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03/05/2015

Indépendants en voie de disparition ou de soumission

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Mais qui sont ces petits indépendants que  le MR dit tellement soutenir? Cette classe dite moyenne et si utile au tissu économique n'est-elle pas en voie de disparition? Soyons honnêtes. Combien en reste-t-il vraiment si nous retirons les commerçants franchisés, ceux qui dépendent de la grosse distribution, les cafetiers liés au bon vouloir de Inbew et Cie, les boulangers hors champs de ceux devenus de simples dépositaires ou de simples cuiseurs de produits préfabriqués, les agriculteurs liés aux puissants récolteurs et distributeurs ou à des normes européennes qui les étranglent, les coiffeurs franchisés de grandes enseignes,  et bien d'autres "petits" métiers. Ils sont bien en voie de disparition ou ,au mieux, existent encore dans la soumission de grandes multinationales. Même des directeurs de petites agences bancaires sont pieds et mains liés avec les grands banquiers qui imposent leur dictat? Combien de "petits" avocats peinent à exister face à de grands cabinets liés aux affaires les plus rentables et payés par de riches clients ou par des affaires publiques. Ces quelques exemples ne sont que la pointe d'un iceberg dont la base se cache dans l'océan d'un capitalisme qui les exploite autant que le monde ouvrier. Les cacahuètes que leur offrent ceux pour qui traditionnellement ils font confiance n'est qu'un miroir aux alouettes. Combien de petits indépendants et chefs de petites entreprises peuvent jouir et employer les techniques nécessaires à éluder l'impôt ou à bénéficiers des fortes réductions accordés via des aides complexes qui demandent l'aide d'experts fiscaux et comptables? Si les petits rattrapages que Michel  dit vouloir leur offrir, en alignant la pension et les allocations familiales sur celles des salariés, cela ne suffit évidemment pas  à les faire sortir la tête hors de l'eau dans laquelle ils sont plongés de plus en plus par les puissances qui détiennent des quasis monopoles toutes catégories.  Comment toute cette classe moyenne peut-elle encore voter libéral et à droite? Tous  les commerces  et les petits services de proximité, l'agriculture familiale, l'artisanat se font assassiner par ceux qui préfèrent le casino de la bourse au soutien de ce qui restait encore à l'échelle humaine dans ses liens professionnels et de profits.  Comment encore croire à la défense de cette classe moyenne quand on constate la collusion du monde financier et du monde politique? Les cas Kubla,  De Dekker et autres n'ont fait que mettre en évidence cette collusion. Quand on se fait payer pour conseiller le monde des affaires, ou pour lui fournir un carnet d’adresses, tout en légiférant, comment croire encore à l'intérêt réel de nombreux parlementaires pour la classe moyenne ou le monde ouvrier?  Quand aussi bien les libéraux que les socialistes défendent la compétitivité, comment croire encore  à un discernement de la ligne qui sépare l’intérêt général des intérêts privés qui vous rémunèrent et qui en attendent quelques retours sur investissement? Mieux vaut alors courtiser Mittal, Frère, Davignon, Duferco,  les familles Colruyts , De Spoelberch, De Mevius, Vandamme, Lhoist-Bergmans et autres gros détenteurs de fortunes que le petit épicier, brasseur ou friturier du coin! C'est évidemment ce que font celles et ceux qui comme Michel veulent faire passer le libraire du coin comme héros des bras retroussés! Vers qui cette classe moyenne peut-elle encore se tourner quand aussi bien les libéraux que les socialistes à la Marcourt  prêchent le réalisme de la compétitivité qui met les petits à genoux devant les grands?  Tous ces cocufiés par des discours de droite ou de gauche caviar qui craignent tant la vraie gauche feraient mieux de s'y raccrocher, même si l'intérêt qu'elle leur exprime est à mes yeux encore bien trop timide. La liaison des petits indépendants et des PME serait bien moins dangereuse avec cette gauche ouvrière que celle avec le monde de la grosse finance. Mais, la résistance aux clichés n'est pas chose facile à briser. Et pourtant, la connivence entre des élus, de grands commis, des banques, des grandes sociétés industriels et  des organisations financières internationales est  de plus en plus dénoncée, sans que cela ne devienne un vrai sujet d'inquiétude et encore moins un changement de cap pour voter une autre politique et se joindre à la résistance sociale. Mais le temps du changement viendra. Un vent nouveau se lève. Reste à l'amplifier.

 

07:51 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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