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05/12/2015

Le prix des cabinets

cabinet10.jpgNon, il ne s'agit pas ici de prix en plomberie-sanitaire, mais bien du fonctionnement des cabinets ministériels. Lieux peu connus du grand public. Résumons!  Chaque ministre veille à bien s'entourer pour exercer ses compétences ou souvent ses incompétences. Son rôle politique consistant plus à faire de la représentation et surtout de la communication, le gros boulot est réalisés par des conseillers, venant soit de l'administration ou du privé. Inutile de dire que souvent le vrai ministre est de fait son chef de cabinet, méconnu médiatiquement, mais bien repéré par les habitués des méandres politiques. Ainsi, le sieur Jammar, ex-ministre éphémère du budget et de la loterie nationale, se serait trompé dans le coût réel de son bras droit. Alors que celui-ci était directeur général du Service public fédéral Budget, il a cru simplement devoir lui payer une prime en plus de son salaire,celui-ci étant maintenu et payé par l'administration. Mais, ce service étant un parastatal, le brave s'est planté. Les règles en vigueur exigent donc finalement le remboursement de son salaire, soit 110 000 euros en cette année. Une paille, il est vrai, dans un budget prévu  de 2,3 millions d’euros pour le cabinet. La ministre actuelle va corriger cela. Cette "anecdote" révèle la riche soupe politique attribuée aux petits copains des partis. Il va de soi que les conseillers sont bien politisés, y compris ceux puisés dans les administrations que l'on dit "neutre"! Que dire alors des "petits" avantages accordés aux fidèles serviteurs. Exemple: La valse des commissaires du gouvernement. Ce que la Belgique fédérale compte d'institutions (semi-) publiques renouvelle à chaque gouvernment ces " missi dominici " chargés d'y être les yeux et les oreilles de la nouvelle coalition, en l'occurrence aujourd'hui celle de la N-VA-MR-CD&V-Open VLD. Maître Jammar, sous avis bien entendu de son président de parti (MR) a raflé un poste de commissaires de gouvernement remis en jeu, au profit de son chef de Cabinet –adjoint Jacques Warnimont tandis que le sieur Reynders obtenait un autre pour Damien Van Eyll, membre de son cabinet et Frédéric Cauderlier, ancien journaliste de RTL-TVI et actuel porte-parole du Premier ministre Charles Michel.. On se demande d'ailleurs à quoi servent ses commissaires, sinon à percevoir des commissions de leurs bienfaiteurs via ce qui n'a rien d'une loterie. 15 000 euros d'indemnité forfaitaire annuelle et 500 euros par séance du conseil d'administration par commissaire du gouvernement ; 2 500 euros bruts par mois, 750 euros par séance de CA et 1 000 euros par séance de comité spécial pour le président du CA. Jackpot assuré sans bulletin joué, sinon celui de l'allégeance à un parti! Mais, les loups ne se mangeant pas entre eux, le gouvernement Michel a eu la main sur le cœur en appliquant la clé D'Hondt (système d’attribution des sièges qui vise à donner à chaque liste un nombre de sièges proportionnel à son nombre de voix) le PS, dans l'opposition au fédéral, y passe de deux à trois sièges. Ce qui permet à Ermeline Gosselin, ex-porte-parole du PS, de Paul Magnette et d'Elio Di Rupo, de faire son entrée au CA. Tout cela se fait évidemment au grand jour et est publié dans le populaire journal du Moniteur belge. C'est ça la transparence. Mais n'y voient évidemment clair que les initiés ou les fouteurs populistes de merde! Eh bien moi, je vous dis qu'il serait temps de tirer la chasse pour évacuer tous ces privilèges du système. Ceci n'est qu'un petit exemple. Nous avons des administrations assez compétentes pour venir en aide et entourer l'incompétence de nos ministres.

17:06 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

… "le populaire journal du Moniteur Belge…."
Là, cher Mik, vous allez un peu fort.
Mais, heureusement, des gens comme vous nous l'épluchent et nous expliquent.
Merci.. et de plus… vous avez raison !

Écrit par : MDW | 05/12/2015

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