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20/07/2015

La fête nationale ne sera pas celle de notre portefeuille !

belge.pngA moins de posséder un portefeuille ministériel , il a beaucoup de chance que le nôtre soit encore vidé un peu plus par des mesures qui se préparent dans le secret de nos édiles réunis dans "notre" beau château de Val-Duchesse. Le bal des millions et des milliards à trouver touche à sa fin. Oh, nous ne sommes pas ENCORE en Grèce, même si la tutelle de l'Europe et de ses alliés de fric a dicté son objectif final d'un équilibre budgétaire à atteindre. Pour ce faire, on ne cesse de parler de la "tax shift", nouvelle expression qui pour les nuls, comme moi, ne sachant trop ce que cet anglicisme signifie,  est simplement un virage fiscal qui vise d’alléger les prélèvements sur le travail pour les faire porter sur d’autres types de revenus ou de comportements. C'est devenu la tarte à crème garnie d'une pomme de discorde entre les partis pâtissiers. Les avis divergent au sujet de la recette. La base reste la même: compétitivité, compétitivité. Le travail est trop taxé chez nous. Ce ne serait bon pour personne. Pour le travailleur, pour l'emploi, et surtout pour les recettes que l'Etat qui doit faire afin de faire face à une sécurité sociale toujours plus coûteuse. Ça, c'est le discours officiel. OK, du moins tant que le modèle capitaliste persiste dans cette fameuse course du marché-libre.  Dans un contexte budgétaire compliqué, où la dette publique ne cesse de remplir les caisses des banques, il serait donc indispensable de la faire diminuer ( sans bien entendu toucher trop les "prêteurs". Où ça coince est le choix à opérer pour cette diminution. Les pistes évoquées ces derniers temps n'ont rien de bien neufs.  Taxer les comportements polluants (voitures de société notamment); les fortunes; l'immobilier, les plus-values, augmenter la TVA. Gageons que l'espèce de compromis qui sortira sera celui qui fera peser les principales économies sur le dos des plus faibles, puisque nettement plus nombreux et moins battants que les gros poissons qui tiennent à garder leur magot. La taxe des millionnaires passera à la trappe, celle  sur l'argent casino ne fera pas trop mal aux spéculateurs, Pire encore, sous la houlette de la NVA qui veut que les économies touchent essentiellement la sécurité sociale, celle-ci se réduira encore. La chasse à la fraude sociale se renforcera, tandis que celle de la fraude fiscale trouvera la parade experte pour ne pas être trop touchée.  La N-VA s’est également positionnée contre une hausse de la fiscalité immobilière et une taxation du patrimoine. Avec la droite, c'est toujours ainsi, qu'elle soit flamande ou autre. Pour l’Open VLD, les baisses des charges sur le travail doivent être compensées par des diminutions dans les dépenses publiques (exceptées  celles sur salaires ministériels et cadeaux aux petits amis du privé)  ou par la lutte contre la fraude (entendez la sociale). Du  côté CD&V et de son ministre " on va trouver une solution", on retrouve les thèses centristes qui estiment que l’on peut trouver l’argent dans un équilibre entre l’éco-fiscalité (taxe sur la pollution), la consommation (TVA) et les fortunes. Notre Charlot, prestidigitateur de la droite dite sociale, répète le discours (je dis bien le discours)  qu’il faut cibler "les pollueurs, les fraudeurs et les spéculateurs" pour compenser la baisse des charges sur le travail. Pas de grand mystère pour le communiqué qui suivra l'accord. Refrain et couplets ne changent jamais.  Ce sera le résultat d'un dit compromis qui touchera équitablement tous les citoyens! Ne soyons pas dupes, ce sont les plus petits et moyens portefeuilles qui seront, parce que les plus nombreux et les plus vulnérables, qui seront encore un peu plus vidés de leur salaire ou petites économies. De quoi laisser sur le podium du défilé national de policiers paniqués et d'une armée coûtant la peau des fesses, à la fois les nantis serviteurs et piqueurs de fric populaire, avec en tête d'affiche et à côté de sa majesté Philippe, les dignes représentants du surréalisme belge, c’est-à-dire: celles et ceux qui républicains veulent une nation flamande indépendante! On n'est pas sorti de l'auberge qui ressemble plus à l'espagnole qu'à celle de la brabançonne!

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