mik dupont UA-70672535-1

28/10/2015

Débat Magnette- Hedebouw

magnette et raoul.jpgEn ayant suivi avec attention le débat politique de ce soir avec P.Magnette, je me suis posé beaucoup de questions! A travers la brillance indiscutable du président PS de la région wallonne, prêt  à défendre avec habilité sa politique de compromis, tant au niveau régional, fédéral qu’international, on peut se demander si réellement le compromis tant vanté n'est pas purement et simplement le promis aux cons que nous sommes. Si ce PS osant soutenir le reniement de Tsipras en Grèce,  bénir son gouvernement actuel et en même temps se dire adversaire de la politique d'austérité, alors je ne comprends plus rien. Si se raccrocher à la belle citation de Jean Jaurès: “C'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source” et s'en dire plus connaisseur que R. Hedebouw, en oubliant sans doute cet autre citation: “Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience”, alors j'ose affirmer que vous  trahissez la conscience de la source socialiste. Nous avons assisté au discours péremptoire de celui qui sait tout, travaille sur tout, vit tout. C'était l'arrogance du pouvoir, identique à celle d'un P.Y  Johelet . L'absence de  remise en question, comme reproche et leçon; adressée à vos interlocuteurs, ne semble pas en tout cas faire partie de  votre assurance, du moins verbale. Mais qu'attendre évidemment d'autre de quelqu'un qui, bien que prétendant vivre la réalité de terrain, parce qu'il s'y rend en voiture avec chauffeur, écoute et regarde avec attention la misère y régner, pour aussitôt reprendre la route bourgeoise du pouvoir? Qu'attendre de ce professeur, sinon de belles théories? Mais non Monsieur Magnette, vous le grand connaisseur de Jaurès qui vous aurait sans aucun doute rétorqué ce qu'il écrivait: “On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est” vous le trahissez. Oh, vous avez vite coupé  R. Hedebouw qui voulait vous signaler à propos de votre obsession d'un PTB qui ne veut pas se mouiller au pouvoir que son parti avait pourtant osé bloquer une majorité NVA en participant à une majorité communale, celle de Borgerhout.  Oui, là, le PTB (PVDA) savait prendre ses responsabilités pour mener une autre politique que celle de vos compromis mous et rentables à votre classe politique. Mais la parole, je vous l'accorde, plus simple mais aussi plus vraie, qui part d'un véritable partage de vie d'un mandataire avec le quotidien des travailleurs vous paraissait sans doute trop dangereuse pour ne pas l'écraser de votre "science politique". Mais la question plus fondamentale encore que je me pose est celle de croire ou non  encore à un changement de société au profit d'une majorité de citoyens par la voie d'une représentativité qui n'est plus qu'un jeu sans véritablement d'enjeu, sinon d'occuper les sièges rentables d'un parlementarisme de pacotille se perdant dans les dédales d'égos en quête de servir bien plus que de servir. Que dans des dédales où les procédures législatives jouent à cache à cache avant d'accoucher de mesurettes ne touchant pas les  grandes mesures dictées dans les hémicycles opaques de la finance et des multinationales.  Populisme, n'est pas que tout cela…. Non, simple bon sens  qui ne tombe pas dans les blablas menteurs et prometteurs …

23:05 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

triste débat et des commentaires a trois du charabia,avec le journaliste.

Écrit par : BARBAIX | 29/10/2015

Bonjour Monsieur Dupont,
Peu enclin à m'immiscer dans les débats dits sociaux, je ne demeure néanmoins pas insensible à certains "cris du coeur et de l'esprit" dès lors qu'un commentateur avisé fait part d'une opinion étayée par une réflexion constructive sur les enjeux - et souvent jeux - politiques actuels.
Votre dernier texte ainsi que votre blog, que je n'ai fait jusqu'à cette heure que survoler, n'ont eu pour conséquence que conforter mes propres considérations sur la pertinence de notre régime soi-disant démocratique qu'une longue carrière d'électeur déçu, pour ne pas dire grugé, a permis d'en saisir tous les travers. Elections dont j'ai fait mon deuil depuis belle lurette, ceci dit.
Je ne m'attarderai ni ne vous importunerai pas sur les sujets que vous abordez dans le dernier courrier du Soir ( débat avec P. Magnette ). En outre, le temps manquerait probablement... Je ne puis que farouchement vous approuver. Oui, farouchement !
Dernièrement, j'ai lu un ouvrage dans lequel les prises de positions de l'auteur sur notre système électoral rejoignent en tous points mes propres convictions et sentiments. A savoir, comme je l'écrivais précédemment, ceux d'un électeur sans voix - avec ou sans jeu de mots... - éberlué par les pantalonnades pré et post-électorales.
Il s'agit de l'ouvrage " Contre les élections" de David Van Reybrouck aux éditions Babel ( essai ).
Peut-être avez-vous déjà eu l'occasion de le lire... Si c'est le cas, ma démarche envers vous se sera avérée inutile. Il ne me restera plus qu'à me faire pardonner pour le temps que vous aurez pris à me lire...pour rien.
Veuillez agréer, Monsieur Dupont, l'expression de ma franche considération,
M. Meuret

Écrit par : Michel Meuret | 29/10/2015

à M. Meuret. Merci, votre commentaire me touche et cela me rassure face souvent à des insultes que je peux recevoir en réponse à mes commentaires dans le Soir ou LLB.

Écrit par : Mik | 29/10/2015

à Barbaix. Et oui, en effet...

Écrit par : Mik | 29/10/2015

Les commentaires sont fermés.