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06/06/2016

Entre intérêt général et intérêt personnel ou de groupe

A travers les luttes sociales actuelles et la politique gouvernementale, il est bien difficile parfois de décoder les objectifs réels poursuivis. Au nom d'un bien commun se cache bien souvent une tout autre réalité. L'institutionnalisions d'instances diverses fondées et construites autour de nobles objectifs a souvent tendance, avec le temps, à faire primer les intérêts du groupe avant ceux d'un bien commun proclamé pourtant haut et fort. L'intérêt et la croissance du parti ou du syndicat se cachent souvent sous des discours d'intérêts généraux, certes défendus, mais dont nous devons nous méfier. Le sens critique doit subsister, non seulement envers les diverses organisations et structures, mais aussi envers les hommes et les femmes qui les dirigent ou en sont les portes paroles. Toute personnalisation d'un pouvoir nuit à une démocratie mise, aujourd'hui comme hier, à toutes les sauces. Méfions-nous de la gratification personnelle que peut apporter l'exercice de n'importe quel pouvoir, qui n'est pas seulement de type financier, mais aussi celui d'un égo surdimensionné ou non qui risque de nous considérer comme simple objet d'ambitions bien dissimulées en faux altruisme! Si nous ne demandons pas à nos leaders d'être des saints désincarnés, nous devons toujours veiller à ce que leurs actions s'inscrivent bien dans la suite de ce que sont les nôtres. Bien plus qu'un discours moral à leur tenir, c'est notre propre engagement qui servira de régulateur entre les intérêts personnels et le bien commun à défendre. Garder le sens critique, sans pour autant tout critiquer, réclame dans notre agir de l'humilité et une conscience aigüe de notre subjectivité. Je parle bien d'agir car le bien commun n'a jamais progressé par ceux qui préfèrent rester dans leurs pantoufles et n'ont comme combat que les blablas !

19:03 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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