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27/06/2016

L'opacité des décisions politiques

conseil communal.jpgEn rentrant du Conseil communal de ma ville, où quelques citoyens courageux assistent, comment ne pas s'interroger sur les lieux fermés, se disant ouverts, des décisions politiques? Bonne chance aux non-initiés! En dehors de quelques interpellations de début de séance (et encore) on assiste à quelques passes d'armes polies et feutrées et on s'endort après dix minutes! On se rend vite compte d'abord que les procédures sont plus importantes que le fond des dossiers et les sujets mis à l'ordre du jour et qu'ensuite tout ce qui sera "débattu" a déjà été décidé d'avance. Les médias relayeront surtout quelques duels et quelques points concrets, en évitant bien de les rattacher à une vision globale et politique d'une gestion de la ville, de la province, de la région, du pays. Tout le cirque démocratique se joue dans des lieux de prestige. L'Hôtel de ville de Liège en est un bon exemple. Il a été au XIIIe siècle celui de magistrats chargés de l'administration communale et désireux d'affirmer leur indépendance à l'égard du prince-évêque. J'ai la nette impression qu'aujourd'hui les nouveaux magistrats élus ont perdu l'esprit d'indépendance et de lutte pour se muer en petits évêques bourgeois qui s'attribuent pour six ans ce qui sera bon ou mauvais pour le peuple! Si nos églises se sont vidées, il n'y a pas plus de monde aux messes politiques… Comment se passionner et se sentir acteur dans ces chambres fermées du pouvoir? Si la politique est l'art d'entrainer, et non d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde, nous en sommes loin. Disons aussi que le lieu du conseil liégeois est exigu, coupé du public et sa solennité me fait d'avantage penser à un synode épiscopal sans mitres (que saint Lambert me pardonne!). Pourquoi ne pas tenir le Conseil, en tournante, dans des salles de quartier où nos édiles pourraient consacrer une écoute aux comités de quartiers, à des associations désireuses de s'exprimer et d'interpeller sur les points à l'ordre du jour. N'est-il pas temps de remettre la politique au cœur même de nos quartiers? En tout cas, le peu d'assistance aux différents Conseils prouve l'effort à faire pour intéresser d'avantage le citoyen sur les matières qui y sont traitées dans ce qui est un vrai débat et pas une espèce de chambre d'entérinement de ce qui a été décidé dans un ailleurs opaque et fermé! L'appel de partis pour assister à des débats ne sera entendu que lorsque ceux-ci trouveront une autre dynamique que celle, presqu'exclusivement procédurière, que nous connaissons aujourd'hui.

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25/06/2016

Les beaux mots après le Brexit

Les communiqués de l'élite européenne, après la gifle du Brexit ne sont qu'hypocrisies. Nous pouvons fortement douter que les beaux mots n'enlèveront rien aux maux de ce grand machin qui n'a de vision que celle dictée par les grands lobbies. Les règles "d'or", dont celle du fameux équilibre budgétaire, imposées aux Etats par le "monstre technocratique" enfermé dans le dogme ultralibéral vient d'enterrer Cameron, mais risque bien d'enterrer toute l'Union qui pourrait pourtant être le moteur d'une meilleure répartition de la richesse en évitant l'ultra concurrence. Plus personne, à part une minorité de nantis, ne veut de l'Europe à la sauce Merkel, Hollande, Michel et consorts. Le fade, l'incompétent Junger doit aujourd'hui se mordre les doigts d'avoir céder au chant libéral et conservateur pour plaire à Londres. Et pourtant, je me méfie. Pas certain que le coup de massue puisse véritablement faire changer les choses. La période des fumigènes ornée des "on a compris votre message" a bel et bien commencé. Après chaque scrutin, c'est le même refrain. Mais les mêmes maux reviennent vite en force. Nous, on veut du concret. On veut des minimums et des maximums de salaires, des services publics forts et non leur libéralisation. On veut la suppression des partenariats avec le privé (PPP) qui se résume à plus de pognon pour le privé de quelque uns. Nous voulons une vraie Europe politique qui refuse de se mettre sous la coupe de lobbies obscurs mais bien organisés. Une Europe indépendante des USA. Dramatique d'ailleurs d'entendre notre ex premier Verhofstadt déclaré que Poutine doit bien rire du Brexit! Bien sûr, pour la droite ce n'est jamais la faute à Obama, mais à Poutine! Nous voulons aussi une Europe économe sur son fonctionnement (fini les gaspillages du cirque entre Bruxelles et Strasbourg et les grands messes qui nous coûtent la peau des fesses. Nous voulons une véritable harmonie fiscale et une chasse réelle des tricheurs planquant leur fric dans des paradis fiscaux. Nous voulons une véritable politique environnementale et non des guéguerres que nous constatons encore aujourd'hui avec une Belgique qui ne sait même pas se mettre d'accord sur l'interdiction de pesticide dangereux! Et la liste serait encore longue. Bref nous voulons d'un autre projet européen que celui qui vient de se faire recaler sur un Royaume qui est ce jour plus désuni qu'uni! Mais nous ne voulons pas non plus des promesses à la Le Pen et autres nationalistes qui surfent sur le mécontentement, sur le racisme, l'immigration pour prendre le pouvoir et à leur tour trahir leurs promesses d'un paradis blanc! Il suffit déjà de voir Farage reconnaître "une erreur" du camp du "Leave"... quelques heures après le scrutin… Il est en tout cas temps de donner une autre voix aux instances européennes que celle des banques et des multinationales; que celle qui inspire, voire impose, des lois El Khomri et Peeters ou encore fait crever le peuple grec.

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24/06/2016

Brexit

brexit.jpgSi je ne me réjouis pas de la victoire du Brexit, parce qu'elle risque de favoriser un nationalisme fermé et concurrentiel, je suis pourtant heureux de cette gifle sévère à une Europe qui n'a cessé, au fil du temps, de faire mal à ses peuples en ayant raréfié et insécurisé l'emploi en libéralisant une série de services publics; une Europe qui , avec son seul dogme de libre marché et du profit, s'est mise au service exclusif des banques, de la grosse finance et des multinationales; une Europe aux mains d'une caste de commissaires non élus et de parlementaires fantoches aux salaires et pensions scandaleusement élevés. Le décalage entre Bruxelles avec sa bande capitaliste et les gens ordinaires va-t-elle enfin faire comprendre à la classe politique des partis traditionnels que tous ses mensonges, ses prétextes de raison et de réalisme ne trompent plus les électeurs? Le projet européen, tel qu'il est aujourd'hui ne peut se poursuivre. Le Brexit, en cela, est positif. Si je ne jubile pas de sa victoire, j'espère que ce tremblement de terre servira à reconstruire une Europe réellement solidaire et au service des gens qui avec courage osent bousculer l'établichement politique, même si le risque d'une montée de l'extrême droite et de ses thèses nationalistes, racistes et fascistes existe.

 

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13/06/2016

Panem et circenses

L'expression " du pain et des jeux " évoque l'amer mépris de Juvénal s'adressant au peuple romain, qui n’avait plus d’autres ambitions que de se voir offrir par leur empereur du pain et des spectacles. Elle peut, me semble-t-il, être aisément reprise dans le contexte actuel de notre société. Rien d'étonnant alors de voir dans nos stades les nouveaux empereurs politiques qui pour la plupart se foutent autant du foot que du peuple. Du pain et des jeux, on en veut, pour tous. Mais pas n'importe lesquels, et pas n’importe comment ! Le pain, ce peut être celui de l'ouvrier, de l'employé, du chômeur, du petit indépendant, de plus en plus en plus pauvre. Il est aussi celui d’une agriculture intensive qui épuise la terre. La Une des médias va abandonner pour peu de temps le refrain politique qui nous assène la vieille recette de la nécessaire austérité. Et on aura beau me dire que les stades peuvent devenir des hauts lieux de culture et de contestation populaire, je n'y crois pas! Ils ne participent en rien aux espaces d'éducation où dans le plaisir on peut se poser des questions autres que celle par exemple du: "les hommes savent pourquoi"; où on peut se forger une opinion, rêver un autre monde que celui de la bière qui fait oublier! Il me semble que les partis de gauche devraient, sans gâcher la fête "noir, jaune, diables", mieux en dénoncer la manipulation capitaliste. Manipulation complice des médias qui préfèrent mettre en exergue la violence de quelques hooligans que celle des émeutes de la faim de l’autre côté de la planète foot. Junéval fustigeait, il y a près de 2000 ans, ceux qui se contentaient de se nourrir et de se divertir plutôt que de se soucier de leur destin individuel et collectif. Aujourd’hui comme à l’époque, il est plus qu'urgent de reconstruire un autre modèle que celui d'une mondialisation devenue produit de fonds de placement. Bon, je ne veux pas briser la fête populaire, mais seulement un peu la conscientiser… Vive les diables!

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11/06/2016

Le rififi PS

Les petites rixes socialistes sont révélatrices d'un parti qui n'a plus de vision de société. Celle-ci semble de plus en plus se concentrer sur un ring de petits boxeurs carriéristes. Les dernières déclarations de ses édiles révèlent des guéguerres internes très éloignées du bon coup de poing à donner au libéralisme. Ainsi, le Delmotte au nœud de cravate proportionnellement démesuré ne se prive pas, à propos de la régionalisation de l'enseignement, d’envoyer un léger coup à Magnette, celui qui parfois laisse  tomber la cravate pour se rendre plus populo et d'envoyer une caresse au cher nœud papillon d'un Di Rupo qui croit utile de rappeler qu'il est le seul capitaine du ring! Soulignons que ces gens se croient intelligents en se disant au-dessus de la mêlée! Et c'est ça justement le drame. Ils n'en ont rien à battre des gens qui aujourd'hui vivent ou se dirigent dans la misère sociale. Demandez leur salaire mensuel net sans compter les cumuls divers! Quelle vision de notre pays ont ces nantis politiques qui ne réussissent même pas une union réelle entre PS et SP? Et pourtant, quoique l'on tente de nous faire croire, la classe ouvrière du nord subit les mêmes assauts capitalistes qu'au sud du pays. Communautarisation ou régionalisation des matières politiques n'est qu'un piège pour écarter le citoyen des vrais problématiques du pays et offrir le beurre à une flopée de politiciens carriéristes. Là encore le PTB a le mérite de l'union, en tant que seul parti national crédible pour qui un travailleur reste un travailleur, sans distinction de langue ou de culture.

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08/06/2016

Indépendance syndicale ????

Que des syndicats trouvent dans des partis politiques des relais plus ou moins favorables à leurs revendications quoi de plus normal. Là où cela l'est nettement moins, c'est quand il se joue une évidente collusion entre eux. Pire encore, quand cette collusion devient une affaire de chantage. Trop de silence est fait aujourd'hui sur la garantie publique en faveur des coopérateurs d'Arco, bras financier de l'ACW en Flandre et du MOC au sud du pays. Or, voilà qui fait partie d'un mouvement qui peut difficilement être décrit autrement que comme du chantage. N'est-il pas bizarre (scandaleux) que lors de la menace de faillites bancaires, les partis politiques trouvent des accords pour sauver des organisations satellites amies? Les petits accords politiciens restent bien sous le boisseau… Flash-back: Tout le petit monde politique en 2008 s'accorde (sous la très forte pression du CD&V) sur l'opération de sauvetage qui accordait aux actionnaires d'Arco la même garantie publique que celle assurée aux petits épargnants. Faut dire que cette proposition arrangeait le PS qui pouvait ainsi sauver Ethias! Le troublant dossier fera évidemment, mais en silence, partie des négociations gouvernementales. L'alliance CD&V- NV-A obligera certainement ce dernier à "la fermer"… Or, voilà qu'aujourd'hui le CD&V se montre de plus en plus déçu de l'ingratitude des petits copains soutenus. Le député Van Rompuy observe que lors de la dernière manifestation à Bruxelles les militants du syndicat chrétien s'en sont pris au ministre de l'Emploi Kris Peeters bien plus qu'à la N-VA et à l'Open Vld. "Cette ambiguïté de Beweging.net (l'ex-ACW, mouvement ouvrier chrétien, Ndlr) commence à sérieusement peser au CD&V", commente-t-il. "Que le CD&V fasse le maximum pour corriger la politique sociale n'est clairement pas récompensé par la CSC", observe le député frère de notre ex-premier. "Est-ce cela le remerciement que le CD&V reçoit pour la défense des intérêts du mouvement ouvrier chrétien dans l'affaire Arco et pour son rôle social dans le gouvernement?", s'interroge-t-il, se demandant si "tous les ponts étaient coupés entre la CSC et le CD&V". Amusant de voir tout cette mélasse des petits accords passés sous table ressurgir, mais moins amusant de constater la collusion régnante entre l'ACW et le CD&V qui touche bien évidemment la résistance sociale que devrait mener en toute indépendance ce syndicat! Faire chuter le gouvernement risquerait pour lui de se retrouver avec une dette colossale! Autant savoir, car la petite histoire fait souvent la grande…

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06/06/2016

Entre intérêt général et intérêt personnel ou de groupe

A travers les luttes sociales actuelles et la politique gouvernementale, il est bien difficile parfois de décoder les objectifs réels poursuivis. Au nom d'un bien commun se cache bien souvent une tout autre réalité. L'institutionnalisions d'instances diverses fondées et construites autour de nobles objectifs a souvent tendance, avec le temps, à faire primer les intérêts du groupe avant ceux d'un bien commun proclamé pourtant haut et fort. L'intérêt et la croissance du parti ou du syndicat se cachent souvent sous des discours d'intérêts généraux, certes défendus, mais dont nous devons nous méfier. Le sens critique doit subsister, non seulement envers les diverses organisations et structures, mais aussi envers les hommes et les femmes qui les dirigent ou en sont les portes paroles. Toute personnalisation d'un pouvoir nuit à une démocratie mise, aujourd'hui comme hier, à toutes les sauces. Méfions-nous de la gratification personnelle que peut apporter l'exercice de n'importe quel pouvoir, qui n'est pas seulement de type financier, mais aussi celui d'un égo surdimensionné ou non qui risque de nous considérer comme simple objet d'ambitions bien dissimulées en faux altruisme! Si nous ne demandons pas à nos leaders d'être des saints désincarnés, nous devons toujours veiller à ce que leurs actions s'inscrivent bien dans la suite de ce que sont les nôtres. Bien plus qu'un discours moral à leur tenir, c'est notre propre engagement qui servira de régulateur entre les intérêts personnels et le bien commun à défendre. Garder le sens critique, sans pour autant tout critiquer, réclame dans notre agir de l'humilité et une conscience aigüe de notre subjectivité. Je parle bien d'agir car le bien commun n'a jamais progressé par ceux qui préfèrent rester dans leurs pantoufles et n'ont comme combat que les blablas !

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05/06/2016

La diabolisation du PTB ne passera pas.

Après des débats débiles RTL sur la « pendaison » toute symbolique de Charlot Michel et la naissance d’un panda dans notre pays, évitant ainsi les problématiques de fonds, le show médiatique de gens dits intelligents et experts, nous avons eu droit à une attaque bien déguisée d’un PTB qui commence à déranger très fort les édiles de droite et de gauche. Les dits démocrates commencent à paniquer au vu de l’expression du peuple trop bien relayée par un parti populaire. Ce brave peuple qui ne serait représenté que par l’élection d’une oligarchie qui s’arrange bien pour détenir un pouvoir via des programmes menteurs et à des shows de communication très bien financés. Face à la force tranquille d’un David Pestiau, représentant le PTB, nous avons eu droit à un matraquage historique sur les anciens régimes communistes, en évitant évidemment bien de faire un parallélisme avec les horreurs du saint capitalisme… Chine, Corée du Nord, Staline, tout y est passé ! De quoi faire peur en diabolisant tout ce qui peut déstabiliser le sacro-saint libre marché qui serait le seul moyen de produire une richesse. Richesse, bien entendu, tellement bien redistribuée ! Mais le gros capital finançant la chaîne privée se trompe. Cette diabolisation risque bien, contrairement à la stratégie employée, de faire encore grimper la sympathie pour un parti qui se trouve au cœur de la classe populaire exploitée et qui propose des alternatives que d’aucuns estiment irréalistes parce qu’elles sont simplement opposées à l’intérêts d’une minorité de nantis.

12:23 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |