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12/12/2015

Stop au holdup de nos propriétés publiques

bpost.jpgsncb.jpgLe dernier exemple de BNP Paribas Fortis qui vire un millier de travailleurs mais verse 2 milliards d'euros à sa maison-mère française sous l'impuissance de l'Etat belge, illustre encore la folie des opérations de privatisation et de libéralisation qui se succèdent depuis plus de 20 ans. Le discours dominant, soutenu par la gauche autant que par la droite sous le couvert de simples options de gestion plus rentables et plus efficaces, se révèle une fois de plus trompeur et catastrophique pour une économie profitable à tous. Les chantres du court terme, style Di Rupo, ses prédécesseurs et aujourd'hui son successeur, ont vendu des bijoux de famille dont on ne pouvait apprécier la valeur qu'en adoptant l’angle du temps long. Souvenez-vous de la Sabena, de la CGER, du Crédit Communal, et en général du démantèlement du pôle public bancaire belge. Non seulement nous en voyons aujourd'hui les effets, mais pire cela continue avec la Banque de la Poste dont le capital se partage à 50% entre elle et Fortis. Souvenez-vous du temps où à peu près chaque Belge avait un livret d’épargne et où  la gestion des versements pour les pensions des travailleurs y était en de bonnes mains. Via les sociétés de crédit reconnues par la CGER, des prêts logement bon marché étaient consentis. Longtemps, les services bancaires sont restés en grande partie gratuits. Que dire aussi aujourd'hui de Proximus et demain de Bpost et de la SNCB? Alors disons STOP. Et même exigeons une nouvelle banque publique. Marre des voleurs réalisant leur holdup via les hémicycles européens et nationaux. Alors, ne nous plaignons pas des grèves visant à empêcher une privatisation lente. Ne nous leurrons sur les appétits de profit qui sous prétexte de rentabilité veulent réduire du personnel et nous faire plus payer cher notre siège au profit de quelques actionnaires. Un peu de lucidité vaudrait mieux que de râler sur les quelques emmerdes de nos petites commodités un peu bousculées. A côté des voies de notre chemin de fer que nous devons défendre, nous devons par contre exiger de fermer définitivement celles qui conduisent à la privatisation de tous nos biens publics. L'appel à la responsabilité de notre Charlot est un appel irresponsable visant à prendre en otage les voyageurs en suscitant leur colère.

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