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05/08/2015

Un chemin collectif devenu bien difficile

mieux-vivre.jpgLe travail  actuel de déconstruction des gouvernements de droite des acquis sociaux et de ses défenseurs; principalement des syndicats, devrait au minimum nous poser question. Une connaissance minimum de l'histoire nous montre pourtant le chemin que nos ancêtres ont parcouru pour arriver à la libération de leur esclavage  au service du pouvoir de quelque uns formant une "'élite". Raoul Hedebouw soulignait avec justesse son étonnement de ne voir dans les allées et salles du parlement que des tableaux de personnalités de notre histoire et aucun concernant les grands combats collectifs et sociaux de notre pays. Pas étonnant si nous  nous référons au  lien que veut nous imposer une tradition individuelle. Les "traces" d'une route collective seraient dangereuses pour le lieu "sacré" d'une dite démocratie dictée et guidée par l'éveil des puissants et le sommeil des "guidés".  Il faut éviter la réinvention du temple des décisions. Le même Raoul s'étonnait aussi du peu de clarté naturelle dans l'hémicycle de nos élus. Sans doute, parce que ses occupants se croient source de lumière refusant celle qui lui viendrait de l'extérieur! Tant que nous sommes dans l'anecdotique, je suis toujours frappé de voir l'attrait admiratif  des téléspectateurs et des "acteurs" de l'émission TV "terre inconnue". Un peu comme si notre société, devenue si peu solidaire, rêvait de ces peuplades "arriérées", où le bonheur et la survie de l'individu se forgent dans une forme d'existence corporatiste, associative et solidaire. Au nom de notre liberté, bien plus idéologique que réelle, nombreux sont pourtant  ceux d’entre eux qui ne sont que des hommes de troupeau, apologistes d'un statu quo démocratique reposant sur la désignation bien aléatoire d'élus tous les x temps. Remettre en cause notre système parlementaire ne suffira pourtant pas à engendrer une autre politique. Il faut aussi remettre en cause les idéologies. Donner d'autres réponses aux questions dominantes risquent de ne pas changer grand-chose. A l'image de ces terres inconnues, nous ferions mieux de rejeter ce qui génère en premier les inégalités sociales: la fameuse croissance. Le grand combat de demain devrait abandonner ce piège pour se focaliser sur un  développement des biens communs nous redonnant l'envie d'être des "partageux".

 

17:44 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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