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15/09/2015

Revue de presse

presse1.jpgA ne lire que les titres des journaux, nous comprenons vite combien notre monde s'enfonce dans la médiocrité humaine. Afin de pouvoir payer son impression et diffusion, nous devons d'abord subir toute la pub d'une consommation sensée nous rendre beaux, jeunes, riches, modes, bien et rapidement nourris, etc, etc. De quoi bien enrichir les actionnaires de multinationales et d'entretenir le yoyo des bourses dont les vraies valeurs de financer les investissements d'entreprises se sont perdues dans la simple spéculation casino espérant un maximum de profit rapide. Les grands défis de société s'enlisent dans un fatras de nouvelles qui nous plongent dans un autre yoyo, celui de l'émotionnel à géométrie très variable. On survole le monde avec des guerres de pouvoirs entre puissances qui sous couverts de nos droits envoient à la boucherie les innocents ignorants, ou encore les fanatiques de leaders malins ou débiles. Les corruptions idéologiques se confondent avec celles du profit défendu par une classe dirigeante narcissique, arriviste et surtout avide d'un pouvoir d'opérette, d'apparat et de fric. On est tenté d'admirer des milliardaires généreux, comme celui d'Egypte, voulant acheter trois îles grecques pour les peupler de réfugiés sans que personne ne se demande comment on devient milliardaire! Les répartitions injustes et scandaleuses de richesses paraissent normales et on vous invite même à être scandaleusement riche. Le lotto de quelques boules ressemble à celui de la vie où certains parviennent à nous faire croire au hasard de la misère ou de la richesse. La presse  atténue alors les "grandes nouvelles" par un flot d'informations peoples, permettant aux anonymes de vivre par procuration  ce à quoi un système capitaliste les fait rêver pour enrichir les plus nantis sur le dos naïfs ou soumis de celles et ceux qui triment pour produire leurs richesses. Nous hurlons dans des stades d'un foot devenu à son tour une bourse corrompue d'investissements de quelques magnats pour qui le ballon rond relève plus d'un wall street que de compétions sportives. Seul petit espoir dans  notre monde noir et en perte de valeurs réellement humanistes, celui d'une solidarité réveillée par le sort des migrants devenus des miroirs de la folie humaine. Ou encore celui d'une petite fille trisomique défilant comme mannequin de mode, bien que certainement instrumentalisée pour faire un gros buzz. Un minimum de réflexion sur la lecture ou l'écoute de nos médias a de quoi nous rendre déprimés, découragés, impuissants. Et pourtant, le militantisme de celles et ceux, qui comme moi, veulent encore croire à un monde meilleur ravive encore et toujours la flamme de l'espoir. C'est de ce mouvement, comme il s'exprimera encore dimanche à Manifestia, après celui exprimé en France par la fête de l'humanité, qui, sans rapide miracle, opérera le réveil des consciences altruistes et solidaire, non pour un monde bisounours, mais celui où l'égoïsme de chacun pourra être transcendé par la nécessité d'un combat pour un mieux vivre commun.

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