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13/07/2015

Grèce: à qui est allé le soi-disant argent des citoyens européens?

euro.jpgNotre ministre des affaires étrangères, ex petit roquet jaloux cucufié de la famille Michel, soulignait encore que le citoyen ne doit pas oublier que c'est SON argent qui avait été prêté à la Grèce, puisqu'il s'agissait d'argent public. Cette "demi" vérité, puisque l'entièreté est bien plus complexe, est en permanence véhiculée par les médias dominants. En tant que simples citoyens, sans être grands spécialistes,  nous devrions nous informer un peu plus. En 2013, des études sérieuses montraient et démontraient que les 207 milliards d’euros débloqués par l’Union européenne et le FMI depuis 2010 avaient été répartis comme suit: 58 milliards pour les banques grecques; 101 milliards pour les créanciers de l’État grec ( banques et fonds d'investissements pour la plupart). Une étude d’Attac Autriche montrait ainsi que seuls 46 milliards ont servi à renflouer les comptes publics – toujours sous forme de prêts, bien sûr. A mettre en parallèle avec les 34 milliards payés par l’État à ses créanciers en intérêt de la dette sur la même période. Sans entrer dans une bataille stérile de chiffres, il est évident et reconnu que près de 80% de NOTRE argent n'a donc pas bénéficié à la population grecque mais, directement ou indirectement, au secteur financier ! La crise grecque devient la preuve évidente de ce que d'aucuns nomment avec raison  le « capitalisme du désastre ». Ce désastre est conduit plus que jamais par des bureaucrates européens et des pantins politiques pris aujourd'hui au piège d'un pays courageux qui ose dire non à ce mauvais jeu de dupes. Si des citoyens ont trichés l'Etat, leur faute est minime au regard, et ce n'est qu'un exemple, d'un Draghi à la BCE, qui après avoir travaillé à la banque américaine  a maquillé les compte de la Grèce, assassin  ayant encore le culot aujourd'hui d'être au chevet de sa victime. Qui est plus fraudeur? Qu'on en finisse donc avec l'image de tous les grecs fainéants et fraudeurs. On pensera ce que l'on veut de Tsipras et de son parti Syrisa, mais comme le souligne justement Peter Mertens: " Le seul avantage de cette situation est que le gouvernement grec aura démontré à toute l'Europe les intentions de ces guerriers économiques criminels et qu'il a mis à nu les contradictions entre les grandes puissances. Il y a bien sûr des débats à mener, intéressants et moins intéressants, sur les concessions faites par le gouvernement Tsipras et sur la situation très difficile dans laquelle se trouve Syriza.  Mais aujourd'hui, l'essentiel est que tous les démocrates et progressistes dénoncent la guerre économique de l'Allemagne car là se trouve le noeud du combat pour une Europe de l'égalité, du développement économique et de la solidarité. Plus que jamais solidarité avec la Grèce".  

08:01 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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