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11/03/2016

L'affaire Alain Mathot

alain mathot.jpgSi la présomption d'innocence doit être accordée à tout citoyen, y compris à Alain Mathot, il est difficile d'admettre que son inculpation soit mise au placard sur base d'un autre principe qui veut qu'un parlementaire soit protégé d'une justice qui chercherait à perturber de manière légère, injuste ou partisane le bon fonctionnement de l'assemblée. Il me semble assez clair que ce n'est point le cas dans le dossier présent. Cela ressemble d'avantage à un privilège personnel. Comment croire autre chose? En quoi et par qui y aurait-il une volonté de nuire au fonctionnement de la Chambre? Il faudrait le prouver. Acharnement, dit l'intéressé. Bien, mais pourquoi? En admettant même celui-ci, on ne devient pas inculpé sur simple malveillance politique, mais bien sur des éléments  et indices précis et étayés permettant une poursuite judiciaire. Seul alors, un procès doit pouvoir jeter la lumière sur cette accusation. Vouloir qu'Alain Mathot échappe à des juges me parait relevé d'un marchandage politique inadmissible et d'une volonté d'user jusqu'à la corde toutes les procédures possibles pour éviter que le fond du dossier soit traité. En aucun cas, il ne me semble pas que cette immunité soit accordée comme "soupape de sécurité" du fonctionnement démocratique de la Chambre des représentants. Qu'il soit ou non coupable, Monsieur Mathot, doit être jugé par l'autorité compétente, et non par le " quarteron" d'une commission formée de quelques paires que devrait suivre la majorité de l'assemblée. Le refus de sa levée mettrait bien plus la démocratie en danger que le privilège inexpliqué accordé par un droit constitutionnel qui serait temps de revoir s'il est appliqué à contre sens de son objectif.

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