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18/12/2015

Il n'y a pas de guerre éthique

guerre.jpgA l'heure des grandes déclarations politiques sur des guerres menées sous divers prétextes "justes" ou pas, faut-il accepter réalistement des guerres dites nécessaires ou bien naïvement et angéliquement élever nos voix contre ce qui demeure des barbaries de notre temps? Nous entendons aujourd'hui, comme hier, rendre tolérable l'intolérable. Ne nous cachons pas qu'une guerre reste une barbarie. Même réglementée par des conventions visant à une "humanisation" de celle-ci, comme par exemple les conventions de Genève, nous savons que dans la réalité elles sont constamment violées. Civiliser le barbarisme en le rendant plus acceptable est d'un non-sens abyssal. La guerre, par définition, implique un effondrement du droit où la force prend le dessus. Y a rien de «gentil» dans le meurtre organisé de populations. Voir discuter les faiseurs de guerres autour d'une table fleurie et garnie de petits fours avec café ou thé a le don de m'exaspérer, autant que la compassion des puissants visitant les blessés de guerres. Si on envoyait ces élégants et cravatés discutailleurs les deux pieds dans la gadoue de terre et de sang poursuivre leurs discussions philosophiques et politiques assis sur des parois de murs écroulés dans le milieu de la rue, ils changeraient probablement leur vision et leur action! Il y a du monde qui meurt, des logis détruits, des vies déchirées. Les moyens d'armes contemporaines, comme par exemple les drones, prétextes à protéger les populations civiles, ne sont que des moyens hypocrites de destructions massives. Tant que ce fait ne frappera pas l’imaginaire collectif de gens sans menaces et sans amplifier les périls, personne n’arrêtera la spirale de violence des êtres et des Etats.

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