mik dupont UA-70672535-1

09/03/2016

A propos de l'affaire malheureuse de Rita Henkinet

Cette affaire dépasse largement, pour moi, le simple fait divers. Il s'agit bien de la protection de la vie de personnes handicapées. D'emblée, je dirai que je n'aurai pas voulu être membre du jury. Sans être juriste, il faut probablement tenir compte des faits, mais aussi de la personne qui les commet. Sur les faits, il n'y a aucun doute qu'il s'agit bien d'un assassinat. La malheureuse maman le reconnait. Il est indispensable et juste que la justice condamne les faits. Ne tenir compte que de ceux-ci, pour établir une peine ne mériterait alors aucun procès, que ce soit en Assises ou devant une autre instance. Une automaticité des peines n'est pas, je crois, ce que nous attendons de la justice humaine. Nous devons tenir compte de la personne qui commet l'irréparable. Dans ce cas précis, il semble évident que madame Henkinet a de très larges circonstances atténuantes. Mais au-delà de sa personne, se pose la question du droit à la vie des personnes handicapées. Qui peut juger la véritable souffrance ou le bonheur de celles-ci? Selon quels critères? Le combat utile à mener, mis en lumière par ce cas dramatique, ne réside pas dans  le soutien ou non de la condamnation  de cette femme, mais bien dans les moyens accordés par l'Etat pour veiller à la meilleure prise en charge de la personne handicapée. La valeur d'une société se mesure aux moyens qu'elle accorde aux personnes les plus faibles. Dans ce cas, comme dans d'autres, nous sommes loin des belles déclarations de la convention des Nations-Unies, relative aux droits des personnes handicapées. Les principes y sont beaux, mais la pratique est tout autre. Quand nous voyons la politique de la très populaire Maggie De Block , ministre de la santé, nous pouvons légitimement (pour le moins) nous poser la question!

08:26 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.