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11/05/2015

Jean-Luc Mélenchon, invité d’“On n’est pas couché”

hareng.pngJean-Luc Mélenchon, invité d’“On n’est pas couché” ce 9 mai à l’occasion de la parution de son nouveau livre, “Le Hareng de Bismarck” a encore frappé fort et, à mon avis, très justement. Il est temps que la pensée unique, tant relayée par nos médias, soit un peu secouée.  Dans un style percutant et convaincant, l'homme qu'on aime ou déteste, dénonce la volonté de l’Allemagne d’imposer au reste de l’Europe sa vision de la vie en société. Cette vision n'a rien d'idyllique.  Porteuse de violence sociale, elle ne peut nous servir de modèle. Elle bafoue des valeurs humaniste fondamentales, telles que la  main mise l'économie financière casino  sur la politique, l'égalité sociale, la laïcité. Sans ces valeurs, une vraie liberté devient impossible.  Jean-Luc Mélenchon est un des rares politique qui ne se laisse pas enfermer dans les petites polémiques dont sont friandes nos chaînes télévisées. Il va direct au cœur des problèmes. Pour lui l'l’Europe souffre de l’arrogance politique de cette droite allemande (CDU-CSU) conduite par Angela Merkel. Et l'auteur sait brillamment illustrer les dégâts de cette politique. Ainsi, dans ce pays dont nous rêverions bien à tort,  le vieillissement de la population impose ses contraintes. Les retraités,  qui forment le gros des électeurs de cette droite allemands , exigent toujours plus de dividendes et le maintien d’un euros fort. Donc, moins de salaires et d'investissements. Conséquence, c’est la finance qui règne sans partage et même le SPD (le PS allemand) la défend sans complexe dans des coalitions avec la droite. Cela ne pourra tenir. Sur le terrain social, c’est une catastrophe, plus de 16 % de la population vit sous le seuil de pauvreté ce qui représente 13 millions de personnes ! Mais cela est bien caché. Les arguments du tribun et écrivain font mouche, non seulement parce qu'ils sont tranchants, mais surtout rationnels  et à  la recherche d'un véritable l'intérêt général. Le courage de faire les réformes nécessaires, que ne cessent de nous chanter les politiques de droite pour nous imposer l'austérité, est une hérésie économique au service d'une minorité de nantis. Il est temps de résister politiquement. Temps de refuser que ce pays serve de référence par,  dit-il avec fougue et conviction,  un quasi terrorisme intellectuel pour nous faire baisser les yeux sitôt que nous dénonçons l’injustice de notre monde et la folie des choix économiques de l’Union européenne sous influence allemande. C'est aussi ma conviction et le sens de mon adhésion au PTB. Et comment ne pas suivre l'auteur, au moment des commémorations des  guerres qui nous ont tragiquement opposé à l'Allemagne? Elles ne sont pas nées de la seule folie d'un Hitler ou je ne sais trop quels arguments psychologisants mettant l'économie et la politique à distance. N'ayant rien appris de cette histoire tragique, l'ultra libéralisme et les fanatiques qui l'impulsent, par leurs égoïsmes, exacerbent les vieux nationalismes  qui se réveillent. Avant donc de tirer à boulet bleu sur ceux qui ont une vraie pensée rouge, Mélenchon a raison de traiter de crétins ceux qui viendraient traiter de ce je ne sais trop quoi son parti de gauche sans même s'informer sérieusement de son contenu alternatif à la politique de merde que mène Hollande, après celle de Sarkozy, et chez nous de Michel après celle de Di Rupo. Que les tenants de cette politique  de droite s'enquièrent au moins de  connaitre ce contenu,  avant de critiquer par des clichés simplistes que lui appliquent ceux qui refusent le dialogue des idées et des faits qui pourraient les sortir de leur confort matériel et intellectuel.

 

 


 

08:18 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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