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16/07/2015

Ce n'est pas une question de pognon ?

fortune.png"L'humanité" publiait mardi le classement du magazine économique Challenges des plus grosses fortunes de France. " L'argent des dix personnalités les plus riches de France représentent 195 milliards d'euros, soit 60,6 % de la dette grecque (321, 7 milliards d'euros). L'augmentation des dix plus grandes fortunes françaises (53,5 milliards d'euros cette année) représente un sixième (17 %) de la dette grecque. Autrement dit, en considérant que l'augmentation des fortunes reste la même (alors qu'en vérité les augmentations gonflent un peu plus chaque année), la dette grecque serait remboursée en l'espace de six ans par la simple augmentation des dix plus grandes fortunes de France". Est-il donc populiste de crier que le pognon existe bien, mais qu'il va dans quelques mains qui ne peuvent dire que seul le travail les a enrichis? Le travail de qui? De ceux que l'on presse  et à qui les valets servants de nos millionnaires prêchent l'effort indispensable et inévitable pour redresser l'économie de leur pays. Est-il populiste de clamer et de réclamer une autre répartition des richesses?  "Les chiffres parlent d'eux-mêmes ; le problème n'est pas un manque d'argent mais une malheureuse répartition des richesses. Les plus riches, toujours plus riches, sont paradoxalement les moins taxés et jouent d'un système fiscal trop tendre envers eux", concluait justement l'article. Ce qui est pointé en France est évidemment identique dans le monde. Notre Belgique n'y échappe pas et pourtant la taxe des millionnaires est en permanence postposée sur base de faux arguments. L'avantage de la crise grecque aura au moins permis de lever un peu plus le voile sur une Europe économique et politique que nous ne voulons pas dans son état actuel de fonctionnement. Nous devons contester cette Europe dans chaque pays qui la compose, à commencer par le nôtre. Oh, nous ne sommes pas ENCORE dans la même position, mais notre gouvernement nous y mène à pas très lent avec des mesures habiles de restriction de sécurité sociale et des faveurs accordées au monde de la finance. Quelques grognements parlementaires d'une gauche qui se drape de rouge au fédéral et mène une politique néo-libérale à la Région ne changeront pas la marche d'une austérité mal répartie. Il faudra lui opposer, comme au printemps, une forte résistance via les forces réelles d'une vraie gauche soudée et organisée.

00:07 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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