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31/12/2015

Vive 2016

A tous les lecteurs de mon blog, je souhaite une année heureuse, faite de découvertes, de sérénité, de rencontres riches, de lectures multiples et bien sûr de solidarité combative pour que l'utopie puisse devenir une réalité dans l'établissement d'un monde plus juste où la richesse puisse profiter à tous. Encore merci d'être des fidèles ou non à mes petites réflexions et billets d'humeur! Vive 2016. bonne année.jpg

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Faire pleurer dans les chaumières

toit pou hiver.jpgDans un siècle où l'égo individualiste se fait chaque jour plus fort que celui solidaire, où l'écart entre pauvres et riches se creuse, où le capitalisme, avec sa valeur suprême du profit, démontre son inhumanisme, une forme de médiatisation de la misère fait davantage recette que celle tentant d'en expliquer les causes. La pauvreté est devenue un bon produit de marketing. Faire pleurer dans les chaumières fait vendre. Il faut émouvoir, réveiller les bons sentiments en se gardant bien de réveiller la raison. La larme à l'œil est moins dangereuse que le poing levé. L'émotion moins dangereuse que la révolution. Le dernier exemple en date est encore celui du show solidaire de "Un toit pour l'hiver" sur RTL.TVI. Le " savoir jouer violon" de Julie Taton dans un concert d'émotion, sensé être celui de la solidarité venant en aide à quelques familles en détresse, fonctionne à merveille. Car bien entendu, RTL prétend que la solidarité change le cours de la vie. Pour autant évidemment que cette solidarité s'inscrive dans un carcan de quelques personnes généreuses. Il vaut mieux relayer leurs élans louables mais inefficaces à plus grande échelle que de relayer le combat des organisations dénonçant les causes de la pauvreté. Se faire porte serviette de notre gouvernement antisocial tout en consolant d'un klinex une maman piégée par un divorce relève d'une hypocrisie que nous devons dénoncer. Ce n'est point faire pleurer dans les chaumières que nous avons besoin, mais en faire sortir les habitants pour un combat réel contre toutes les formes d'injustice menées par un système qui les crée et les entretient. C'est oser soutenir des grèves. C'est oser soutenir les mouvements citoyens de révolte. C'est participer à la conscientisation populaire de la nécessité de prendre pour cibles les vrais responsables de la misère qui ne sont ni les étrangers, ni les chômeurs, ni les migrants. Le jeu des violons n'a pu éviter la naufrage du Titanic! La larme de Barack Obama, , au son de la voix fantastique d'Aretha Franklin, ne changera pas l'homme le plus puissant et le plus guerrier de la planète en hirondelle de paix. Marre vraiment de toute cette médiatisation de l'émotion.

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24/12/2015

Le discours de Noël du roi Philippe

phlippe.jpgOn connait mon aversion pour la monarchie et mon esprit républicain. Ceci dit, j'avoue que ce discours de Noël du Roi m'a bien plu. Plus à l’aise et avec une voix ferme, moins monocorde qu’à l’accoutumée, Philippe a rédigé ou du moins prononcé, un discours humaniste bien trempé des valeurs qui unissent a contrario de celles portées par une droite jouant sur les divisions entre régions, entre citoyens belges et étrangers, entre religieux et laïcs. Muselé par un gouvernement antisocial qui doit contresigner son discours, le roi a habilement pu défendre d'autres valeurs. Qu'on ne s'y trompe pas. Son discours qui souvent se doit d'être un peu tarte à la crème, a été aujourd'hui moins consensuel qu'à l'ordinaire. Il est allé à contre-courant d'un racisme qui s'installe insidieusement dans le pays et soutenu habilement par un parti comme la NVA. Obligé de dire probablement que le gouvernement a bien géré la crise après les attentats de Paris, le roi a pu prendre distance en réaffirmant que « la grande majorité des compatriotes d’origine étrangère ont saisi les chances qui leur étaient offertes et partagent les valeurs de notre pays ». Il aurait pu dire, mais certainement en a-t-il été empêché, que ces chances avaient été limitées dans leur accueil et que la discrimination était encore bien présente parmi notre système social. Mais il s'est clairement prononcé contre toute forme de haine, de stigmatisation et ségrégation. Si on sent le "calotin" en la personne royale, il n'empêche que la philosophie de la recherche de sens de l'existence via le respect d'autrui et l'ouverture à l'autre demeure universelle. Dommage, mais comme on ne peut demander au pape de sortir un petit livre rouge, nous ne pouvons demander au souverain de défendre un autre modèle que celui du capitalisme qui, selon lui, sans le citer explicitement, doit demeurer le plus fort! Car, s'il a raison de souligner les dangers et les ravages faits par les systèmes totalitaristes et fanatiques, ceux dont pourtant il salue les princes et rois, il aurait pu inviter à trouver un autre modèle répondant à son souhait de voir une société plus humaine et plus juste, à laquelle il aurait pu ajouter plus égalitaire!

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19/12/2015

Marre des généreux semeurs ou saints guérisseurs de misère

léa.pngviva for live.pngLe roi et la reine au resto du cœur, la princesse Léa sur la piste d'un cirque pour susciter la charité envers des handicapés, le "viva for live" de la RTBF pour les pauvres petits enfants, qu'est-ce que ça peut me faire râler. En fait, le caritatif est devenu un produit marketing ou un faiseur d'audience basé sur l'émotion bien plus que sur la raison. Car plutôt que d'exposer le pourquoi de la pauvreté on préfère la soigner par des bouts de ficelles. Et de reprendre l'expression bien connue de Helder Camara: " quand je fais l'aumône, on me dit que je suis un brave homme et quand je demande pourquoi il est pauvre, on me dit que je suis communiste"! La RTBF ferait donc mieux, à partir de ses gestes généreux, de sensibiliser et d'informer sur les mécanismes politiques qui mènent à la pauvreté. Mais comme le service public est ici au service de la pensée unique, la RTBF se gardera bien "d'attaquer" les politiques gouvernementales aussi bien régionales que fédérales. Y en a marre de ce défilé des princes et princesses, des artistes en mal de popularité du style du détestable Bruel et Cie qui font de la promo par la voie de la misère. Marre de faire pleurer dans les chaumières et de donner bonne conscience à ces aristos, bourgs ou encore aux midinettes ou grenouilles de bénitiers en tout genre. Marre d'entendre la classe populaire se pâmer devant "place royale" et le gentil et dandy Watelet du " ça c'est du belge"! Marre de voit la naïveté de cette vieille dame du resto du cœur s'exclamer au micro de la RTBF: je suis royaliste, parce que mes aïeux l'ont toujours été! Marre de voir tous ces bouffeurs de fric venir se montrer généreux. Marre de ceux qui jouent sur la fibre du vivre par procuration et les illusions d'un avenir de star, de princesse ou du scandaleusement riche de la loterie. Arrêtons ce mauvais cinéma! Sortons dans la rue pour exiger une autre politique que celle qui produit cette pauvreté qui nous fait pleurer face à "nos" pauvres et qui bien souvent remballe ceux venus d'ailleurs. Et oui parce que, même sur ce terrain de pauvreté, la concurrence se fait bien présente. Manifester et informer valent mieux que les quelques euros donnés. Canoniser Mère Térésa, c'est bien mais n'est-ce pas simplement canoniser le fait de crever avec dignité sans avoir eu accès à la dignité de vivre? La solution n'est pas dans la dévotion mais bien dans la révolution!

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18/12/2015

Il n'y a pas de guerre éthique

guerre.jpgA l'heure des grandes déclarations politiques sur des guerres menées sous divers prétextes "justes" ou pas, faut-il accepter réalistement des guerres dites nécessaires ou bien naïvement et angéliquement élever nos voix contre ce qui demeure des barbaries de notre temps? Nous entendons aujourd'hui, comme hier, rendre tolérable l'intolérable. Ne nous cachons pas qu'une guerre reste une barbarie. Même réglementée par des conventions visant à une "humanisation" de celle-ci, comme par exemple les conventions de Genève, nous savons que dans la réalité elles sont constamment violées. Civiliser le barbarisme en le rendant plus acceptable est d'un non-sens abyssal. La guerre, par définition, implique un effondrement du droit où la force prend le dessus. Y a rien de «gentil» dans le meurtre organisé de populations. Voir discuter les faiseurs de guerres autour d'une table fleurie et garnie de petits fours avec café ou thé a le don de m'exaspérer, autant que la compassion des puissants visitant les blessés de guerres. Si on envoyait ces élégants et cravatés discutailleurs les deux pieds dans la gadoue de terre et de sang poursuivre leurs discussions philosophiques et politiques assis sur des parois de murs écroulés dans le milieu de la rue, ils changeraient probablement leur vision et leur action! Il y a du monde qui meurt, des logis détruits, des vies déchirées. Les moyens d'armes contemporaines, comme par exemple les drones, prétextes à protéger les populations civiles, ne sont que des moyens hypocrites de destructions massives. Tant que ce fait ne frappera pas l’imaginaire collectif de gens sans menaces et sans amplifier les périls, personne n’arrêtera la spirale de violence des êtres et des Etats.

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15/12/2015

Les politicos flingueurs sont de retour

tonton.jpgSi la crainte du FN à la présidentielle s'avère justifiée aujourd'hui et demain, la réaction des opportunistes et aspirants au pouvoir se révèle dramatique. Plutôt que de présenter un véritable programme capable de rallier les déçus et les coléreux qui se sont exprimés par un vote, qui rappelons le, à tout de même donné 358 conseillers régionaux, auxquels il faut ajouter 11 maires, 2 députés et autant de sénateurs, une vingtaine d'eurodéputés et une soixantaine de conseillers départementaux , la gauche et la droite, tout en prêchant évidemment une indispensable union, se déchirent en interne et en externe. L'important est évidemment de bien se placer pour obtenir le meilleur mandat. Le reste compte peu, malgré l'éloquence hypocrite qui jure l'intérêt premier de la république, entendez le leur et bien loin après celui des français. Sarko tente de faire le ménage en s'entourant uniquement de courtisans. Indispensable pour maîtriser l'appareil du parti et gagner des primaires. Le beau Wauquiez va lui faire allégeance en se voyant déjà premier ministre potentiel. Il faut s'attendre à une R. Dati qui choisira en un temps plus certain le cheval qui la remettrait en course ministérielle. Elle n'en rate pas une cette exécrable jolie. L'ex sarkogirls est prête à toute prostitution lui permettant de se montrer fille du peuple parvenant à se payer du Dior et du Chanel. Elle vient de flinguer Natha­lie Kosciusko-Morizet. Les ex copines n'en sont pas à leur premier amour-haine! Rien de mieux à gauche, où Cécile Duflot, après s'être rapprochée de Mélenchon, tend à nouveau la main à Hollande. Il doit se marrer le flamby car il serait bien capable de se faire réélire en réussissant une alliance de campagne avec les écologistes et les communistes. S'il n'a pas l'envergure d'un Mitterrand, il en a appris les coups tordus. Bref, attendons-nous à un polar déjà connu entre celles et ceux pour qui république rime avec clique. Ils ne s'uniront que pour intriguer et se nuire. Elle va avoir beau jeu la Marine!

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Le discours récupérateur du FN

élection régionales.jpgLe succès électoral du FN, même s'il ne lui a pas permis de remporter la présidence de régions, semble, une fois plus, ne pas faire barrage à une politique tant de droite  que de gauche qui l'a engendré et construit. Celle-ci s'entête à imposer une austérité dictée par les lobbys européens bien implantés dans la sphère obscure et feutrée d'un parlementarisme figé dans une bureaucratie économique et politique qui n'a rien de démocratique. Le simple citoyen n'y comprend plus rien. A côté des fastes des nouveaux princes politiques imposant  à tous de serrer sa ceinture, alors que les scandales des valets politiques s'en mettant plein les poches foisonnent, il ne sait plus où et vers qui se tourner. Face à l'alternative d'une gauche de la gauche voulant mettre fin à un système capitaliste qui l'appauvrit, le citoyen s'est tourné vers un discours plus simple, plus égoïste et plus percutant que celui tenu par les porteurs de solidarité. Le FN a compris qu'il fallait pour conquérir la classe populaire se saisir des thèmes du Front de gauche en en excluant une solidarité peu à la mode dans le contexte de peur actuelle. Il reprend les refrains et couplets des traditions de gauche. Il critique la mainmise des multinationales sur l’économie, les taxes qui étranglent citoyens et petits entrepreneurs, l’Europe qui impose l’austérité à la France. Sa stratégie réussit. En dressant le même inventaire que celui-ci sur la politique antisociale, antidémocratique et guerrière de l’Union européenne il rallie bon nombre d' électeurs qui en ont ras-le-bol des partis traditionnels, considérés avec raison, comme tous les mêmes. Il a même pu ramener aux urnes certains qui ne s'y rendaient plus. Mais attention. Ce discours commun au Front de gauche est assorti de recettes et remèdes bien différents, répondant mieux à l'individualisme inné de chacun. La sauce prend donc mieux. Qu'on ne s'y trompe pas. Une rapide analyse du programme et des actions déjà menées par le FN dévoile que sous des slogans populistes se cache bien une politique de privilégiés qui sous la promesse d'une table mieux garnie pour tous, se réserve les couverts d'argent, le caviar et le homard en trompant les pauvres crabes pris au piège d'un discours nationaliste et raciste. Comme le souligne très bien David Pestiau, rédacteur en chef de Solidaire: " le thème omniprésent est ce que le FN appelle la « priorité nationale ». Celle-ci implique que les citoyens de nationalité française auraient plus droit que les autres à la sécurité sociale et aux services publics, ainsi qu’à l’emploi. Le piège est que, contrairement à l’image que cela veut renvoyer, cette mesure est avant tout une manière de favoriser l’austérité : plutôt que de pointer le manque d’emploi, de logement, de places en crèche, etc., le FN veut en priver une partie de la population, et donc justifier la pénurie. C’est d’autant plus le cas que le FN est très dur vis-à-vis des chômeurs et allocataires sociaux, et compte s’en prendre durement à ceux-ci, Français ou non. D’une part, il fait donc semblant de protéger les « pauvres » français contre les autres, mais, d’autre part, il compte bien traiter tous les défavorisés comme des « parasites » - à l’instar d’un Bart De Wever. Ainsi, dans plusieurs villes dirigées par le FN, les tarifs de cantine scolaire ont explosé pour les familles précaires et les subventions ont diminué – quand elles n’ont pas disparu – pour les associations d’aide aux personnes les plus pauvres". L'autre politique voulue par la classe populaire doit donc trouver un autre chemin que celui des châtelains déguisés en pèlerins salvateurs. Si ce chemin ne peut être trouvé ni à gauche, ni à droite, il reste à la gauche de la gauche de revoir celui qu'il propose. Se rallier à la colère ou à la déception des citoyens ne suffit pas. Il faut convaincre sur des alternatives autres que celles perverses et dangereuses présentées par l'extrême droite. Ce ne sera pas facile en cette période d'insécurité où la droite se présente comme seul rempart et rallie celles et ceux que la peur empêche de construire ce qu'ils veulent pourtant tous: la paix et bien-être pour tous sans discrimination.

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13/12/2015

Un frein heureux mis au FN, mais rien n'est gagné

élection régionales.jpgA la joie de constater le sursaut républicain d'une France qui agonise, comme chez nous, d'une austérité imposée à la majorité du peuple et la sauvegarde des privilèges et l’accroissement de la richesse d'une minorité, succède la déception, voire la rage de suivre les déclarations des ténors de gauche comme de droite. Rien de neuf, sinon la diarrhée verbale de ces éminences du blabla qui tentent de s'élever, mais restent fixés sur des intérêts personnels et de partis en manque de souffle. Le prêchi-prêcha d'une classe politique des vieux de la vieille des gardes présidentiels ne parvient évidemment pas à se renouveler. Toutes  les dites personnalités se perdent dans l'hypocrisie du langage. La clarté voulue se perd dans le dédale obscurs  des égos. L'unité indispensable souhaitée se traduit directement par des querelles de marchands de tapis. Le sens de la responsabilité  ne s'attache qu'à la seule fidélité à sa clique. Bref, ces édiles, toujours aussi coupés des réalités quotidiennes de ceux qui les élisent se perdent dans un charabia dont le citoyen ne dégage aucun point précis qui peut le concerner. Il en va des beaux discours de ces régionales françaises, comme ceux à propos de la COP21: des litanies de bonnes intentions mais rien de bien précis et obligatoires pour y arriver. L'attachement à des mesurettes est vite taxé de populisme ou de manque de vraie vision. Nous attendons pourtant du concret, un concret incarné par de petites ou grandes mesures s'inscrivant dans une vision globale d'une société qui ne peut plus continuer sur son modèle capitaliste, sur son éternel dogme de la compétitivité. Le FN semble avoir perdu, mais il ne sera éradiquer que lorsque le cri de colère, de peur, d'angoisse, d'injustice se fera sourdine grâce à un mieux-être général du peuple. Que lorsque de vraies initiatives, comme celles proposées par la gauche de la gauche, verront le jour et réussiront à vaincre les injustices sociales et économiques. Une gauche de la gauche capable de faire entendre un discours d'un"pour" et pas uniquement celui d'un "contre". Au-delà donc de tous les petits jeux politiciens et les attaques du style people sur les gueules et ambitions des uns ou des autres, il est absolument nécessaire de nous informer encore et encore. Nous informer, en dehors des médias classiques et réducteurs, porteurs d'ignorance et de pensée unique. A l'image d'un réchauffement de la planète ne pouvant se faire sans le changement de nos petites habitudes, le changement politique que nous espérons tous pour avoir des conditions d'un mieux vivre se fera par notre meilleure compréhension du système politique et nos engagements personnels et collectifs pour le changer ou du moins l'améliorer.

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12/12/2015

Stop au holdup de nos propriétés publiques

bpost.jpgsncb.jpgLe dernier exemple de BNP Paribas Fortis qui vire un millier de travailleurs mais verse 2 milliards d'euros à sa maison-mère française sous l'impuissance de l'Etat belge, illustre encore la folie des opérations de privatisation et de libéralisation qui se succèdent depuis plus de 20 ans. Le discours dominant, soutenu par la gauche autant que par la droite sous le couvert de simples options de gestion plus rentables et plus efficaces, se révèle une fois de plus trompeur et catastrophique pour une économie profitable à tous. Les chantres du court terme, style Di Rupo, ses prédécesseurs et aujourd'hui son successeur, ont vendu des bijoux de famille dont on ne pouvait apprécier la valeur qu'en adoptant l’angle du temps long. Souvenez-vous de la Sabena, de la CGER, du Crédit Communal, et en général du démantèlement du pôle public bancaire belge. Non seulement nous en voyons aujourd'hui les effets, mais pire cela continue avec la Banque de la Poste dont le capital se partage à 50% entre elle et Fortis. Souvenez-vous du temps où à peu près chaque Belge avait un livret d’épargne et où  la gestion des versements pour les pensions des travailleurs y était en de bonnes mains. Via les sociétés de crédit reconnues par la CGER, des prêts logement bon marché étaient consentis. Longtemps, les services bancaires sont restés en grande partie gratuits. Que dire aussi aujourd'hui de Proximus et demain de Bpost et de la SNCB? Alors disons STOP. Et même exigeons une nouvelle banque publique. Marre des voleurs réalisant leur holdup via les hémicycles européens et nationaux. Alors, ne nous plaignons pas des grèves visant à empêcher une privatisation lente. Ne nous leurrons sur les appétits de profit qui sous prétexte de rentabilité veulent réduire du personnel et nous faire plus payer cher notre siège au profit de quelques actionnaires. Un peu de lucidité vaudrait mieux que de râler sur les quelques emmerdes de nos petites commodités un peu bousculées. A côté des voies de notre chemin de fer que nous devons défendre, nous devons par contre exiger de fermer définitivement celles qui conduisent à la privatisation de tous nos biens publics. L'appel à la responsabilité de notre Charlot est un appel irresponsable visant à prendre en otage les voyageurs en suscitant leur colère.

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11/12/2015

Continuer à croire au changement

sondage.pngA lire le dernier baromètre politique de notre pays, nous pourrions croire à l'impossibilité du changement. Le climat reste morose, à l'image de cette impossibilité d'un accord pour empêcher le réchauffement catastrophique de notre planète et celui d’un terrorisme risquant d'être prétexte à limiter nos droits démocratiques. La NVA, si proche d'une politique à la Marine Le Pen, a beau se "tasser", il reste la principale force politique en Flandre. De plus, rien de réjouissant de voir le Vlaams Belang reprendre vigueur. Bruxelles et la Wallonie jouent toujours au yoyo PS-MR pour garder la place de premier parti. Rien de bien nouveau, sinon la montée constante et significative d'un PTB qui démontre sa maturité dans la crise sécuritaire, pointant les racines du vrai danger et prônant des mesures autres que celles à la petite semaine. Un PTB qui ne lâche rien dans ses combats sociaux et économiques, souvent trop mis en sourdine par les partis traditionnels. Voilà qui est encourageant pour l'observateur engagé que je tente d'être comme sympathisant attentif de ce parti dans son discours, son fonctionnement, son action. L'espoir d'un vrai  et heureux changement continue donc de pointer d'une façon totalement opposée à la montée dangereuse du FN chez nos voisins. A quand une implantation PTB, semblable à celle du Centre et du Sud, en Flandre où son progrès semble plus long à obtenir? Son président Mertens ne manque pourtant pas de compétence, sans avoir l'immense charisme d'un Raoul Hedebouw. Il mérite l'écoute et l'adhésion. Mais patience… Les mouvements citoyens de gauche s'implantent bien aussi dans le nord du pays et nous pouvons nous réjouir du tournant plus à gauche, encore timide mais réel, du SP. A, alors que Groen vient se décrédibiliser en s'alliant à la NVA pour l'obtention d'un échevinat à Deurne. Espérons que cette immense et grave gaffe locale n'empiète pas trop sur la politique progressiste dont ce parti se dit appartenir. Mais si l'espoir du changement reste permis, ne nous faisons aucune illusion sur un déboulonnage du gouvernement actuel et de son fantoche Michel liés pieds et mains à un De Wever admirateur de Le Pen, valet de la VOKA invitant Sarko au nouvel-an, mais aussi d'un Reynders, serviteur des riches et ami des princes arabes! Le combat restera long, mais nous ne lâcherons rien!

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