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31/03/2016

Et si en revenait à la Belgique de Grand-Papa?

belge.jpgEntre 1970 et 1990, un changement complet de génération s'est opéré. Et si un autre s'opérait aujourd'hui? Celui de la génération du "tout autre chose". Celui où Flamands, Wallons et Bruxellois refuse un nationalisme en se sentant avant tout appartenir au genre humain, comme ils viennent de le prouver dans le mouvement de solidarité suite aux attentats terroristes. Et si les faits d'hier remettaient en cause la mauvaise saga institutionnelle que nous croyions irréversible? Les faits contre le droit, c'est connu. Si les faits voulaient qu'aujourd'hui les travailleurs s'unissent parce qu'ils se sentent tous touchés par une régression sociale qui n'a rien avoir avec une différence linguistique ou culturelle! Que des intérêts communs entrecroisés unissent aussi bien les Liégeois aux Limbourgeois qu'aux Wallons et aux habitants de Bruxelles. Bref, qu'en sortant du nationalisme, imposé par la NVA et l'égoïsme des autres partis qui s'engluent dans des combats médiocres pour exercer leur pouvoir sur des petites parcelles de territoire, les partis retrouvaient une unité capable de faire passer une vraie vision de société, au-delà des petits intérêts médiocres de leur organisation interne, à l'image d'un PTB qui est encore le seul parti unitaire de ce pays entretenant une loyauté nationale. Et si la nouvelle génération voulait en finir avec cette mauvaise aventure de quarante-cinq ans? Si elle voulait mettre fin à un long peaufinage raté d'une forme de fédéralisme qui n'a servi que l'intérêt de petits politiciens ? A une époque où le nationalisme recommence à faire couler le sang, il est temps d'en finir avec des liftings institutionnels qui transforment notre pays en vrai "radeau de la méduse"! l

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30/03/2016

L'écran de fumée des mesures anti-terroristes

Nos éminences n'ont vraiment plus rien d'élus formidables et la minable alliance avec la NVA confirme chaque jour leur médiocrité. Comment croire que l'arsenal des nouvelles mesures législatives va réduire le risque d'attentats? Nous assistons à un mauvais jeu de dupes dans un pays qui n'en n'est plus un et qui s'est structuré de façon à ce que chacun puisse prétexter que c'est la faute de l'autre. La solidarité nationale s'est perdue depuis longtemps. Chaque parti politique, en dehors du PTB qui est resté encore national, se dispute des petites zones de pouvoir. Mais pire encore: le MR a laissé entrer dans l'arène la NVA nationaliste avec ses hooligans flamingants déguisés en serviteurs de l'Etat. Depuis des dizaines d'années, les fonctions régaliennes (justice, police, renseignements, sécurité sociale se sont réduites. Les politiques néolibérales, soutenues et partagées par les socialistes dits réalistes ont amputé sans discontinuer les investissements publics. Chaque ministre a voulu sa petite réforme pour se mettre en avant. La "com" avant tout! Alors ce n'est point de nouvelles lois dont nous avons besoin, mais d'un énorme réinvestissement en moyens et en hommes. La Commission de la vie privée a raison de se demander d’où vient la nécessité de la mise en place d’une ou plusieurs nouvelles banques de données et de créer un nouveau cadre juridique à côté de ce qui existe déjà , tout comme le Conseil d’Etat, qui de de son côté, écrit :  la question se pose de savoir s’il est bien nécessaire de créer une nouvelle banque de données à destination des mêmes services et organismes que ceux tenus de l’aliment. Mais tous les minables partis politiques, à l'exception encore une fois du PTB, vont s'engouffrer dans un écran de fumée sécuritaire qui ne servira qu'à nous faire croire à une gouvernance responsable. Nous en avons marre, nous sommes dégoûtés de toute cette tromperie qui s'ajoute à celle qui veut nous faire croire que le chômage diminue tandis que les files aux CPAS ne cessent de grandir; que les infrastructures et les logements publics ne cessent de se dégrader; que l'enseignement, la Police, et la Justice n'ont cessé de réclamer des moyens supplémentaires. Mais comment croire à une redressement de cette faillite dans l’organisation de l’Etat, quand le principal parti du gouvernement ne rêve que de se séparer de celui-ci? De ce surréalisme à la belge, nous ne voulons plus!

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23/03/2016

Les racines du mal

EI 1.pngAprès le temps de l'émotion, il nous faudra bien reprendre le chemin de la raison. Il faudra exiger de nos responsables politiques une autre réponse au terrorisme que simplement et exclusivement  l'amplification des moyens sécuritaires et une politique étrangère oscillant entre négociations et bombardements. Nous constatons, en tout cas, que l'intensification de l’intervention militaire de l’Occident dans la région ne fait qu’alimenter l’organisation de l'E.I. et aggrave la situation. Ne résumons pas seulement les enjeux politiques à une simple opposition entre démocratie et dictature ou à un simple combat contre un fondamentalisme religieux. La versatilité des politiques néolibérales de l'Europe, alliée des USA, soutenant tour à tour des dictatures et des mouvements populaires arabes de libération a créé le chaos, avec comme conséquence un vide politique dans lequel s'est vite engouffré la fonctionnalité d'une religion pour fonder un pouvoir temporel de terreur. L’E.I. est une des forces qui a su cueillir les fruits de la débâcle créée par nos politiques impérialistes .La seule alternative possible réside dans un soutien des forces de gauche. Dans un soutien international de la protestation sociale dans ces pays, contrairement à un soutien à des Erdogan et Cie. C'est en soutenant les organisations sociales et politiques en Syrie, Egypte, Irak, Liban et ailleurs pour braver un confessionnalisme barbare et incapable de présenter une véritable alternative égalitaire et progressiste que nous pourrons barrer la route au terrorisme. C'est en soutenant des forces locales, comme les mouvements kurdes (qui pourtant subissent la répression du gouvernement turc), ainsi que toutes les forces d'opposition qui ne sont pas liées à l'E.I. que nous participerons au déclin de la barbarie qui frappe le Moyen-Orient et s'exporte jusqu'à nos pays, jusqu'à notre pays! Notre combat ne peut se contenter d'abattre la pointe de l'iceberg. Je ne suis pas un spécialiste de géopolitique, mais j'ai la conviction que les racines du mal doivent être combattues autrement que par nos politiques impérialistes ou néolibérales.

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18/03/2016

Un camouflet pour le Parquet liégeois

mathot.jpgLa levée de l’immunité parlementaire d’Alain Mathot par le Parquet liégeois serait donc rejetée par le Parlement si celui-ci suit l'avis de la Commission des Poursuites. C'est tout simplement un scandale. Le citoyen doit au moins connaître le pourquoi. Une justification précise doit lui être donnée. La simple communication d'un vote de cinq voix contre deux (2 N-VA, 1 PS, 1 Open VLD, et 1 sp.a d’un côté, le MR et le CD&V de l’autre) ne peut suffire à nous éclairer. En quoi le Parquet s'est-il rendu coupable d'acharnement après une longue et coûteuse enquête? Pourquoi les indices sérieux de culpabilité ne sont que pacotilles d'enquêteurs voulant déstabiliser notre démocratie via un procès en correctionnel en bonne et due forme capable d'établir la vérité sur des préventions de corruption passive, faux et usage de faux, blanchiment, abus de biens sociaux, escroquerie, infractions relatives aux enchères publiques, fraude fiscale et participation à une organisation criminelle? Nous devons savoir le pourquoi de la méfiance de cette Commission sur le dossier de poursuite qu'elle a analysé. Si le Parquet est ainsi remis en cause, il doit alors être sanctionné. Le Procureur doit être destitué. L'impunité de Mathot doit alors être suivie de poursuites envers le Parquet liégeois. Mais, comme trop souvent, cette affaire passera vite à la trappe de l'oubli. Le citoyen n'aura plus comme moyen de justice que le pauvre vote pour remettre en cause la particratie, les collusions et les échanges de "bons" procédés entre les nantis du pouvoir. Et comme les braves petits moutons que nous sommes iront encore pointer celles et ceux que les médias ne cessent de mettre à l'avant du Barnum Circus de la scène politique avec une complaisance de gentils serviteurs, nous aurons encore perdu nos espoirs. Mais qu'attendons-nous pour foutre toute cette mafia dehors? Est-ce cela que nous voulons ou bien tout autre chose?

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13/03/2016

Actualité de semaine: quand la "réalpolitik" prend le dessus…

afd.pngA force de pratiquer un dit réalisme, nos politiques s'enfoncent dans un drame humanitaire dont nous mesurons encore mal les effets néfastes pour la grande majorité d'entre nous. En politique, comme ailleurs, perdre l'utopie revient à marcher doucement mais sûrement vers des visions nationalistes dont nous avons oublié le passé et les guerres. Abandonner ses idéaux pour composer avec la réalité mène irrémédiablement à un règlement à court terme des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Ce qui se passe en Allemagne, avec la poussée de la droite populiste AfD lors des trois scrutins régionaux ce dimanche n'est qu'un exemple parmi bien d'autres. Notre petit pays n'a rien à envier à ces politiciens qui veulent nous faire croire qu'il n'y a pas d'alternative à cette "réalpolitik" qui engendre le replis, le racisme, le nationalisme et la misère attribuée à des boucs émissaires, cibles faciles pour une masse populaire maintenue dans l'ignorance des vrais sources de la dégradation économique. C'est cette "réalpolitik" qui a mené Charles Michel et son MR à s'allier avec une NVA qui joue un incroyable double jeu. Voyez, le président de la Chambre, Siegfried Bracke, présent à des réceptions royales et quelques jours plus tard  participe au Vlaams-Nationaal Zangfeest, un rendez-vous du Mouvement flamand, réunissant tous les défenseurs de la cause indépendantiste flamande jusqu’à la droite nationale. Voyez Didier Reynders et ses collègues qui par "réalisme" pactisent avec le régime turc de Erdogan qui sait jouer avec la lâcheté européenne. Voyez un De Wever qui veut encore saquer dans la sécurité sociale. Ce qui peut paraitre anecdotique dans le grand concert géopolitique l'est bien moins que le pensons. Fermer les yeux sur les exactions commises par un dictateur pour tirer parti de l'exploitation des ressources présentes sur son territoire en lui attribuant par" coutume diplomatique" une légion d'honneur, dépend  aussi de tout ce processus "réaliste". A force de faire des concessions sur ce qui paraît "petit" nous ruinons notre humanisme et nos progrès sociaux. Quand prendrons-nous conscience et réagirons-nous à cette machiavélique politique qui n'a comme objectif que de maintenir au pouvoir les princes de la finance et leurs valets politiques, indépendamment des questions de religions, de morale, de justice, de démocratie, de nations?

 

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11/03/2016

L'affaire Alain Mathot

alain mathot.jpgSi la présomption d'innocence doit être accordée à tout citoyen, y compris à Alain Mathot, il est difficile d'admettre que son inculpation soit mise au placard sur base d'un autre principe qui veut qu'un parlementaire soit protégé d'une justice qui chercherait à perturber de manière légère, injuste ou partisane le bon fonctionnement de l'assemblée. Il me semble assez clair que ce n'est point le cas dans le dossier présent. Cela ressemble d'avantage à un privilège personnel. Comment croire autre chose? En quoi et par qui y aurait-il une volonté de nuire au fonctionnement de la Chambre? Il faudrait le prouver. Acharnement, dit l'intéressé. Bien, mais pourquoi? En admettant même celui-ci, on ne devient pas inculpé sur simple malveillance politique, mais bien sur des éléments  et indices précis et étayés permettant une poursuite judiciaire. Seul alors, un procès doit pouvoir jeter la lumière sur cette accusation. Vouloir qu'Alain Mathot échappe à des juges me parait relevé d'un marchandage politique inadmissible et d'une volonté d'user jusqu'à la corde toutes les procédures possibles pour éviter que le fond du dossier soit traité. En aucun cas, il ne me semble pas que cette immunité soit accordée comme "soupape de sécurité" du fonctionnement démocratique de la Chambre des représentants. Qu'il soit ou non coupable, Monsieur Mathot, doit être jugé par l'autorité compétente, et non par le " quarteron" d'une commission formée de quelques paires que devrait suivre la majorité de l'assemblée. Le refus de sa levée mettrait bien plus la démocratie en danger que le privilège inexpliqué accordé par un droit constitutionnel qui serait temps de revoir s'il est appliqué à contre sens de son objectif.

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09/03/2016

A propos de l'affaire malheureuse de Rita Henkinet

Cette affaire dépasse largement, pour moi, le simple fait divers. Il s'agit bien de la protection de la vie de personnes handicapées. D'emblée, je dirai que je n'aurai pas voulu être membre du jury. Sans être juriste, il faut probablement tenir compte des faits, mais aussi de la personne qui les commet. Sur les faits, il n'y a aucun doute qu'il s'agit bien d'un assassinat. La malheureuse maman le reconnait. Il est indispensable et juste que la justice condamne les faits. Ne tenir compte que de ceux-ci, pour établir une peine ne mériterait alors aucun procès, que ce soit en Assises ou devant une autre instance. Une automaticité des peines n'est pas, je crois, ce que nous attendons de la justice humaine. Nous devons tenir compte de la personne qui commet l'irréparable. Dans ce cas précis, il semble évident que madame Henkinet a de très larges circonstances atténuantes. Mais au-delà de sa personne, se pose la question du droit à la vie des personnes handicapées. Qui peut juger la véritable souffrance ou le bonheur de celles-ci? Selon quels critères? Le combat utile à mener, mis en lumière par ce cas dramatique, ne réside pas dans  le soutien ou non de la condamnation  de cette femme, mais bien dans les moyens accordés par l'Etat pour veiller à la meilleure prise en charge de la personne handicapée. La valeur d'une société se mesure aux moyens qu'elle accorde aux personnes les plus faibles. Dans ce cas, comme dans d'autres, nous sommes loin des belles déclarations de la convention des Nations-Unies, relative aux droits des personnes handicapées. Les principes y sont beaux, mais la pratique est tout autre. Quand nous voyons la politique de la très populaire Maggie De Block , ministre de la santé, nous pouvons légitimement (pour le moins) nous poser la question!

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02/03/2016

Le carnaval américain

amérique.jpgLes élections primaires américaines ne sont qu'un mauvais grand show d'une démocratie capitaliste qui n'en est pas une. Le choix ne se fera qu'entre la peste et choléra. Si le succès relatif de Sanders peut mettre un peu de paume sur les plaies représentées par Trump et Clinton, il reste que cet homme continue d'appartenir à la nomenklatura du parti démocrate et entre dans son jeu de dupes. Qui peut encore croire à l'existence d'une gauche qui serait capable d'apporter une justice sociale via un parlementarisme? Les hémicycles ne sont que des pistes de cirque où s'agitent les marionnettes actionnées par les mains des corporations, des militaro-industriels, des lobbyistes et Wall Street. La déception après l'emballement pour un Obama risque bien de se renouveler. "Les Démocrates comme les Républicains ont l’intention de continuer l’assaut contre nos libertés civiles, l’expansion des guerres impérialistes, le pouponnage de Wall Street, la destruction de l’écosystème par l’industrie des combustibles fossiles et la paupérisation des ouvriers. Tant que les Démocrates et les Républicains restent au pouvoir, nous sommes condamnés", comme l'écrit justement Christopher Lynn Hedges, journaliste et auteur américain. L'histoire nous montre que les véritables changements de société se sont faits par la rue et la désobéissance civique. Rien de neuf ne sortira d'une élection présidentielle ou d'un nouveau Congrès américain. Il en va de même en Europe où les partis de gauche se meurent parce qu'ils ont rejoint le camp des fausses confrontations dans des hémicycles pourris aux mains d'oligarques de la finance qui parviennent même à maîtriser le champ de la communication. Il n'y a rien à attendre dans cette fausse course. Aucun suspense. On ne peut, hélas, que s'amuser de ce carnaval où des clowns comme Trump prouvent plus que d'autres que le ridicule populiste réussit encore à cocufier la masse populaire.

09:54 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |