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20/11/2015

Le bon grain et l'ivraie des medias

ivraieblc3a9.jpgPas facile de distinguer dans toutes les émissions sur les attentats, dont nous sommes actuellement "bombardés" ce qui relève d'une vraie volonté d'informer et ce qui relève du seul objectif de faire de l'audimat. Notre droit à l'information doit-il s'alimenter en permanence d'une vision et d'une écoute directes, passées en boucles et sans grand intérêt, sinon de servir notre voyeurisme naturel! L'ivraie est une graminée sauvage et nuisible qui est censée provoquer une sorte d'ivresse (le mot dérive indirectement du latin populaire "ebriacus" qui signifiait "ivresse"). C'est donc bien de cette espèce d'ivresse malsaine nous procurant frisson et peur que nous risquons d'obtenir par le flot incessant de l'information. Rester dans cette ivresse voyeuriste va-t-elle nous aider à mener une véritable réflexion ou simplement nous maintenir dans une émotion, un dégoût et un vomissement bien connu de "l'après cuite"? Je ne suis pas de ceux qui, suivant la parabole, voudrait couper cette ivraie risquant ainsi d'arracher également le bon grain de la réflexion. D'ailleurs toutes les graines d'ivraie ne sont pas vénéneuses, il en existe, plus rares, qui constituent d'excellents pâturages. Mais soit, si on se tient à la parabole, le sage maître recommande à ses serviteurs de laisser pousser les deux plantes, bonnes et mauvaises, jusqu'à la moisson; d'attendre le bon moment, de ramasser alors l'ivraie pour la faire brûler puis de moissonner le blé pour le ranger dans le grenier. Bien vu, même si la parabole était à l'époque, bien loin de connaître les chaînes de télévision par satellite...Mais, si celle-ci semble encore bien actuelle, je peux lui reprocher d'être un peu trop déterministe en considérant qu'il y aurait à la base des méchantes et des gentilles graines .Cherchons d'abord comment elles se construisent. Nuançons aussi nos aprioris sur ce qui serait une bonne et mauvaise presse. C'est à nous qu'il convient de récolter ce qui est bon ou pas dans leur champ d'information. Il y va de notre liberté, comme de celles de nos informateurs, charognards ou pas, surtout mais pas exclusivement dans le climat des jours présents. .. A la guerre des informations, de la communication, nous devons opposer celle du "savoir" pour mener une critique solide et une action efficace.

09:31 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Bien d'accord avec vous. En plus, merci des précisions au sujet de l'ivraie, considérée depuis mon enfance, comme "de la mauvaise herbe".
Quoique aujourd'hui, on n'attend plus la moisson pour trier les bonnes des sales plantes. On "traite" aux pesticides.
Donc, à nous de traiter les médias. En "tournant le bouton sur OFF" ! Pas d'audimat : pas de pub ! Plus de sous !
Et vive l'internet ! Vivent les blogs ! Vive l'information passant par la toile !
A nous de trier ! Puisqu'on dit que l' Internet, c'est une immence poubelle !'

Écrit par : MDW | 20/11/2015

Je suis bien d'accord, mais avouons aussi que bien des débilités circulent sur internet via les réseaux sociaux!

Écrit par : Mik | 20/11/2015

Je suis bien d'accord, mais avouons aussi que bien des débilités circulent sur internet via les réseaux sociaux!

Écrit par : Mik | 20/11/2015

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