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01/05/2016

Une gauche unie?

En ce temps de profonde régression sociale, il serait bon et même indispensable de recréer un véritable front de gauche, comme le font le PC et le PTB. Mais comment y insérer un PS qui a perdu, du moins dans ses dirigeants, les valeurs fondatrices de la lutte ouvrière? L'oligarchie PS s'est tellement embourgeoisée qu'elle a perdu le partage des réalités de terrain pour s'enliser dans la pensée unique du libre- marché et sombrer dans le piège d'une sacro-sainte compétitivité tirant vers le bas le gagne-pain des ouvriers, des petits indépendants, des agriculteurs et le haut celui des profiteurs et exploiteurs. La hiérarchie PS, à force d'alliance avec le libéralisme, est tombée dans le déni de l'existence des classes et, pire encore, est entrée dans celle des nantis qui finissent par penser que le peuple ne vit pas si mal et même au-dessus de ses moyens! Les penseurs du PS ne sont plus ceux issus des mines, des usines, des coopératives, des petits producteurs et commerçants, mais bien ceux issus d'une nouvelles bourgeoisie rouge fréquentant les salons feutrés des réceptions des grandes multinationales et des gros actionnaires. Loin de la lutte ouvrière, les bonzes et énarques du PS tentent de se maintenir au pouvoir en attaquant très souvent et subtilement une gauche qui, sur base de ses valeurs, présente des alternatives réelles de changement qui ne méritent pas d'être traités d'irréalistes ou de populistes. Le flop du 1 mai du PS liégeois, face au succès du PC et du PTB, devrait l'éclairer sur la fausse route qu'il continue à vouloir parcourir. Ses militants, de plus en plus déçus, risquent bien de quitter un cortège où il n'y aura plus que des majorettes et des fanfares pour accompagner les Mathot, Marcourt, Demeyer et compagnie… Et, si une partie  militante a rejoint ou rejoindra, fidèle à des convictions, le PTB ou le PC, une autre partie, trop dégoûtée, déforcera la gauche en ralliant des partis d'extrême-droite. Il est temps que les militants tant PS que syndicaux rejettent les compromis de leurs dirigeants aux abois et unissent leur combat, non par un simple chant de l'Internationale, mais par son application quotidienne sur le terrain.

23:00 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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