mik dupont UA-70672535-1

30/05/2015

Retour à la réalité belge

ciel gris.jpgPas de doute, je suis bien de retour au pays. La pluie, le vent, le ciel gris ont remplacé le soleil et l'horizon bleu de Rio. Petit prolongement de vacances par l'invitation de ma sœur dans un petit resto. Et là, rebelote, la Belgique est bien là. A la table voisine, deux dames pérorent sur notre gouvernement. Critique acerbe des socialistes qui ne font plus rien pour les petites gens et ne pensent qu'à leur carrière; sympathie pour Michel qui osent attaquer les fainéants de chômeurs, critique des étrangers  courtisés par des politiciens véreux en quête d'électorat. Tout y passe, avec des amalgames simplistes et tous les préjugés renforcés par la pensée unique.  En sortant, mon naturel revient. Je leur adresse un petit mot. Petit message pour informer qu'il y a une vraie gauche et que plutôt que de s'attaquer aux chômeurs, Michel ferait mieux de s'attaquer à la grosse fraude fiscale. Petite leçon d'histoire qui démontre que la rue est à l'origine d'un monde meilleur qui a forcé les parlements à des législations plus justes qui n'auraient jamais vu le jour sans cette pression populaire. Elles acquissent, mais trouve "l'extrême" gauche trop utopiste. Peut-être, Mesdames, mais sans utopie, jamais de progrès. Je les salue, leur avouant ma sympathie PTB. J'ai bien deviné, me dit l'une d'elles! Oui, oui, pas doute: fini Rio et vive nos barakis de Liège!

20:33 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/05/2015

Petit journal d’un agnostique au monastère(6) Liturgie et escroquerie

DSC02412.JPGAutant j’aime la sobriété des offices simplement psalmodiés, autant je déteste et n’adhère absolument pas à de  grandes messes avec flonflons et célébrants déguisés en tenues antiques d’apparat, comme ce fut encore le cas lors de cette fête de Pentecôte. Toute cette sacralisation théatrale  a le don de m’énerver quand j’essaie de ne point la  prendre comme simple  spectacle. Ce type de liturgie devient alors à mes yeux une véritable escroquerie. La religion qui exploite la peur de l’homme face à la mort n’est point à mon goût, pas plus que celle qui exploite la crédulité humaine par des rites très « fétichistes » donnant à croire à un au-delà céleste. Un vrai fonds de commerce pour toutes les religions. L’Esprit-Saint fêté ce jour est loin d’être la lumière éclairante de nos vies. Il me semble, au contraire bien l’obscurcir. Vous voilà éclairés, à la fois sur le profit de paix, de recul de ma semaine passée dans ce monastère, de ma tolérance envers le droit de croire en Dieu ou en l’infini, mais mon refus ferme et exprimé de l’exploitation de la naïveté , de l’ignorance ou de la crédulité de nombreux fidèles. Mon ami connait ma pensée, la tolère et peut la comprendre, en me certifiant que lui  adhère très sincèrement avec une foi inébranlable à ce que j’estime être une grosse escroquerie.  Ma petite expérience monastique, bien plus courte cette année que celle d’il y a 5 ans, où j’étais resté 1 mois, se termine donc ce samedi soir ( heure locale). Elle reste toujours intéressante et riche. 

 

04:07 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/05/2015

Petit journal d'un agnostique au monastère(5). Fin du séjour.

santa rosa choeur.jpgMon séjour au monastère touche à sa fin. Demain soir, ce sera le départ en car pour Porto Alegre (430 kms), puis à midi, le décollage pour Rio de Janeiro (2h), où avec mon ami, nous passerons 2 jours avant le retour pour Paris. Malgré mes 3 jours d’état grippal, j’aurai bien profité de cette semaine. Temps magnifique et ensoleillé d’un automne brésilien régnant sur une nature luxuriante où palmiers, bananiers, orangers, figuiers côtoient une série variées de conifères et d’arbustes fleuris. Et puis, surtout le climat paisible et recueilli d’une vie monastique  en dehors de tout le stress et des contingences d’une société moderne où tout doit aller vite. Un recul qui permet de retrouver des valeurs essentielles de l’humain, en dehors d’une course à la consommation. Nous pouvons découvrir ici que le moine est « hors » du monde, tout en y étant. C’est un homme qui prie, médite beaucoup mais qui travaille aussi. Un équilibre entre travail manuel et intellectuel. Il faut faire vivre la communauté. Les moines, bien qu’aidés par de la main d’œuvre extérieure, participent à la culture des champs (essentiellement du soja), ils entretiennent les vastes bâtiments et  spécialement l’hostellerie de 50 chambres, avec toute l’intendance que cela demande (linge, repas, etc.). Ils  assurent le commerce de leur petite boutique d’objets religieux, cultivent leur potager. Les jeunes novices reçoivent des cours de philosophie, de théologie, de psychologie, de spiritualité, préparés par les anciens ou par des novices ou jeunes moines,  ayant déjà une formation universitaire avant leur entrée au monastère. Leur vie n’a donc rien de celle de « planqués ». Les journées sont bien remplies, mais se déroulent toujours dans le calme et la sérénité, rythmées et entrecoupées d’offices psalmodiés et de la messe. J’ai de l’admiration pour la ténacité du prieur fondateur qui est un ami depuis plus 55 ans. Il a réussi à mettre en pratique ses convictions monastiques après un parcours de vie bénédictine qui ne l’a pas toujours épargné et compris. Ses choix sont aujourd’hui partagés par 17 frères dont l’attachement et le respect à leur prieur sont très perceptibles. Il y a évidemment un flux d’entrées et de sorties. Je n’ai plus vu certaines têtes d’il y a 5 ans, lors de ma dernière visite, mais il y en a de nouvelles. Il n’y a donc aucune garantie de pérennité de sa « fondation », même si la religion ici au Brésil ne connait pas la crise et la désaffection de l’Europe. Bien qu’agnostique, je trouve ici, comme bien d’autres, un lieu de recul bien utile. La « communauté humaine » trouve ici une forme de microcosme intéressant de vie collective. Quelque soient d’ailleurs les époques, il importe à mes yeux que des hommes et des femmes manifestent, d’une façon ou d’une autre, un lien qui excède nos seules possibilités personnelles ou sociales, dites « naturelles » . Ici, les droits de l’homme sont aussi ses droits à l’infini. Ce qui peut nous paraitre inhumain dans cette vie monastique austère et ascétique est source de créativité, de paix, de partage, grâce à une symbolique  toute liturgique et un style de vie qui n’a rien d’héroïque, mais où les actions humaines sont guidées par un dispositif qui leur offrent un plus.

13:30 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/05/2015

Petit journal d'un agnostique au monastère (4) Monachisme et communisme

monastère2.pngCertains trouveront certainement mon parallélisme osé, farfelu, voire insensé. Pourtant, ma petite élucubration du jour voudrait mettre en exergue une forme de « connivence » entre le monachisme et le communisme. La « cité » des moines (monastère) est construite sur base d’un idéal commun égalitaire. Ce qui peut nous sembler irréaliste dans notre quotidien personnel et sociétal, est ici bien établi et fonctionne. Ce qui nous parait inévitable et faisant partie de la « nature » humaine est banni : propriété personnelle, concentration de la richesse, concurrence dans le travail, corruption, héritage, etc. Il y a un sens « communiste » dans la vie du moine, tant au niveau de l’objectif que de la pratique. Sa vie est menée de façon égalitaire et sobre, y compris de celui qui est élu par ses frères pour la direction des « affaires ». Il y a bien dans un monastère une espèce de collectivisme humain, qui ne dégrade en rien la personnalité de chacun.  Sous des dehors de conservatisme, la vie monastique n’a rien de libéral. C’est l’inverse du respect de la loi et de l’ordre qui équivaut à protéger le pouvoir et la richesse. Le moine, lui, s’engage dans une vie beaucoup plus révolutionnaire dont la base est le désir COLLECTIF d’un nouveau monde de paix et de justice. Cet engagement n’est pas qu’un discours, il s’incarne dans un quotidien communautaire et égalitaire. La « vérité » monastique ne se situe pas, contrairement souvent à la cléricale, dans la particularité mais bien sous une forme « générique » de l’être. Voilà qui est bien un concept marxiste pour qui la vérité politique se situe du côté de la « généricité » et par de celui du particularisme. La vie monastique est évidemment transcendée par l’espoir de la résurrection finale, tandis que celle du communisme par l’espoir du  grand soir. A chacun ses mythes, qui ont au moins le mérite de nous conduire au-delà des besoins naturels de l’animal humain.

21:23 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/05/2015

Petit journal d’un agnostique au monastère (3)

santa rosa2.pngFinie la fête. Le quotidien monastique reprend doucement ses droits. Mais pour remercier ses frères de tout le travail réalisé pour son jubilé, mon ami leur a offert 3 jours de vacances, c’est-à-dire : premier office à 8h30 (au lieu de 5h30) ; pas d’office du soir remplacé par la possibilité de regarder un film. Pour ma part, je me réjouis d’échapper un peu à l’overdose d’offices. J’apprécie la paix, le calme qui prêtent à la lecture et à la ballade. Ma lecture du moment :  « La relation énigmatique entre philosophie et politique «  d’Alain Badiou.  Il a fait très beau hier (25°). Nous sommes ici en automne, dans la région la plus froide du Brésil ! Le monastère, comme la plupart des habitations ne possède pas de chauffage, puisque la température en hiver ne descend que rarement en dessous de 10°.

09:47 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/05/2015

Petit journal d’un agnostique au monastère (2)

collart.jpgC’était hier le grand jour festif pour célébrer les 50 ans de vie monastique de mon ami. Cela se marque en premier par des offices et une messe solennels. Chants grégoriens, grandes orgues, encens, présence de personnalités religieuses. Contemplation d’abord avec au moins 8 heures de "prestation" dans le chœur de l’église. Une journée de boulot ! Et puis, la fête le soir. Une décoration florale fabuleuse et des tables dressées et nappées dignes des palais royaux. Une vidéo retraçant la vie de mon ami depuis sa naissance, avec une belle série de photos souvenirs. Nous y apparaissons en adolescents, puis en jeunes novices bénédictins. Le parcours qu’ a mené mon ami jusqu’ici au Brésil, où il a fondé ce monastère, est semé de bien de tribulations religieuses et autres. Mais il a réussi à faire incarner ses valeurs monastiques et liturgiques. Son choix n’aurait pas été le mien, mais qu’importe. Aujourd'hui c'est la fête. Un magnifique bufffet nous attend, mais avant  vient le temps des discours de circonstance. Je suis invité à prendre la parole en premier, devant les 150 convives dont je dois être le seul incroyant. Alors, j’ose. En retraçant notre parcours commun, devenu  au fil du temps de plus en plus  différent, je marque mon plus grand intérêt pour l’action que celui de la contemplation. Je retrace un peu mes appartenances politiques évolutives pour affirmer aujourd’hui ma conviction communiste. Je cite Helder Camara, cet évêque brésilien, qui déclarait être vu comme un saint lorsqu’il aidait un pauvre et comme un communiste lorsqu’il demandait le pourquoi de la pauvreté. Je glisse même dans mon petit discours improvisé que j’ai soutenu la campagne du parti qui a, après des dizaines d’années, a réussi à refaire une entrée parlementaire communiste. Et oui, j’ai osé et j’ai été très applaudi et félicité par bien des participants. Les monastères ont été parfois des lieux d’inquisition, mais aussi de révolution…

14:44 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/05/2015

Petit journal d’un agnostique au monastère (1)

santa rosa 1.jpgJ’ai à nouveau pu constater ce jour que les monastères sont  encore et toujours des lieux d’érudition et de paix. Surprenant et assez  incompréhensible pour moi de voir des moines cultivés, érudits, ayant parfois beaucoup voyagés,  accepter d’adhérer à une dogmatique catholique et vaticane basée sur une histoire très contestable de l’existence d’un messie et d’un dieu nommé Jésus ! Mais soit. Je ne vais pas me lancer aujourd’hui dans l’exégèse des dites saintes écritures et dans l’historicité du fait chrétien au fil des siècles. J’aime les offices sobres, le chant des psaumes et la musique grégorienne que j’ai entendus dans ce monastère de l’ami Cristiano. Cela révèle une transcendance de l’humain qui, au-delà de toute croyance en un dieu, apporte une sérénité qui fait du bien dans un monde stressé, en course de nombreuses futilités. Ces inutiles de société que sont les moines y apportent l’utilité du recul. La paix que dégage leur vie contemplative peut être utile à ceux qui, comme moi, préfèrent de loin la vie active. Les plaisirs terrestres n’y sont pas absents et la bouteille de champagne que réservait et servait le prieur et ami à ses deux visiteurs belges valait autant à mes yeux et palais qu’une pieuse prière en guise d’accueil… Les saveurs éternelles promises n’empêchent pas d’en prendre un acompte ( plus certain pour moi) sur cette terre ! Alléluia, Alléluia.

06:31 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/05/2015

Jean-Luc Mélenchon, invité d’“On n’est pas couché”

hareng.pngJean-Luc Mélenchon, invité d’“On n’est pas couché” ce 9 mai à l’occasion de la parution de son nouveau livre, “Le Hareng de Bismarck” a encore frappé fort et, à mon avis, très justement. Il est temps que la pensée unique, tant relayée par nos médias, soit un peu secouée.  Dans un style percutant et convaincant, l'homme qu'on aime ou déteste, dénonce la volonté de l’Allemagne d’imposer au reste de l’Europe sa vision de la vie en société. Cette vision n'a rien d'idyllique.  Porteuse de violence sociale, elle ne peut nous servir de modèle. Elle bafoue des valeurs humaniste fondamentales, telles que la  main mise l'économie financière casino  sur la politique, l'égalité sociale, la laïcité. Sans ces valeurs, une vraie liberté devient impossible.  Jean-Luc Mélenchon est un des rares politique qui ne se laisse pas enfermer dans les petites polémiques dont sont friandes nos chaînes télévisées. Il va direct au cœur des problèmes. Pour lui l'l’Europe souffre de l’arrogance politique de cette droite allemande (CDU-CSU) conduite par Angela Merkel. Et l'auteur sait brillamment illustrer les dégâts de cette politique. Ainsi, dans ce pays dont nous rêverions bien à tort,  le vieillissement de la population impose ses contraintes. Les retraités,  qui forment le gros des électeurs de cette droite allemands , exigent toujours plus de dividendes et le maintien d’un euros fort. Donc, moins de salaires et d'investissements. Conséquence, c’est la finance qui règne sans partage et même le SPD (le PS allemand) la défend sans complexe dans des coalitions avec la droite. Cela ne pourra tenir. Sur le terrain social, c’est une catastrophe, plus de 16 % de la population vit sous le seuil de pauvreté ce qui représente 13 millions de personnes ! Mais cela est bien caché. Les arguments du tribun et écrivain font mouche, non seulement parce qu'ils sont tranchants, mais surtout rationnels  et à  la recherche d'un véritable l'intérêt général. Le courage de faire les réformes nécessaires, que ne cessent de nous chanter les politiques de droite pour nous imposer l'austérité, est une hérésie économique au service d'une minorité de nantis. Il est temps de résister politiquement. Temps de refuser que ce pays serve de référence par,  dit-il avec fougue et conviction,  un quasi terrorisme intellectuel pour nous faire baisser les yeux sitôt que nous dénonçons l’injustice de notre monde et la folie des choix économiques de l’Union européenne sous influence allemande. C'est aussi ma conviction et le sens de mon adhésion au PTB. Et comment ne pas suivre l'auteur, au moment des commémorations des  guerres qui nous ont tragiquement opposé à l'Allemagne? Elles ne sont pas nées de la seule folie d'un Hitler ou je ne sais trop quels arguments psychologisants mettant l'économie et la politique à distance. N'ayant rien appris de cette histoire tragique, l'ultra libéralisme et les fanatiques qui l'impulsent, par leurs égoïsmes, exacerbent les vieux nationalismes  qui se réveillent. Avant donc de tirer à boulet bleu sur ceux qui ont une vraie pensée rouge, Mélenchon a raison de traiter de crétins ceux qui viendraient traiter de ce je ne sais trop quoi son parti de gauche sans même s'informer sérieusement de son contenu alternatif à la politique de merde que mène Hollande, après celle de Sarkozy, et chez nous de Michel après celle de Di Rupo. Que les tenants de cette politique  de droite s'enquièrent au moins de  connaitre ce contenu,  avant de critiquer par des clichés simplistes que lui appliquent ceux qui refusent le dialogue des idées et des faits qui pourraient les sortir de leur confort matériel et intellectuel.

 

 


 

08:18 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/05/2015

Evoquer nos mères disparues

numérisation0017.jpgNous avons bien raison d'évoquer encore en ce jour de la fête des mères, celles qui nous ont quitté pour un ailleurs que personne ne peut assurer exister ou non. Comme nous sommes dans cette ignorance, autant les faire un peu revivre par leur évocation. Comme tous les morts (osons le mot) leur existence se poursuit dans le souvenir, les nôtres et ceux  des autres. Il est le dernier rempart contre le néant absolu, c'est pourquoi il  est important de le cultiver. Que nous nous souvenions en bien ou en mal, peu importe. Nous n'avons jamais eu des parents parfaits, pas plus que nous n'avons été des enfants parfaits.  Rires, pleurs, joies et souffrances, banalités ou non du quotidien tissent nos souvenirs, comme leur vie et la nôtre. Il nous arrive parfois de les évoquer lorsque nous avons besoin de soutien. Cela nous rassure et c'est bien ainsi. Ils poursuivent ainsi leur vie avec nous et pour nous. Evoquer nos être chers disparus doit nous rattacher à ceux qui sont vivants et qui ont besoin de notre éphémère aide pour qu'ils se sachent aimés, en paroles mais plus encore en actes.  N'oublions pas de joindre à nos souvenirs personnels ceux qui sont collectifs. Si je n'aime pas trop les commémorations collectives officielles et codifiées, elles ont au moins le mérite de resituer l'histoire de nos chers disparus dans l'histoire générale qu'ils ont connue. Histoire tragique des guerres de ceux qui y ont survécu ou non.   Cette Histoire qui lie nos histoires  qui feront  l'Histoire d'aujourd'hui et demain.  

10:38 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/05/2015

Le triomphe de Cameron

cameron.pngLe simplisme de la communication et sa professionnalisation a bien favorisé le triomphe de David Cameron.  L'Australien Lynton Crosby (comme le signalait le Figaro) aussi discret qu'efficace gourou de la communication du Parti conservateur, embauché il y a plus de deux ans à prix d'or, n'aura finalement pas fait mentir son surnom de «magicien d'Oz». Décrié dans les rangs même du parti, il continuait contre vents et marées à la veille de l'élection à prédire plus de 300 sièges à son client. On lui reprochait ses messages simples, voire simplistes, de la campagne: la compétence des tories ou le chaos travailliste. Voilà qui prouve encore combien le simplisme des gros clichés peut être très payant. Mais au-delà de cette stratégie communicative, je crois que le parti travailliste paie sa diversité d'opinion et le tournant de fortement socialiste à celui de sociale-démocrate pris déjà par des Tony Blair et Gordon Brow, au pouvoir de 1997 à 2010. La mise à l'écart du pouvoir et son rôle d'opposition n'a pu redonner l'espoir à la classe populaire. L'attachement traditionnel de ce parti aux syndicats ne lui a pas suffi pour retrouver une majorité. Toute ressemblance avec notre PS serait un pur hasard!!! Bonne chance aux britanniques friands d'austérité!

 

20:49 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |