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09/01/2016

La kalachnikov de De Wever

de wever.pngVoilà qui est dit clairement. Celui qui rêve à un Etat flamand où il serait grand calife veut imposer au pays un régime fort et antisocial. L'historien qui abandonna sa thèse doctorale pour se consacrer entièrement à la politique revêt aujourd'hui la toge d'un économiste de l'austérité généralisée. Du moins pour l'ensemble des travailleurs et non aux riches glandeurs, comme disait Marco Van Hees, député PTB, y allant d'une formule faisant mouche: " : "La Belgique taxe la sueur et exonére les glandeurs ", faisant référence aux innombrables niches fiscales qui favorisent les plus riches et leur transaction financière par le gouvernement Michel...De Wever ne voit des économies possibles que dans le budget de la sécurité sociale. Nous ne pouvons donc espérer, comme concession de guerre, que quelques sucettes accordées aux cocus alliés du MR et du CD&V. Le grand calife anversois, prêt à décapiter les syndicalistes et aujourd'hui des patrons trop conciliants a trouvé, comme sur un plateau d'argent, les prétextes aux économies budgétaires à faire. La sécurité et les migrants tombent à pic pour se servir de l'émotion et de la peur populaire pour prêcher son coran raciste et sa bible libéralo-catho. Les édiles gouvernementaux, avec en tête leur Charlot, suivront le dieu lion. Ce n'est point le cocorico de quelques braséros libéralos ou socialos qui empêcheront le Néron flandrien de foutre le feu dans un pays dont il ne veut. Une bombe dénommé galant sur le rail et une autre dénommée marghem sur la centrale de Tihange font probablement aussi partie de l'arsenal. Ne nousfocalisons pourtant trop sur le calife. Une personnalisation du pouvoir est toujours dangereuse. De Weber a eu le temps ces dernières années d'implanter ses troupes au nord et de les rendre sympathiques chez certains grands naïfs du sud. Les thèses NVA reposent sur l'aspiration d'un pouvoir fort dans des périodes incertaines. L'historien le sait. La riposte ne peut venir que dans la force d'une solidarité entre les travailleurs. Pas évident au constat des stratégies différentes de syndicats divisés. Pas évident au constat de l'impopularité qu'ils suscitent chez ceux qui se croient encore protégés dans leur boulot. Pas évident dans un climat où militaires et policiers rassurent plus qu'une politique ouverte au vivre ensemble. Le bruit des bottes se font entendre dans toute l'Europe. Le silence des pantoufles des modérés continue à régner, tandis que le vent droitier des bannières patriotiques siffle aux oreilles des nostalgiques nationalistes. Allons-nous par peur de la kalachnikov, nous laisser tuer à petit feu par le doux révolver de ce De Wever? La réponse viendra de chacun de nous, non au moment des élections, mais en soutenant toutes les actions collectives s'élevant contre cette politique. Et mieux encore en y participant activement.

19:49 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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