mik dupont UA-70672535-1

18/07/2015

Tsipras "ne mange plus, ne dort plus"

 tsipras 4.jpgTsipras "ne mange plus, ne dort plus", vient de déclarer sa mère. Et comment en serait-il autrement pour un premier ministre d'obédience marxiste chargé de mener des réformes ultra- libérales? J'entends les grands cris de trahison, de tristesse, dé déception, de reniement. Comment soutenir à la fois cet homme et son parti Syriza? Mission impossible. Sans nouvelles élections son poste deviendra de plus en plus intenable. On ne refait sans doute pas le passé, mais il me semble que son tort premier est d'avoir cru à un rassemblement possible de diverses composantes de la gauche radicale grecque. Le vers était dans le fruit.  La deuxième erreur est liée à un succès trop rapide et écrasant l'obligeant, avec l'obtention de presque la moitié des sièges parlementaires, d'accéder au pouvoir. La troisième d'avoir préféré à un chaos immédiat du pays celui d'une agonie lente imposée par la Troïka capitaliste. Trop peu de temps aussi pour préparer un grexit, comme solution B. Il y a de quoi ne point dormir et devenir même schizophrène. Avouons bien simplement que cet homme a raté personnellement son coup, ce qui serait un moindre mal, s'il n'avait pas entrainé son pays dans une misère plus grande encore que celle d'un hier dont il ne porte pas la responsabilité. Face à un monde politique, guidé par des requins cyniques et sans scrupule, il ne suffit pas d'opposer un idéalisme d'égalité. Cet idéalisme a besoin de se reposer sur des structures solides, autant que sur les mouvements indispensables de la rue. Tsipras n'a-t-il pas été trop rapide  pour  rassembler en 2004 des composantes hétéroclites de partis de gauche et d'extrême gauche comprenant un large spectre de formations politiques (treize au total) et de politiciens indépendants, comme des communistes pro-européens (eurocommunisme), des écologistes, des socialistes et des eurosceptiques? Comment dès lors arriver à bien structurer et unifier une coalition transformée en parti seulement depuis 2013? Même riches en personnalités diverses et très compétentes, ce parti devait imploser dès la première difficulté. Et ce n'est pas une difficulté dont il a eu à faire face mais bien à un iceberg invincible! La navigation de Siryza n'est pas terminée. Pas plus que celle d'une Europe qui  prend l'eau bien au-delà de la crise grecque. Mais attention, de nouvelles élections ne seront pas la solution. Celle-ci se trouve, non dans la représentativité, mais bien dans l'implication citoyenne.

 

20:39 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.