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28/09/2015

Les dessous de cartes des grandes décisions européennes

médiapart.jpgLorsqu'on entend Yanis Varoufakis , l'ancien ministre des finances d'Alexis Tsipras,  décrire comment se passaient les tractations politiques au plus haut niveau européen, il y a de quoi frémir et s'indigner. Son interview pour Médiapart est vraiment éclairante. Il y de quoi ne plus croire à la fameuse démocratie dont nos hommes et femmes politiques se réclament. Ceux-ci sont bien plus incompétents que nous pourrions le  croire. Les grandes décisions se prennent sans aucune connaissance profonde des dossiers, mais bien par une soumission pure et simple aux dictats de dits "experts" à la solde des grandes banques et plus particulièrement  de la Bundesbank L'Eurogroupe impose des décisions dans un déni total de la démocratie.  Des gens qui se réunissent à huit-clos, sans jamais de procès-verbaux pouvant laisser une trace, avec pourtant des mots qui sont des armes, qui déterminent le sort de nations. Une diplomatie, dit-il, qui n'utilisent pas les tanks mais les banques.  Des Hollande et autres "grands" ne peuvent rien, sinon être de simples pantins habillés d'une légitimité démocratique qu'ils ne peuvent exercer. Je ne puis que conseiller à toutes celles et ceux qui s'intéressent à la chose publique, celle qui quotidiennement règle nos conditions de vie matérielle et environnementale d'écouter dans son entièreté cet interview.

http://www.mediapart.fr/journal/international/250915/en-direct-de-mediapart-leurope-de-yanis-varoufakis

 

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27/09/2015

Mais quand donc la politique retrouvera-t-elle du cœur?

coeur.pngA entendre la plupart des discours politiques, force est de constater le cynisme nié, voilé ou même affirmé de celles et ceux qui, au nom de la raison, de la responsabilité, de la gestion, finissent par considérer l'être humain comme un dossier ou un objet économique. L'afflux de migrants a le mérite de montrer le vrai visage de gouvernants pour qui l'homme est traité en simple marchandise. Et encore, puisque les mêmes défendent la libre circulation des marchandises alors qu'ils veulent un renforcement, voire une fermeture des frontières pour les personnes. J'étais encore frappé par le discours de la "connasse" de Morano, hier à" On n'est pas couché". Elle déclarait qu'elle louait la générosité mais qu'elle ne pouvait, comme "responsable" politique qu'agir avec la raison. Un discours droitier populiste auquel une frange importante de population semble, hélas, adhérer. A croire que nous ne pourrions avoir du cœur que pour nos semblables de peau, de culture, de religion. Avec de tels propos, nous risquons bien, comme souligné, dans la même émission et avec justesse par  Xavier Durringer, de le penser, de le dire, comme aujourd'hui sans honte, avant sans doute de passer à l'action demain. A force d'insister sur le droit à nos différences, nous oublions nos ressemblances. Non ce n'est pas être bisounours, rêveur et utopiste que de ne point imposer un divorce entre raison et cœur. La question n’est pas de savoir si nous devons suivre notre raison ou notre cœur. On ne peut séparer le cœur de la raison et vice-versa. Cette coexistence cœur-raison fait partie de tout individu puisqu’elle est l’essence même de l’être humain. Mais qu'est-ce que l'être humain pour un système capitaliste défendu aujourd'hui aussi bien par la gauche que par la droite? Une simple machine à production et à consommation?  Poser la question est y répondre. Le profit avant les gens. Et ça marche puisque nous faisons plus confiance à des hommes et des femmes qui semblent bien garder la tête distante du cœur, même si certains osent dire que celui-ci saigne ou qu'eux eux-aussi sont pères et mères de famille ! En réalité, c'est leur moyen de défense pour conserver un système inégalitaire dont ils sont les bénéficiaires. Heureusement, souvent et paradoxalement, il y a encore, y compris parmi celles et ceux qui votent pour les crétins de la raison, la chaleur des mouvements de solidarité, de générosité pour contrecarrer la froideur des politiciens qui au nom de la sacrée raison ont perdu le sens de l'humanisme. Mais à nous tous de nous poser aussi cette question: pourquoi hésitons-nous entre cœur et raison? Probablement et simplement parce que nous avons peur. Une peur si bien entretenue par la désinformation de ceux qui en ont fait leur fonds de commerce. Ouvrir son esprit n'est possible que si nous ouvrons notre cœur. Le savoir rationnel n'exclut pas le savoir émotionnel. Une raison qui n'est point guidée par le cœur est irraisonnable!

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24/09/2015

Les nouveaux gouverneurs

 

smitz.jpgjamart.pngLe remplacement de certains gouverneurs ne fait pas, avec raison, couler beaucoup d'encre. Il faut dire que cette fonction relève d'une autre époque. Le citoyen est pourtant en droit de se demander si elle a encore sa place dans une Belgique régionalisée. Idem pour les autres institutions provinciales. Sans vouloir tomber dans des slogans plus ou moins démagogiques et faciles, notamment sur le coût de ces "structures" administratives, avouons qu'il serait temps de mettre fin à une "réflexion" très longue de nos gouvernants successifs qui n'a abouti jusqu'à présent qu'à des réformettes et non à un remodelage , à une restructuration, voire à une suppression, de ce niveau politique intermédiaire. Le temps de la décision aurait pu être facilité  par les  trois nouvelles nominations des gouverneurs de Liège, Brabant wallon et Luxembourg. Rien n'a été fait. Le gâteau politique a bien été conservé et partagé pour donner à chaque parti sa part. Les présidents de nos principaux partis politiques,  maîtres souverains en la matière, ont fait leur choix.  Alors qu'ordinairement, il s'agit de faire nommer des bons et loyaux serviteurs du style de H.Jamart pour le MR, B. Lutgen ( CDH) a  été plus surprenant dans son choix. Loin d'une figure connue et très  engagée en politique, il a choisi un juriste ( bastognard, comme par hasard) qu'il dit " rassembleur". Très bien, mais pour rassembler quoi? Les guerres de clans à Bastogne? Qui sait, mais ne faisons pas de suite un mauvais  procès d'intention sur celui qui a fermement refuser de faire entrer son parti dans un gouvernement avec la NVA, alors qu'il aurait pu y obtenir quelques ministres. Le dire uniquement intéressé par le gâteau politique serait donc injuste. Le "timide" engagé politique, Olivier Schmitz déclare, lui, vouloir relever un fabuleux défi qu'il ne pouvait décemment refuser. Vrai que ce défi est aussi bien payé puisqu'un gouverneur peut tabler sur un salaire net mensuel de l'ordre de 7400€.  Un poste, qui plus est, est attribué jusqu'à l'âge de la pension et sans élection!

 

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21/09/2015

Tsipras: un vainqueur à plaindre

 

tsipras201.jpgTsipras vainqueur. Mais un vainqueur à plaindre. La situation de la Grèce, en tant que cobaye de l'austérité imposée par une Europe pieds et poings liés par le gouvernement allemand et ses satellites de la haute finance, va encore devenir plus intenable.  A la misère de la très large majorité des grecs s'ajoute aujourd'hui l’afflux des migrants exploité par Aube dorée. Nommer encore Syriza de parti d'extrême gauche ou de gauche radicale devient risible. Tout juste peut-on attendre de son nouveau gouvernement une lutte plus serrée contre la corruption. Les commentaires oublient de souligner la forte abstention dans un pays où le vote est pourtant obligatoire. 40% se seraient abstenus, comprenant et persuadés, avec raison, que ce vote ne servait à rien. A cette faille démocratique du pays vient se greffer celle de l'Europe. Au-delà de toute analyse politicienne, politique ou géopolitique, je pense surtout au peuple grec, ayant dû aller voter dans des écoles où même parfois il n'y a plus de professeurs. A tous les pensionnés confrontés à une perte invraisemblable et cruelle d'un revenu qui leur permettait de vivre dans la dignité. Je pense à ces trois millions de Grecs  qui sont désormais privés de toute couverture sociale et  dont près de 35 % vivent sous le seuil de pauvreté. Leur  tunnel des sacrifices exigés pour le remboursement d'une dette créée par les requins de la finance,  du FMI et par la folie  d'un budget militaire colossal  s’élevant  à 2,5 % du PIB, est loin de se terminer.  Mais qu'importe les raisons. Ce qui compte pour la population est ce qu'elle aura demain dans l'assiette, comment elle sera soigné. Tout le reste finalement lui importe peu. Tsipras va devoir compter avec la colère, celle qui succédera à la résignation du moment. Celle qui devient violente quand les gens n'ont plus rien à perdre. La victoire de cette nuit risque bien de devenir celle de la défaite dans un délai qui sera dicté par l'échec de la politique d'une Europe assassine.

 

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20/09/2015

Les médias et Manifestia

manife.jpgAinsi va l'objectivité des médias... Pratiquement rien sur le succès de la fête de la solidarité à Bredene. 13.000 personnes refusant la politique d'austérité d'une droite et d'une gauche bobo comptent évidemment moins que de relayer les palabres de la pensée unique s'exprimant dans les salons et cocktails de Namur à l'occasion de la fête des égos des Magnette, Antoine, Prévot et Cie! Le théâtre de Namur attire bien plus nos médias. Les petits fours et coupes de bulles, servis gratis et payées par le citoyen, aux dites personnalités d'une "petite patrie dont nous devrions être fiers sans chauvinisme" valent certainement mieux que frites, soupe, hots dog  et bières achetés sous des chapiteaux moins dorés que les lieux préférés d'une "intelligentsia" politique et financière. Et puis la bonne pensée unique préférera un article sur les 3000 personnes qui étaient présentes chez Filigranes ce même samedi pour rencontrer Marie Lopez, la blogueuse mode, qui participera bientôt à l'émission   "Danse avec les stars."! Ou encore de mettre en lumière l’Apple Store de la capitale. Les croqueurs de la pomme sont évidemment moins dangereux que ceux qui mordent des gouvernements au service  de multinationales sensées répondre à nos besoins de boulot. La solidarité Apple est là soulignée! Le témoignage, lui, d'un jeune s'exclamant que la fameuse pomme: "  C’est plus qu’une marque commerciale. C’est l’élégance, l’épure. Une manière de penser, d’acheter, de travailler, de créer" est mieux relayée que celui du jeune chômeur ayant peine à s'acheter quelques pommes au marché.  Voilà le genre de valeurs qui remplissent les colonnes et écrans de  nos médias, à la solde des annonces publicitaires des magnas de la droite.

 

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18/09/2015

A propos du dernier baromètre politique

baromètre.jpgLes derniers sondages des intentions de vote dans notre pays démontrent une fois encore que nous devons rien attendre d'un parlementarisme dépendant d'un yoyo peu changeant d'électeurs pris au piège des querelles politiciennes entre une gauche et une droite très libérale ne visant qu'à sauver des partis usés et incapables de tenir tête aux vrais dirigeants que sont les banquiers et les multinationales. Devenus les valets de leurs puissants lobbys, les partis laissent le champ libre à l'extrême droite nationaliste flamande du VB qui heureusement reste malgré tout très minoritaire.  Le recul de la NVA (loin de la dégringolade qu'annonce le titre de la LLB) et au fond très proche de son rival VB, est probablement insuffisant pour que le CD&V, lui aussi en recul, ose quitter le gouvernement.  Un changement radical de politique ne peut se faire que par la pression de la rue, ce qu'a compris depuis longtemps le PTB qui en plus d'une montée lente mais constante de son électorat rallie sur le terrain de plus en plus  des représentants et militants d'associations sociales  et syndicales des travailleurs. Espérer donc un changement important d'un baromètre politique n'oscillant que dans la zone de la météo maussade d'une politique d'austérité imposée par la fausse démocratie dite représentative n'est pas pour demain.  Seule  la pression d'une masse populaire ne lâchant rien de ses revendications  pourra un jour faire osciller l'aiguille vers un temps plus ensoleillé. Tout sera évidemment mis en œuvre pour calmer les tempêtes, à l'exemple de ce qui s'est passé en Grèce. Le pouvoir politique et ses alliés financiers s'emploieront à nous intoxiquer par la croyance d'une alternative impossible d'un système politique ayant l'art de nous faire avaler les couleuvres capitalistes. Comme les Grecs, nous risquons alors de sombrer dans un désintérêt et un écœurement encore plus grand de ce  qui tisse et réglemente, bien plus que ce que nous croyons,  notre quotidien. Il est pourtant possible de faire basculer, via notre solidarité de loups et non de moutons résignés, celles et ceux qui nous mènent tout droit et petit à petit vers la pauvreté via un détricotage lent et habile d'acquis sociaux gagnés dans la sueur par nos ancêtres travailleurs.

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Marre de la compassion des "grands"

mathilde.jpgComment ne pas être scandalisé par le choix de consacrer plus de milliards à la guerre plutôt qu'à la paix? Comment ne pas voir dans la course aux armements une honte humanitaire?  Comment ne pas voir et comment approuver les choix de ceux qui par un dit "réalisme" de la peur préfèrent les armes au pain et à la dignité de la personne humaine?  Comment préférer la construction d'avions, de sous-marins et tout un arsenal militaire à la construction de logements décents pour tous ? Comment nos dits représentants osent-ils parader dans le luxe de conférences, de congrès pour y tenir des discours humanistes tout en courtisant les faiseurs d'inégalité et de guerres? Le dernier petit exemple, à ce sujet, de la reine Mathilde au Conseil des droits de l'homme des nations Unies à Genève a de quoi faire rire ou pleurer. "Je constate qu'aujourd'hui encore, femmes et hommes restent confrontés à d'importantes inégalités. Cela a des répercussions considérables sur la dignité humaine, sur la cohésion sociale et économique, sur la croissance durable et sur la compétitivité", a déclaré la reine des Belges. Mon Dieu, quelle grande révélation! Quand donc donnera-t-on dans les lieux prestigieux du pouvoir, la parole aux victimes des discriminations et des guerres plutôt qu'aux pantins couronnés ou à celles et ceux vivant le cul dans le beurre, ceints d'écharpes tricolores? Quand parviendrons-nous à imposer au pouvoir des hommes comme ce José Mujica dit "Pépé" , président de l'Uruguay entre 2005 et 2010? Quand serons-nous représenter par des personnes allergiques au protocole, autres que ces trous de culs  qui nous coûtent la peau des fesses pour des prêches banals et bateaux?  Détail budgétaire sans doute, mais symbolique d'une gouvernance du monde par des dames toilettées par de grands couturiers et des hommes en uniforme militaire ou bardés de cordons et médailles obsolètes. Quand oserons-nous sortir dans la rue pour réclamer autre chose que des discours de compassion. Quand oserons-nous crier à ces représentants du consumérisme, qu'égalité et cohésion sociale ne peuvent se créer dans leur foutue compétitivité, source d'austérité pour la masse et de richesse pour leur petite minorité? Quand oserons-nous crier et exiger des écoles plutôt que des avions de guerre? Quand oserons-nous mettre fin au règne d'une classe d'élites qui se reproduit ou se construit sur les bases de notre ignorance, de notre dégoût inactif de la politique capitaliste qui nuit plus que la cigarette à notre santé psychique et sociale, par leur tabac de merde aromatisé de l'herbe verte du pouvoir et du fric à gogo. Y en a marre de leur compassion hypocrite ou non. Faisons les migrer vers la pauvreté qu'ils déplorent…

 

 

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15/09/2015

Revue de presse

presse1.jpgA ne lire que les titres des journaux, nous comprenons vite combien notre monde s'enfonce dans la médiocrité humaine. Afin de pouvoir payer son impression et diffusion, nous devons d'abord subir toute la pub d'une consommation sensée nous rendre beaux, jeunes, riches, modes, bien et rapidement nourris, etc, etc. De quoi bien enrichir les actionnaires de multinationales et d'entretenir le yoyo des bourses dont les vraies valeurs de financer les investissements d'entreprises se sont perdues dans la simple spéculation casino espérant un maximum de profit rapide. Les grands défis de société s'enlisent dans un fatras de nouvelles qui nous plongent dans un autre yoyo, celui de l'émotionnel à géométrie très variable. On survole le monde avec des guerres de pouvoirs entre puissances qui sous couverts de nos droits envoient à la boucherie les innocents ignorants, ou encore les fanatiques de leaders malins ou débiles. Les corruptions idéologiques se confondent avec celles du profit défendu par une classe dirigeante narcissique, arriviste et surtout avide d'un pouvoir d'opérette, d'apparat et de fric. On est tenté d'admirer des milliardaires généreux, comme celui d'Egypte, voulant acheter trois îles grecques pour les peupler de réfugiés sans que personne ne se demande comment on devient milliardaire! Les répartitions injustes et scandaleuses de richesses paraissent normales et on vous invite même à être scandaleusement riche. Le lotto de quelques boules ressemble à celui de la vie où certains parviennent à nous faire croire au hasard de la misère ou de la richesse. La presse  atténue alors les "grandes nouvelles" par un flot d'informations peoples, permettant aux anonymes de vivre par procuration  ce à quoi un système capitaliste les fait rêver pour enrichir les plus nantis sur le dos naïfs ou soumis de celles et ceux qui triment pour produire leurs richesses. Nous hurlons dans des stades d'un foot devenu à son tour une bourse corrompue d'investissements de quelques magnats pour qui le ballon rond relève plus d'un wall street que de compétions sportives. Seul petit espoir dans  notre monde noir et en perte de valeurs réellement humanistes, celui d'une solidarité réveillée par le sort des migrants devenus des miroirs de la folie humaine. Ou encore celui d'une petite fille trisomique défilant comme mannequin de mode, bien que certainement instrumentalisée pour faire un gros buzz. Un minimum de réflexion sur la lecture ou l'écoute de nos médias a de quoi nous rendre déprimés, découragés, impuissants. Et pourtant, le militantisme de celles et ceux, qui comme moi, veulent encore croire à un monde meilleur ravive encore et toujours la flamme de l'espoir. C'est de ce mouvement, comme il s'exprimera encore dimanche à Manifestia, après celui exprimé en France par la fête de l'humanité, qui, sans rapide miracle, opérera le réveil des consciences altruistes et solidaire, non pour un monde bisounours, mais celui où l'égoïsme de chacun pourra être transcendé par la nécessité d'un combat pour un mieux vivre commun.

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14/09/2015

L'adieu de Claire Chazal au JT de TF1

 

chazal.jpgAinsi donc, la jolie et indéboulonnable Claire Chazal a quitté de façon sobre et digne la présentation du JT de TF1. Je ne doute point de la sincérité de sa tristesse. Mais cela ne change en rien ma conviction de voir cette chaine privée comme la servante d'un politiquement correct au service du monde financier à qui elle appartient. Chazal faisait partie de ses chiens de garde. Tout comme PPDA, elle courtisait les salons du pouvoir. Empêchée sans doute de mettre en garde les téléspectateurs contre les méfaits nationaux et internationaux de la politique française guidée par les présidents successifs qu'elle a connus et interviewés, cette journaliste a participé, de façon habile et déguisée, à la destruction des esprits critiques. Jamais, par exemple, une mise en garde  contre les dangers et les méfaits de la guerre en Lybie, contre la politique insensée de Hollande et Fabius en Syrie dont nous commençons à subir les effets. La neutralité dont se revendiquent souvent nos journalistes n'est souvent qu'un leurre. Rien que le choix et l'intensité du feu des projecteurs sur l'actualité est déjà un choix subjectif et téléguidé. Leur indépendance envers les pouvoirs de droite comme de gauche est toute relative. L'arrivée de la nouvelle élue au JT, Anne-Claire Coudray, ne changera pas la face réelle d'un JT au service de qui nous savons. La maison de TF1 a la solidité des bouygues télécom qui de la cave au grenier diffuse ce qui ramollit les cerveaux. Bon vent à celle, très bien payée, qui l'a bien occupée.

 

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13/09/2015

Les élections grecques de dimanche prochain

 

varoufakis.jpgLes élections grecques de dimanche ne serviront pas à grand-chose. Le résultat du scrutin, quel qu'il soit, est déjà connu. Les élus n'appartiennent pas au pays. Ils ont déjà été élus  par la Troïka. Ce sont les experts larbins des banques, soutenus par nos dirigeants européens. Yanis Varoufakis a raison lorsqu'il déclare que le nouveau gouvernement issu des urnes n'aura rien à gouverner puisque le mémorandum de la Troïka, signé par Tsipras, dicte et impose déjà les réformes présentes et à venir. Une fois de plus, nous constatons qu'une politique parlementaire n'est qu'un jeu de dupes et qu'elle n'est en rien représentative d'une volonté du peuple. Le référendum grecque et son oxi  avec 61,31% n'aura servi à rien. Le colonialisme financier l'a balayé d'un seul revers. Les seigneurs ne voulaient pas un gouvernement de gauche capable de toucher à leurs intérêts. Mais s'ils ont gagné une manche, suivie probablement de celle de dimanche, ce n'est pourtant pas le temps de la résignation. Ces élections ne couvriront qu'un temps le volcan qui finira par cracher le feu de la misère imposée par l'austérité pour les producteurs de richesses et le "in the Pocket" pour les banques et leurs alliés politiques ou financiers.  Notre élan solidaire avec le peuple grec ne peut se rompre. A son non du référendum, nous devons continuer de joindre le nôtre dans notre pays. Non, à cette politique d'austérité qui ne marche d'ailleurs pas. A la question de savoir comment aider le peuple grecque actuellement, Varoufakis lors de la fête de l'humanité en France, a eu cette réponse juste et extraordinaire en prenant l'exemple des communistes français qui demandaient à Hô Chi Minh comment l'aider. Celui-ci avait répondu: faites la révolution en France! L'actualité braquée aujourd'hui sur les migrants nous fait un peu oublier les enjeux grecs. Ils font pourtant partie du même combat à mener. Celui de l'inégalité entretenue par les différentes puissances capitalistes, prêtes à tous les coups pour garder la main mise sur des richesses dont leur minorité profite.

 

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