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14/07/2015

Une différence de sincérité entre Tsipras et Hollande

abcd.jpgVoici qui nous change de la politique traditionnelle. Deux rencontres avec la presse bien différentes. Avec Hollande, nous avons eu droit à l'éternelle autosatisfaction de dirigeants hypocrites pour qui l'erreur serait impensable, tant leur action leur parait bonne, indispensable et inévitable pour un  "intérêt supérieur de l'Etat", même si le peuple, lui, crève. Tout différente celle d'un Tsipras qui ose affirmer ses erreurs, sa faiblesse, dans cette sale nuit pour l'Europe où, le revolver allemand sur la tempe, il a dû signer un accord auquel il ne croit pas.  Et de souligner avec justesse et tristesse: «  Le message envoyé c’est que la démocratie ne compte pas pour des pays endettés. Il est évident que les conservateurs européens sont mal à l’aise avec un gouvernement – comme le nôtre – qui est différent  ». Bravo. L'aveu de faiblesse est une force. Qui pourrait vous reprocher la trahison nécessaire pour maintenir un pays la tête un peu hors de l'eau et survivre en attendant qu'une guerre de tranchées aboutisse à une meilleure victoire? Sans renier ses idéaux, le voilà dans l'obligation impérieuse et cruelle d'assumer sa responsabilité. Tsipras n'a pas d'autre alternative, du moins aujourd'hui. Une démission n'arrangerait rien, sinon la formation d'un gouvernement laissant cours à la même application de l'arrêt de mort dicté par Merkel.  C'est une vraie tragédie grecque qui un jour ou un autre se retournera sur ses auteurs européens.

 

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