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22/06/2015

Quand les banques nous gouvernent

bourse.jpgLa dite crise grecque a au moins le mérite de mettre en lumière la mainmise des banques sur les politiques. La souveraineté des Etats n'est plus qu'une coquille vide dans laquelle se meuvent les marionnettes d'un parlementarisme devant se contenter de s'occuper de tout, sauf du principal. Nos élus ont perdu la compétence économique. Ce qui règle les conditions de vie matérielle et la répartition de la richesse produite par le travail est régi par le profit des banques, des multinationales et des spéculateurs financiers. Les Etats ont laissé tomber leurs planches à billets pour dépendre de créanciers privés. Les banques commerciales empruntent auprès de la Banque centrale européenne (BCE) à des taux proches de 0%. Comment se fait-il alors que l’État doive payer un taux d’intérêt aussi élevé (parfois plus de 4%) sur sa dette ? Le rôle de "garde-fou" attribué au système bancaire en place pour garder une crédibilité à l'euro s'avère inefficace et place les Etats dans un endettement ingérable, les obligeant à venir saigner le peuple, plutôt que de modifier ce système infernal imaginé par une petite classe de dominants qui s'en mettent plein les poches. A force de complexité entretenue où le citoyen, comme moi, n'y comprend plus grand-chose et est prêt à se fier aux "experts", nous perdons l'idéologie humaine comme moteur d'égalité et de solidarité pour nous laisser mener par un dit réalisme qui n'a, lui, comme objectif que le profit mal réparti. Nos amis grecs osent, eux, remettre en cause leur endettement en affrontant de face et autour de la table des "grands" ce système qui les a menés à une pauvreté devenue insupportable. Mais le bras de fer n'est pas évident et l'issue bien incertaine au vu du glaive et des stratégies d'un capitalisme pour qui nous ne sommes que des objets de profit. Il est temps de remettre l'idéologie et sa pédagogie au centre du débat, mais plus encore au centre du combat

09:09 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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