutile. Le génial comique savait sans doute mieux que tous les philosophes que par l’expression du  " parler pour ne rien dire", on dit nécessairement quelque chose quand on parle. La banalité quotidienne de nos dires ne reflète pas nécessairement notre pauvreté intérieure. Etre riche de cœur, de pensée n'est pas synonyme de richesse de vocabulaire,  d'expressions bien construites, de grandiloquence,  à propos de situations ou de choses dites sérieuses et intéressantes.  De notre démarche d'écoute, y compris des choses les plus banales, dépend très souvent notre découverte de l'extraordinaire dans l'ordinaire.  Les "clichés" du "ça va?", de la météo, comme introduction de dialogue et  ceux du " c'est la vie"  ou du " c'est clair" , comme conclusion, sont bien souvent des éléments indispensables à poursuivre  un échange plus "dense" sur ce qui tisse ma vie dans ce qu'elle a de personnelle ou  de sociétale.  Ceci dit, ne nous cachons pas notre besoin de reconnaissance glissé par nos dires banaux ou pas.  Nos désirs de partages sont souvent ambigus. Les nouveaux modes de communication (smartphone, réseaux sociaux, etc.) révèlent bien cette ambigüité. Bien plus que de partages, ils dévoilent une tendance actuelle du vouloir séduire, de savoir se vendre sur base de ce qui est apparence et non plus connaissance. Méthode bien connue des politiciens à qui nous reprochons ce qu'à notre échelle nous pratiquons aussi, même si nous n'employons pas aussi parfaitement qu'eux le verbe! Restons modestes et réalistes. Nous pensons souvent plus à nous qu'à notre interlocuteur, autant parfois que l'homme politique ne pense à lui bien plus qu'à la société. Ce n'est jamais aussi clair que ce que nous ne l'imaginons ou le voulons. Voilà qui ne doit ni nous rendre cyniques, ni moralistes, ni culpabilisés, mais simplement  lucides. Sur ce, je me tais et bon week-end ensoleillé ou pluvieux!

 

 

09:29 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/04/2015

Médias d'opinion et médias de soumission

manipulation.pngJ'ai lu hier l'excellent  interview de  Jérôme Jamin  dans le  Vif/L'express,  sur la manipulation en politique. Interpellant de voir combien nos médias peuvent être façonnés par les industriels ou les forces politiques.  L'exemple de TF1, racheté par Francis et Martin Bouygues, démontre bien combien ces géants de la construction avaient compris  qu'ils devaient composer avec les élus locaux pour faire prospérer leurs affaires. Point  besoin d'enveloppes sous table pour corrompre.  Un passage au journal de Claire Chazal suffit pour envoyer des signaux en faveur de telle ou telle personnalité. Toutes proportions gardées, dit-il,  le cas des dirigeants de la RTBF qui ont mis longtemps à accepter la présence de Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, illustre bien aussi le poids des forces politiques pour empêcher qu'un nouveau parti émerge. Voilà qui signifie bien, comme le souligne le politologue, tout le côté obscur d'une manipulation s'avérant souvent payante. Dans ce contexte, nous pouvons, pour le moins,  nous interroger. L'influence que nous subissons par des médias qui se disent neutres, mais distillent  soit une idéologie dominante ou encore celle qui nous prend pour un simple consommateur, bien plus qu'un citoyen à éclairer, est omniprésente. Il en va  de même pour la presse soumise indirectement par des grands magnats du monde des affaires. Nous sommes à mille lieux d'une" Libre Belgique" catholique et conservatrice, d'une" Cité" démocrate chrétienne ou encore du "Peuple", journal socialiste et dont Modrikamen a osé reprendre le titre. Inquiétant de voir un Stéphane Moreau, bourgmestre PS, prendre la tête de Tecteo (VOO) et poursuivre avec boulimie l'acquisition d'intercommunales.  Comment voir dans ces acquisitions la moindre marque socialiste alors que son comité de direction n'est qu'un savant mélange de politiques et de personnalités recrutées dans le privé? Nous voici de plus en plus soumis à une pensée à travers une information que nous prenons comme le reflet d'une réalité, alors qu'elle n'est que le fruit de jeux ambigus de pouvoir, de stratégies et de calculateurs? A nous de ne pas tomber dans ce panneau. Prenons-nous assez  conscience de toute cette influence dans notre façon de penser et d'agir? Ne nous croyons pas au-dessus de cette influence, comme la ménagère jurant ne point être influencée par la pub, alors qu'un produit sans celle-ci, ne se vend plus. Pourquoi  les industriels paieraient-il autant un flash de quelques secondes sur écran?  Pourquoi un politicien sans passage médiatique a-t-il  peu de chance de faire un score électoral? Restons donc bien éveillés et critiques.

 

 

08:08 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/04/2015

A tous ces partis et politiciens qu'on a ou pas aimés avant…

 

musique1.jpgA tous ces partis que j'ai ou pas aimés avant, qui sont devenus grands maintenant, à leurs volcans de promesses, à leurs torrents de paroles, je suis resté résistant.

 

A tous ces partis que j'ai ou pas aimés avant, de cours de lycée en jardin d'enfants aux lettres mensongères, à leur art de baiser, je suis resté résistant.

 

Ils avaient, ils avaient  du bleu au fond des yeux. Ils dansaient, ils dansaient pour nous cucufier. Ils disaient, ils disaient  que le bien c'était eux.

 

Ils avaient dans un sourire moqueur quelque chose de secret. Ils fixaient  nos salaires sur l'index d'hier. Ils pleuraient, ils pleuraient notre misère.

 

A tous les partis que j'ai aimés, qui sont devenus voleurs maintenant, de leurs coups de sang, à leurs nuits de parlement, je suis resté indifférant.

 

A tous ces partis et politiciens qu'on a ou pas aimés avant…

 

D'après la chanson de  Félix Gray.

 

07:02 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/04/2015

Grèves: utiles ou non?

 

en grève.pngPrétendre que les grèves n'auraient jamais été utiles est, pour celui qui connait un peu l'histoire,  nier leur influence sur bien des domaines.  Il est bien rare d'ailleurs de voir dans l'humanité des progrès qui soient arrivés sans lutte. L'argumentation qu'elles étaient bonnes et utiles dans le passé, mais qu'au vu de la situation actuelle, elles ne servent plus à rien sinon d'aggraver la situation économique, est ignorer le grignotage des acquis sociaux de ce gouvernement, déjà entamé par celui de Di Rupo.  Ce qui s'était amélioré depuis un demi-siècle est en train de s'effondrer.  Alors que l'accroissement des forces productives est en constante progression, nous ne pouvons que constater un accroissement de la paupérisation. Preuve que le problème se trouve donc bien dans la répartition de la richesse. D'un côté, l'augmentation de la vente des produits de luxe et de l'autre la diminution du pouvoir d'achat de la grande majorité d'entre nous illustre bien cette inégalité de répartition. Point besoin de grandes études statistiques et autres pour le comprendre! Mais il n'y a pas que le pouvoir d'achat. Il y a aussi tout le service public, celui qui doit veiller à notre bien-être général. Il  subit un rabotage lent mais intolérable. Ne vaut-il pas  mieux faire grève que de soutenir toute la philanthropie actuelle, du genre télévie et cap 48 , pour obtenir un système qui protège notre santé et soigne les malades et moins valides. Le salaire, bien que très important, n'est pas   l'unique revendication syndicale.  L'intervention législative sans pression de la rue n'a jamais été progressiste. La grève, si elle n'a pu toujours faire changer dans l'immédiat des mesures s'est révélée efficace dans la prévention, empêchant de nouvelles mesures injustes.  En ces temps difficiles de suppression d'index, de réforme des retraites, de véritable saccage dans le chômage, les soins de santé, devrions-nous nous contenter  de l'apathie molle et consentante en prétendant que  nous devons nous plier à la démocratie représentative; que c’est le parlement qui fait la loi ? En démocratie la contestation est aussi un droit, voire un devoir. Les conquêtes, même si partielles, qu'ont pu obtenir les mouvements sociaux ont été plus nombreuses que celles issues du parlementarisme.  Les "dégâts"  des grèves, prétextés par le pouvoir, sont bien moindres que ce qu'il veut nous faire croire.  La grève reste le principal mode d’expression  utile de notre mécontentement.  Il est plus que temps, alors que notre culture  individualiste s'accroit, de remettre au goût du jour l'action collective. Les  stratégies de salut individuel plutôt que celles qui supposent une coalition avec les pairs n'ont jamais porté de fruits.  Il faut réapprendre la grève, bien plus que de vouloir la réformer. Il faut cesser, pour ses opposants, à la caricaturer. Ceux-là même qui n'y voient que des promeneurs, buveurs, chanteurs, seront pourtant heureux de recevoir  ce que par l'action des engagés syndicaux ils auront obtenu.  L’accord de gouvernement a été rédigé sur commande des patrons et des riches. Il est temps  de crier notre colère et de vouloir y mettre aussi notre mot. Ce n'est qu'ensemble que nous aurons cette force de changer la rédaction.

 

09:53 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/04/2015

Faire du social, ce n'est pas augmenter les aides, c'est créer de l'emploi

Résultat de recherche d'images pour "louis michel"  Le père de notre premier Ministre, dans sa posture habituelle d'homme d'Etat qui l'a très bien aidé dans l'assistance, reprenait encore hier son refrain sur le libéralisme social. Comment ne pas être d'accord avec lui sur le fait que ce nous attendons n'est pas un système d'aide mais bien d'emploi. A condition, bien entendu, que les emplois soient autres que précaires et mal payés. Pour ce faire, le Sieur Louis compte en tant que bon libéral sur la fameuse compétitivité créatrice de richesses. Or, voilà bien ( ce qu'il n'est pas censé ignorer), que c'est cette  fameuse compétitivité qui entraine le chômage et la pauvreté.  C'est encore elle qui crée bien la richesse mais la laisse aux mains de ceux qui délocalisent, jouent leur fric au casino de la bourse et le place dans les paradis fiscaux. C'est ce système qui prive l'Etat d'investir dans des secteurs publics dignes de ce nom et créateur d'emplois. Il oublie de dire que la richesse existe bien. Il en est d'ailleurs détenteur via un système d'assistanat politique qui l'a largement rétribué pour défendre non les citoyens ordinaires mais bien une caste privilégiée dont il n'a été qu'une marionnette belge et européenne.  L'alliance libérale n'est point celle faite avec le peuple, mais bien celle avec le monde financier et particulièrement les multinationales. Le caractère du social dans le libéralisme ressemble fort à une participation dans les nouvelles fêtes de charité que sont les shows médiatiques de récoltes de fonds pour les laissés- pour- compte fabriqués par ce même libéralisme. C'est l'art libéral de laisser aux petits indépendants les miettes du commerce en gros des Colruyt, GB et Cie! Le plus terrifiant est que ce discours marche. Que les curés du libéralisme continuent à remplir leurs luxuriantes églises de fidèles grugés  par des sermons sur la grandeur miséricordieuse et généreuse du seul dieu capitaliste qui promet le paradis en maintenant l'enfer économique. Amen. Nous boufferons tous la merde de Monsanto, nous meublerons en kids  chez Ikea, boirons la Jup de Anheuser-Busch-Inbev, nous habillons chez H&M, regarderons le The Voice et danse avec les stars de chez Coca-cola, donnerons notre obole à Télévie, remplirons les salles de Kinépolis,  lirons Paris Match et Sud Presse, frapperons les pavés de la contestation de nos chaussures carterpillar ou brantano, polluerons l'air avec notre VW amie de Merkel et le comble des combles voterons pour ceux qui savent encore aller chez le petit épicier du coin, s'acheter sacs, frocs chez Vuiton et Dior, Porche chez Merkel, Chaussure chez Gucci! La messe sera ainsi dite et Michel gardera ainsi sa mitre et sa crosse de grand berger du libéralisme dit fraternel et compatissant.

08:54 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/04/2015

Nuances

panier.pngSi ce n'est peut-être pour les 50 nuances de Grey,  énormément de personnes n'aiment pas beaucoup les nuances.  Les déclarations de l'ex juge Panier et son action pour la plus détestée des femmes belges en est une preuve de plus.  Que retiendront-ils tous ces affamés de vengeance?  Sans doute rien de la mise en cause de la politique carcérale qui met plus en danger la société qu'elle ne la protège. Certainement pas qu'il faut plus investir dans les écoles que dans les prisons. Que l'Etat n'assume pas la réinsertion de celles et ceux qu'il enferme.  De l'exception, aussi dramatique soit-elle,  ils en feront la règle générale, allant pointer dans quelques faits divers dramatiques la justification de mesures générales absurdes et injustes. Et que pensez de cette presse de caniveaux qui ne titre que ce qui peut choquer? Le titre de " Héberger Dutroux pourquoi pas?" sera mis en gras et en exergue, alors que la déclaration de Panier  était de replacer cette libération dans le cadre de la procédure de libération conditionnelle et du fonctionnement des tribunaux d'application des peines. Trop compliqué sans doute. Vive le simplisme qui donne bonne conscience.  L'au-delà de l'affaire Martin est laissé aux oubliettes. Les De Brigode et Montay, bouchers de la pensée,  préfèrent la  "scandalite" aigüe et la" politicaillerie" particratique à l'analyse réelle.  Ils ouvrent le boulevard  à la critique populaire du PTB auquel se rattache Panier. Elio et Charles doivent s'en réjouir. Vive le service public à la solde de la pensée de ceux qui le subsidient et y placent leurs pions.  L'affligeante information des relais de la pensée unique, celle qui fait feu de tout bois émotionnel vaut mieux que celle qui éduque à la pensée critique.  On égratigne habilement  sous couvert d'objectivité et de questions simplistes censées représenter ce que pense l'homme de la rue.  Tirer vers le bas fait plus d'audience que ce qui tire vers le haut.  Mais ne nous trompons, c'est comme dans les nuances de Grey, les vierges de la morale crient au scandale parce qu'elles retiennent surtout, comme disait J. Renard, le mot cul écrit dans une phrase, quelle que soit la beauté de la phrase.

09:33 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |