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24/11/2015

Le cinéma panique de Charlot et de nos médias

panique.jpgNotre metteur en scène menteur Charlot national, tout revalorisé par le scénario de l'après dramatique réalité de Paris, peine sur la mise en place d'un film panique devenant de plus en plus illisible. Le pauvre spectateur n'y comprend plus rien. Je sors ou je ne sors pas? Je vais conduire mes gosses à l'école, mais je dois me méfier d'aller au super marché! L'école francophone de mon quartier est fermée, mais celle à 600 mètres à côté est ouverte parce qu'en Flandre! Le scénario de panique à bord, de dramatique devient comique. La bande annonce de ce mauvais film est reprise en boucle par des médias toujours en bataille d'audimat. Si les rues se désertent, les couloirs de nos télé et radios se remplissent. Depuis samedi, nos édiles sont présents à l'appel. Il suffit de reprendre la chronologie des déclarations faites sur antenne radio ou télé et il ne nous restera plus qu'à applaudir une communication cacophonique. On se pousse devant les micros, les caméras où chacun tient visiblement à dire "coucou, maintenant c'est à moi de parler". Les journalistes ont peine, eux, à meubler des émissions en direct puisqu'il n'y a pas grand-chose à dire, à révéler. dans un style qu'aurait aimé La Palisse, on répète et répète mille fois la même chose, entouré d'experts qui, au fond, ne disent rien d'autres que ce pense et dit l'homme de la rue, mais avec un vocabulaire plus choisi et plus riche. La presse est identique. Elle remplit ses colonnes et se garde bien d'être critique sur cet état d'urgence. Pire exemple, Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du "Soir", se permet de glisser en bonne et due forme une attaque syndicale dans un édito sur les conséquences du terrorisme à Bruxelles. La censure, toute justifiée pour efficacité d'enquête et de sécurité, fait son petit bout de chemin. Ah, la sacrée sécurité! Nos responsables font tout pour nous la garantir, y compris des privations de liberté. Mais attention, cette garantie est très limitée. On ne cesse de vous dire que le risque zéro n'existe pas et que vous risquer gros à n'importe quel endroit.

08:02 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Comme Laurette qui s'est exclamée, il y a un an : "Ils ont osé !"...
La Beatrice du soir s'est 'permise" d'écrire :
"...La palme de l’indigence revenait cependant aux syndicats qui ont maintenu leur mot d’ordre de grève en Wallonie. Mais ce soir, cela ne mérite pas plus d’une ligne."
Vous devez être en manque, cher Mik ?

Écrit par : MDW | 24/11/2015

Il est tard, mais pas compris! DSL. LOL.

Écrit par : Mik | 24/11/2015

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