mik dupont UA-70672535-1

05/07/2015

Référendum: l'enjeu n'est pas que grec

 

oxi.jpgSi la raison de ce référendum concerne bien en premier lieu un règlement honorable de la dette abyssale de la Grèce, il a  aussi comme enjeu principal la politique d'austérité que veut imposer l'Europe à ses Etats. UE, BCE, FMI s'entendent pour protéger avant tout les banques. Le dieu profit passe avant le bien-être humain. La vision d'une autre société, défendue par un gouvernement de gauche radicale, Syrisa, dérange. Les déclarations du président du Parlement européen Martin Schulz ont été claires sur le sujet: la consultation donnera ainsi l'opportunité d'en finir avec "l'ère Syriza" et son risque de contagion contestataire à d'autres pays d'une UE parfois fragile.  Pour l'éviter, elles ont avancé l'arme redoutable de la peur. L'oligarchie européenne, forte de ses moyens médiatiques pour répandre la désinformation, a semé la panique. Si le scénario post-référendum du oui, comme du non,  est loin d’être clair, un combat a déjà été gagné. Celui de la solidarité exprimée à Bruxelles, Barcelone, Paris, Dublin ou Francfort. Les dirigeants de l'UE devront en tenir compte. Une Grèce qui aujourd'hui dirait même "oui" en majorité risque bien de se réveiller dans une révolte bien plus violente  dès lors que  ses citoyens continueraient à être étranglés par une austérité prolongée, voire durcie.  La solidarité internationale des gauches radicales reste un avertissement sévère à changer le cap de cette austérité touchant en premier les moins nantis. Le vent nouveau qui souffle en Espagne, en Italie, au Portugal, chez nous et même dans le pays d'Angela risque bien d'entrer par les portes et fenêtres fermées de la demeure protégée de la haute et grosse finance. Et si elles résistent, attendons-nous alors à des tempêtes bien plus violentes qui ne se  joueront plus seulement devant des urnes.

 

09:44 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.