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25/01/2016

Premier baromètre politique de 2016: rien de nouveau sous le ciel gris

baromètre le soir.jpgLe premier grand baromètre RTL-TVI/Ipsos/Le Soir de l’année décrypte des intentions de vote qui ne changeraient pas grand-chose à ce que ce gouvernement nous impose aujourd'hui. La seule petite étincelle qui pourrait donner espoir d'une autre politique est une légère montée de la gauche en Flandre avec le SP.A et celle d'un PTB qui ne cesse de croître en Wallonie et à Bruxelles. Sinon, le yoyo entre les "grands "partis traditionnels ne changerait pas fondamentalement la composition d'un hémicycle d'où finalement n'émane aucun pouvoir, sinon celui dicté par l'élite financière à une oligarchie de pantins nantis tournant en rond dans leur cocon parlementaire. Aucun espoir de changement donc via une représentativité parlementaire qui demeure une escroquerie démocratique. Il ne pourra venir que par un soulèvement populaire incarné dans de grands mouvements de solidarité. L'efficacité de ceux-ci sera plus grande que celle qui donnerait ou enlèverait quelques sièges de plus ou de moins à l'un ou l'autre parti. Pour ce qui est du baromètre de popularité des personnalités, on peut vraiment s'interroger sur la Maggie De Block, première sur le podium dans les 3 régions! Par contre rien d'étonnant de voir Charles Michel adulé en Flandre, comme un valet fidèle de la NVA. Une chose est en tout certaine dans le nord du pays: la déliquescence progressive et constante du CD&V. L'Etat CVP est bien terminé. Ce parti à l'étiquette encore chrétienne ne sera bientôt plus qu'un ersatz d'un parti ne pouvant plus jouer, à l'image du CDH, qu'un rôle de cinquième violon dans des orchestres où son archet sera obligé, sous peine d'être expulsé, de se mettre au diapason imposé par le chef et ses premiers solistes! En ce concerne l'actualité, rien ne prédit un renversement de Charlot. Aucun parti de son gouvernement n'est en bonne santé électorale, pas plus d'ailleurs que ceux de son opposition bien molle qui attend, à l'exception du PTB qui ose mordre et faire mal aux oreilles, mais pas encore aux tripes. Di Rupo maintient une popularité qui l'assure d'un siège impérial non éjectable. Le roquet liégeois Reynders semble s'être bien adapté sur les boulevards et avenues luxueuses de Bruxelles. La passionaria Milquet a beau aboyer sur d'autres trottoirs, elle ne fait plus peur à personne. Bref ce baromètre n'annonce rien de bon pour toute une population qui semble s'entêter à vouloir les mêmes que pourtant elle ne cesse de critiquer! Le combat doit vraiment se faire ailleurs que dans les urnes.

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23/01/2016

Quand la mort se fait spectacle

Dion c.jpg"Est-ce que ce monde est sérieux", écrit et chante Cabrel. Nous pouvons en douter chaque jour, tant sur l'injustice et la misère dans le monde que dans la propension des médias à accorder de l’importance aux personnalités du monde du spectacle, de la politique et du sport en étalant au grand jour leur vie privée. Les quelques extraits des obsèques de René Angélil que je viens de regarder sont bien significatifs d'un voyeurisme populaire tombant dans le piège d'une peopolisation allant du berceau jusqu'au cercueil. Ceci n'est pas étranger à une société où le politique espère à travers celle-ci masquer les grands problèmes du monde. Accorder au mari de Céline Dion des funérailles nationales a de quoi poser question. Et que dire de la mise en scène de ce non-événement? Même la hiérarchie de l'Eglise s'y est mise. Un décor et des lumières « bling-bling », des chants de Céline transformaient la cathédrale de Montréal en scène de Las Vegas. Sans nier le chagrin, sûrement profond, de la chanteuse populaire et de ses enfants pourquoi concevoir ou du moins accepter une mise en scène aussi grotesque, proche de l'indécence et loin d'une liturgie qui doit conduire à l'interrogation sur la mort et à la consolation des proches de celle ou de celui qu'ils ne verront plus. Pitoyable cette vedettisation mercantile de la mort.

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19/01/2016

La compétence politique

chambre.jpgOsons le dire d'emblée, le charisme et la facilité du verbe comptent bien plus que la compétence en politique, comme d'ailleurs dans d'autres domaines de management. L'assurance que montrent nos décideurs est perçue comme une vérité presqu'intangible. Ce n'est point un hasard de voir le banc de nos parlements occupés par de très nombreux avocats. Majorité comme opposition se livrent à des plaidoiries contradictoires où souvent gagne celui qui communique, non point les meilleurs arguments à partir d'analyses sérieuses, mais bien celui qui sait trouver des formules chocs très éloignées d'une synthèse nuancée laissant une part d'incertitude. Plus que jamais, notre société s'habitue aux communications courtes, via ses nouveaux modes technologiques. Ce qui n'est point nouveau est de voir la formule mieux mémorisée qu'une quelconque analyse, fut-elle même courte. Bref, celui qui gagne un débat n'est pas nécessairement celui qui connait le mieux, mais celui qui parle le mieux. Si selon le " "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" de Boileau contient une part évidente de vérité, il n'est pas toute la vérité. Notre esprit critique doit redoubler de vigilance en ne cédant pas à l'illusion du beau parler. Analysons les faits plutôt que les discours. Le propre de l'intelligence se caractérise par le doute et l'incertitude. Certes, nous demandons aux décideurs de décider, mais nous devons aussi exiger d'eux une autre posture que celle d'une assurance de la parole qui nous ferait croire à leur compétence. Celle-ci doit être liée aux résultats. Le moins que nous puissions constater est que nous sommes loin de ceux promis par la parole. Ce gouvernement devait amener la paix communautaire. On voit ce qu'il en est dans les faits. La compétence est aussi le savoir-faire. Or, ce que ce gouvernement sait faire est de creuser non seulement la division de pays, mais plus encore les inégalités sociales. La compétence c'est encore aider les autres à le devenir. Quand on voit comment les politiciens nous considèrent comme des cons, il y de quoi se poser des questions! Et que dire de l'objectif du "jobs, jobs, jobs" trafiqué par l'exclusion de chômeurs? Voyons les faits et rien que les faits. La mauvaise rhétorique de Michel fils et l'excellente de De Wever ne changent rien dans le fait de voir notre pays s'enliser dans les mauvaises recettes d'un libéralisme de droite, comme d'ailleurs de gauche qui nous promet depuis des décennies de sortir de la crise économique et sociale. Celle que leur politique a engendré et entretient encore. Le papillon d'Elio, redevenu rouge dans l'opposition, ne peut nous faire espérer un nouveau printemps. Nous pourrons seulement parler de compétence politique lorsque ceux qui la pratiquent pourront nous expliquer autre chose que leur "bonne" adaptation à la compétitivité qui tue le bien-être des travailleurs, à une mondialisation d'un "libre" marché aux mains de multinationales au seul profit de quelques actionnaires millionnaires. Une personne est compétente quand elle peut expliquer pourquoi elle a réussi. Nos politiciens ne savent expliquer que le pourquoi ils n'y arrivent pas, prétextant un mal venant toujours d'ailleurs. Il est temps de remplacer tous ces incompétents. Je préfère l'incertitude d'un autre modèle de société à la certitude de l'injustice qu'engendre celui du présent. Je préfère faire confiance et agir avec celles et ceux qui proposent des actions très concrètes mettant à mal le système capitaliste en redistribuant mieux les richesses d'une production qui ne cesse de s'accroître mais n'enrichit qu'une petite minorité, comme de démontre encore le dernier rapport d'Oxfam. Je crois bien plus à la compétence de l'action collective à celle des beaux parleurs de nos tribunes d'hémicycles dits représentatifs de nos choix politiques.

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17/01/2016

Le "Vallseur" sur air tarte à la crème

valls.jpgQu'est que ce Valls a pu m'énerver hier à "on n'est pas couché"! D'abord son ton de matador tue les tympans. Ensuite sa diarrhée verbale qui a l'art d'éviter et de couper toutes les questions qui embarrassent. Et puis surtout cette façon d'affirmer ce que les Français pensent. Que dire aussi de ces grandes envolées sur les valeurs de la République qu'il ne cesse de bafouer. Nul doute qu'avec ce prétentieux premier la devise de liberté, égalité et fraternité n'a de réalité que son inscription sur les frontons des édifices où se dicte et s'organise la dictature des privilégiés. Le comble est de se prendre pour un intellectuel lorsqu'on est qu'un "enfumeur" de cerveaux faibles. Délicieuse intervention d'ailleurs de ce brave, vieux et sage d'Ormeson avec son sens de la synthèse, lorsqu'il osa lui dire que dans son flot de "hautes" pensée, il lui semblait qu'il y avait beaucoup d'enfumage. Et l'académicien de constater avec justesse qu’il veut se rapprocher de la droite. « Toute la France s’est droitisée, le PS s’est droitisé, Hollande s’est droitisé et vous, vous êtes droitisé. » Autre moment fort et réjouissant, celui où l'excellent humoriste Jérémy Ferrari osa l'étriper d'un coup de gueule à la façon Balavoine face à Mitterrand. La réalité vaut toujours mieux que l'intellectualité. «Je ne suis pas politologue, historien... Vous avez dit que la mort de ces jeunes qui préfèrent mourir que vivre. Vous avez dit qu'on était en guerre. Non, non, non! Vous, votre gouvernement est en guerre, nous on n'est pas en guerre. Nous, on se fait tirer dessus quand on va voir des concerts…Moi je ne suis pas en guerre contre les musulmans. [...] Il y a des choses absurdes, comme la présence d'Ali Bongo au défilé. Comment vous expliquez qu'Ali Bongo se retrouve en tête d'une marche pour la liberté d'expression?». L'humoriste en profitait pour ajouter que la loi sur la déchéance de nationalité ne «concerne que quatre personnes». Et pan. En plein dans le mille sur la cible si bien maquillée du faux érudit venu faire un "one man show" interminable, creux et ennuyeux. Ruquier, Léa Salamé et Yann Moix se montraient, eux, bien trop autocensurés. Valls n'aura réussi qu'une chose: nous convaincre de sa froideur et de son cynisme républicains sur un air savant qui n'avait comme notes qu'une ritournelle tarte à la crème qu'on aurait aimé voir un Godin lui flanquer en plein visage.

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16/01/2016

L'indécence des faiseurs de leçons

Descheemaecker.jpgFace à l'indécence des faiseurs de leçon, comme encore ce Marc Descheemaecker (N-VA), ancien patron de la SNCB qui ose déclarer: "On peut encore supprimer 4 à 5.000 postes à la SNCB", il n'y a pas de mots assez durs pour caractériser cet ogre de la finance publique. Son salaire (560 000 Euros par an durant toutes ces années, en plus du parachute doré (1.300.000 €) reçu lors de son départ, sans compter les salaires mirobolant d'autres managers et de certains consultants, lui permet-il de soutenir en prime le plan Gallant? Mais cela ne s'arrête pas là. Descheemaecker qui a aussi coûté cher au contribuable a quitté la SNCB pour Brussels Airport avec un salaire qui n'est pas piqué des vers! Pas un mot des salaires faramineux du CEO et autres membres du CA, cela ferait de sérieuses économies de les baisser un peu... Il faut lire Médor pour lire comment tout ce petit monde s'engraisse à souhait en faisant de la spéculation immobilière en marge des nouvelles gares payées à prix d'or. Le rôle trouble d'un certain Luc Joris proche de EDR doit également pourrait aussi être mis en exergue...Le culot de cet homme n'a pas de limite. Il ose conseiller une réduction du nombre de managers et de consultants. Tiens, tiens et pourquoi durant son règne les a-t-il gardé? Ah oui, ils venaient de Flandre… Et cerise sur la gâteau le Fyra, ce n'était pas lui ? Et que ceux qui osent encore penser qu'une privatisation serait préférable et coûterait moins cher, qu'ils regardent le chemin de fer anglais et ils auront vite compris. Une seule solution pour contrer ces faiseurs de leçons, sans prôner pour autant le retour d'une guillotine, il faut leur couper le sifflet par un retour en force de la lutte des classes. Et dire qu'il y a encore des gens pour ne point soutenir la grève des cheminots. Travailleurs qui ont rempli les poches de ce crétin en quête de mandats politiques dans une NVA toujours très généreuse envers un patronat dédaigneux et voleur d'une classe populaire mise en abstinence pour remplir la panse de ces inutiles de société.

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15/01/2016

Ne nous trompons pas d'inquiétude

inquiétude.jpgQue notre monde soit menacé par le nucléaire, par son changement climatique, par ses guerres, son terrorisme a de quoi nous angoisser. Que notre pays soit menacé par son communautarisme et nationalisme, par ses centrales nucléaires, ses incompétences politiques, son saccage de la sécurité sociale a de quoi nous interroger sur le quotidien de notre avenir. Bien que peut-être moins touchés par les injustices et la misère se développant loin de nous, nous craignons, comme les attentats commis à Paris, que les drames du monde parviennent jusqu'à chez nous. Bref, comment ne pas loger en nous cette inquiétude ambiante, soutenue par des supports d'information si denses et si variés envahissant notre quotidien? A chacun de trouver ses béquilles pour, non seulement se tenir debout, mais pour encore marcher sur le chemin de la vie. Le déni, autant que l'ignorance ou le repli sur soi, sur sa famille suffiraient-ils à apaiser nos angoisses et peurs du présent et de l'avenir? Comment dans notre cohabitation de la peur, du dégoût, et l'espoir d'un meilleur aujourd'hui et demain trouver la force de vaincre cette espèce d'inquiétude morbide semée par les conteurs et profiteurs d'une actualité noire et sans grand espoir? Le vrai soleil est en tout cas à trouver ailleurs que sur les plages ou montagnes des bonheurs éphémères. A mon humble avis, nous ne pourrons vaincre notre inquiétude que par des actions altruistes et engagées. La véritable inquiétude que nous devrions avoir est celle qui éteint en nous l'envie de participer à la vie collective. C'est pourtant à l'intérieure de celle-ci, dans ses nombreuses dimensions artistiques, culturelles, politiques, etc., que nous vivons une convivialité, source de joies intenses. C'est elle qui transforme notre triste isolement en joyeux partages. C'est elle qui dynamise nos moments de solitude. L'inquiétude première ne vient pas de l'extérieur, mais bien de notre tendance à nous réfugier dans nos pantoufles en espérant un meilleur promis par le bruit des bottes sécuritaires. Notre sociabilité, celle qui  rend fort parce que solidaire ne peut se contenter de réseaux virtuels. Elle doit s'incarner dans les luttes concrètes d'un "autre chose" que ce qui nous est présenté comme inéluctable par le pouvoir. Le plus inquiétant dans notre monde réside probablement dans son abandon de révolutions! Celle qu'ici, nous devrions commencer est probablement celle de dire non aux distillateurs du poison subtil qu'est l'inquiétude sécuritaire. Distribué à petites goutes constantes jusqu'à intoxication, il paralyse nos cerveaux, masque les injustices sociales quotidiennes et empêche le combat collectif pour des conditions meilleurs au bonheur.

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14/01/2016

Quand le ver est dans le fruit

fruit.jpgL'accord de gouvernement 2014-2019 a –t-il été modifié? Non. Donc non-évènement, selon les déclarations de Reynders et Cie MR. Je suis d'accord. Le problème est d'un tout autre ordre. Déjà au pouvoir en Flandre, La NVA y a tissé sa toile et s'est introduite habilement dans les instituions administratives et culturelles. En exerçant aujourd'hui le pouvoir dans des ministères régaliens, la NVA en apprend mieux les rouages et place ses pions dans l'administration. Accéder aux gouvernements permet en effet d’exercer le pouvoir à plusieurs étages. Appartenir à une coalition « régnante » donne ainsi des ministres à un parti, mais il lui octroie surtout d’avoir la main pour nommer des hommes/femmes « à lui » à la tête des administrations ou des institutions publiques clés. Si les ministres et les partis ne font souvent que passer au pouvoir, il n’en est pas de même pour ces patrons d’administrations qui peuvent donc servir de relais aux partis qui les ont nommés, même lorsque ceux-ci ne sont plus à la manœuvre. Ainsi, à lheure où l'actualité met en avant les 700 millions que l'Etat devrait récupérer, via le "ruling", il serait bon de se souvenir que la NVA a prisla direction de l’institution qui exerce cette compétence, c’est-à-dire qui approuve ou rejette les montages fiscaux proposés par les multinationales… Mais qui pourrait reprocher cela à ce parti, alors que tous les autres en font autant dans toutes les nominations? En tout cas, il faut être de mauvaise foi pour oser déclarer que la "réflexion, communautaire de la NVA n'atteint pas le sort du pays. Cocufié chaque jour par son partenaire, le MR joue à l'autruche et ce uniquement pour maintenir ses ministres et plus grave encore pour mener une politique antisocial à la sauce De Wever. Il faut que ce gouvernement tombe.

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12/01/2016

La grande trahison et illusion des alliés de la NVA

peeters.jpgS'accrochant à un accord gouvernemental, perpétuellement chahuté par les déclarations chocs et provocatrices d'un De Wever ayant choisi le couloir du pouvoir pour mieux l'exercer, ses alliés se terrent dans les tranchées feutrées de sergents ne défendant que le portefeuille bien payé de leur petit grade. Trahissant leur ordre de marche électoral, les états-majors des partis ont perdu le contrôle de la situation. Nous n'entendons plus que le général flamand. Tant Chastel que Wouter Beke et l'inconnue Gwendolyn Rutten ne parviennent à se positionner sur le champ miné de leur mariage forcé. Les ténors de leur formation se sont mués en choristes castrés. Kris Peeters balbutie. Reynders voyage. De Croo reste inaudible. Les chics petits choristes doivent s'en remettre au grand guignol du premier violon charlot pour prouver la justesse d'une cacophonie de couloir se voulant symphonie sur le trottoir. Atterrés par la perte de leur petit costume ministériel et des clients déçus d'un programme trahi, ils laissent leur partenaire NVA chanter l'opéra de De Wever. Les notes différentes de leur partition se fondent dans le faux unisson du polisson qui veut provoquer à terme la dissolution de cet orchestre encore national. L'année commence mal. Le répertoire à jouer va faire mal. Moins de notes pour la sécurité sociale, moins de syndicat. Bref, tout un programme composé et assumé par une droite pure et dure. Les vœux du leader NVA sont clairs. Ses ennemis et néanmoins partenaires sont pris dans un piège qui risque de se prolonger longtemps. En sortir demanderait trop de courage et de renoncement. Le citoyen, lui, se sent perdu dans l'art polémique du populiste anversois. Braqué sur sa sécurité faussement assurée par militaires et policiers en rue, paniqué par la perte de son boulot aggravée soi-disant par l'afflux d'étranger, il ne sait plus à quel saint se vouer. L'illusion qu'un pouvoir fort venant du Nord pourrait-il le sauver? Et le tour est joué. De Wever et ses serviteurs sont en train de gagner. Ses partenaires cocufiés resteront pour notre malheur, mais à long terme pour le leur aussi, les otages d'une NVA qu'ils n'auront pas eu le courage de quitter. Ce gouvernement, sauf sursaut du CD&V, tiendra non seulement le temps de cette législature, mais risque bien de se prolonger bien au-delà. Forte de sa stratégie flamande, rendue doucement sympathique sur sol wallon et bruxellois, la NVA renforcera  son électorat qui obligera ses ennemis à encore en faire un partenaire jusqu'à l'éclatement du pays, réalisant ainsi son objectif final. Pauvre Belgique.

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11/01/2016

Les copains d'abord: Vincent Peremans et le TEC

peremans.jpgJ'ai souvent souligné l'importance des hommes de l'ombre que sont les grognards de cabinets ministériels. Les vrais ministres sont souvent les chefs de cabinet de ceux-ci. Puisés dans le vivier des administrations ou dans le management des entreprises privées, ceux et celles qui préparent les dossiers et pèsent de leur influence sur les décisions à prendre ont, il faut le souligner, une compétence que leur patron  a rarement. Leur recrutement est le résultat d'un subtil cocktail où se mélangent compétence sur les matières traitées par un ministre, affinité avec celui-ci et surtout ancrage et loyauté dans son parti. Il faut très souvent la bénédiction du président de parti pour accéder au graal de la haute fonction. Ceux qui en bénéficient savent que, même si le contrat a une durée déterminée par celle du temps de vie ministériel de leur patron, le job a toutes les chances d'être un tremplin vers de hautes fonctions administratives plus stables ou  des possibilités d'accéder à des mandats électifs. La plupart des ministres ont eux-mêmes été chefs de cabinet ou ont arpenté les couloirs du pouvoir. L'exemple, dévoilé ce jour au grand jour par la nomination de Vincent Peremans à la tête du TEC, n'a rien d'un scoop. Il est sans doute le résultat d'une fuite bien orchestrée, ce qui n'est point nouveau non plus, par un candidat déçu de son éviction. Tous les partis traditionnels agissent de la sorte. Il serait donc mal venu de leur part de jouer aux vierges effarouchées! Dans le cas présent, c'est la négation de cette pratique politicienne bien connue qui me fait rire. Le déni du ministre Di Antonio, qui se défend de tout clientélisme, dans la nomination de son chef de cabinet à la tête du TEC relève de l'hypocrisie généralisée du monde politique et de son art de nous faire avaler des couleuvres. Il est clair que la nomination de ce monsieur relève bien d'un marchandage politique. Plus difficile de certifier que ce monsieur n'aura pas la compétence d'exercer sa nouvelle fonction. Il a tout même un fameux CV. :ingénieur civil diplômé de l’Ecole royale militaire, diplômé en gestion (HEC Liège), il a travaillé pour la Défense puis comme consultant au SPF "Personnel et organisation" et, ensuite, comme expert sur le projet du RER. Un CV complété par une liste de mandats rémunérés qui prouve que la politique est bien loin d'être un apostolat au service du citoyen! Echevin de Nassogne, Administrateur AIVE, Commissaire du gouvernement SOWASPACE sa, Président du conseil d'administration Viapass - Entité publique interrégionale – et officier de réserve,  ( mandats rémunérés) le "brave" cdh se tape tout de même gratuitement la présidence de la section locale et est membre du comité d'arrondissement de celui-ci… Tout aussi gratuitement, il se dévoue comme Président de la Commission Locale de Développement Rural , Administrateur de la Maison de la Culture Famenne-Ardenne , Administrateur d'Action Solidaire Marche-en-Famenne asbl , Administrateur Fondation Rurale de Wallonie, Administrateur Amis du Royal Juillet musical de Saint-Hubert ,Membre du conseil de fabrique d'église de Harsin, Membre comité Salle de Village de Grune! Voilà de quoi prouver un grand dévouement et, bien entendu, une bonne base électorale… Ah, la bonne gouvernance prêchée aux tribunes parlementaires, comme jadis la bonne parole du "faites comme je dis mais pas comme je fais" des curés en chair de vérité ! Quel cirque, notre démocratie. Mais chacun a ses qualités et ses défauts. Le jury présidé par le professeur Laurent Taskin (Louvain School of Management), et sans doute totalement indépendant politiquement... a retenu finalement trois personnes jugées aptes à l’exercice de ces délicates fonctions. Vincent Peremans en faisait bien partie. Alors bon, nous verrons bien sur le terrain si ce choix est bon ou pas. En tout cas, le chassé-croisé perpétuel entre administration et cabinet ministériel est un système malsain, inutilement coûteux. Mais ce n'est pas demain que nous assisterons à voir à la barre du navire dénommé pays des capitaines et matelots qui ne soient pas des copains d'abord! Bon vent donc à ce Monsieur Peremans.

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09/01/2016

La kalachnikov de De Wever

de wever.pngVoilà qui est dit clairement. Celui qui rêve à un Etat flamand où il serait grand calife veut imposer au pays un régime fort et antisocial. L'historien qui abandonna sa thèse doctorale pour se consacrer entièrement à la politique revêt aujourd'hui la toge d'un économiste de l'austérité généralisée. Du moins pour l'ensemble des travailleurs et non aux riches glandeurs, comme disait Marco Van Hees, député PTB, y allant d'une formule faisant mouche: " : "La Belgique taxe la sueur et exonére les glandeurs ", faisant référence aux innombrables niches fiscales qui favorisent les plus riches et leur transaction financière par le gouvernement Michel...De Wever ne voit des économies possibles que dans le budget de la sécurité sociale. Nous ne pouvons donc espérer, comme concession de guerre, que quelques sucettes accordées aux cocus alliés du MR et du CD&V. Le grand calife anversois, prêt à décapiter les syndicalistes et aujourd'hui des patrons trop conciliants a trouvé, comme sur un plateau d'argent, les prétextes aux économies budgétaires à faire. La sécurité et les migrants tombent à pic pour se servir de l'émotion et de la peur populaire pour prêcher son coran raciste et sa bible libéralo-catho. Les édiles gouvernementaux, avec en tête leur Charlot, suivront le dieu lion. Ce n'est point le cocorico de quelques braséros libéralos ou socialos qui empêcheront le Néron flandrien de foutre le feu dans un pays dont il ne veut. Une bombe dénommé galant sur le rail et une autre dénommée marghem sur la centrale de Tihange font probablement aussi partie de l'arsenal. Ne nousfocalisons pourtant trop sur le calife. Une personnalisation du pouvoir est toujours dangereuse. De Weber a eu le temps ces dernières années d'implanter ses troupes au nord et de les rendre sympathiques chez certains grands naïfs du sud. Les thèses NVA reposent sur l'aspiration d'un pouvoir fort dans des périodes incertaines. L'historien le sait. La riposte ne peut venir que dans la force d'une solidarité entre les travailleurs. Pas évident au constat des stratégies différentes de syndicats divisés. Pas évident au constat de l'impopularité qu'ils suscitent chez ceux qui se croient encore protégés dans leur boulot. Pas évident dans un climat où militaires et policiers rassurent plus qu'une politique ouverte au vivre ensemble. Le bruit des bottes se font entendre dans toute l'Europe. Le silence des pantoufles des modérés continue à régner, tandis que le vent droitier des bannières patriotiques siffle aux oreilles des nostalgiques nationalistes. Allons-nous par peur de la kalachnikov, nous laisser tuer à petit feu par le doux révolver de ce De Wever? La réponse viendra de chacun de nous, non au moment des élections, mais en soutenant toutes les actions collectives s'élevant contre cette politique. Et mieux encore en y participant activement.

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