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07/05/2015

Le PS, roi du double jeu

 

rouge et bleu.jpgComment ne pas être dégouté de la manipulation d'un PS qui se présente aujourd'hui comme défenseur du service public et qui crie au scandale de la privatisation en cours de Bpost et de Proximus?  Comment voir encore en ce parti un interlocuteur crédible pour la défense de ces services, lorsque l'on sait qu'au pouvoir ce parti a été à l'origine ou a béni bien des privatisations? Après avoir ouvert la porte aux privatisations, le PS crie aujourd'hui " au secours" pour ce qui restait encore à privatiser. Son amnésie ou son Alzheimer est décidément à soigner.  Oublie-t-il qu'au début des années 1990 ce fut la faillite de la Sabena, que la Régie des télégraphes et téléphones, la RTT, allait être transformée en une société anonyme cotée en bourse, que la SNCB allait être éclatée en trois sociétés ou encore que la CGER allait être absorbée par le premier groupe financier privé du pays ? Oublie-t-il le vote, en 1991, de deux lois réformant les entreprises publiques et le secteur public du crédit. Le virage était bien pris et la politique du "réalisme" PS, avec déjà Di RUPO, rejoignait tête baissée la très libérale Union européenne.  Di Rupo tout comme Reynders  et Cie ont vendus, par  ce  dit réalisme de la nécessité d'amoindrir la dette, les bijoux de famille de notre pays.  Ils ont, par le biais de cessions, de ventes groupées (immeubles vendus puis reloués par l'administration) ou par celui de partenariats public-privé (PPP), favorisé le capital privé. Le pays est-il aujourd'hui moins endetté?  Ces privatisations n'ont pas été rentables, bien au contraire. Un mea culpa du PS d'aujourd'hui ne le rendra pas plus crédible qu'hier. Nous connaissons trop son double jeu.  Comment Di Rupo ose-t-il  déclarer que par la volonté de privatisation, le gouvernement fédéral fait un choix idéologique "typique de la droite" quand lui a complètement perdu le choix idéologique "typique de la gauche" lorsqu'il était aux manettes des gouvernements qui ont privatisé? Lui faut-il une loupe pour revoir ses erreurs et la vérité de sa complicité?  Il nous prend pour de grands naïfs et  des amnésiques ou pire encore pour des cons! Non, Monsieur Di Rupo, nous ne nous laisserons plus prendre à votre manipulation qui adapte sans cesse leur pensée, action et comportement en fonction de ce qui est favorable au pouvoir corrompu et opportuniste du PS. Quand une institution n'a plus que comme seul objectif sa survie, elle doit mourir.  Nous avons été assez bernés. Passez la main à la vraie gauche.

 

10:24 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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