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04/07/2016

Foot et Fric

diables rouges.jpgAlors que l'Euro foot touche à sa fin, que les cris de joie ou les pleurs des supporters vont s'effacer pour reprendre la vie de boulot et des ennuis à boucler les fins de mois; que la contestation sociale se met en sourdine le temps des vacances, l'écart entre les riches et les pauvres se poursuivra. Les écarts entre les grands patrons et les présidents de multinationales seront vus comme scandaleux et ceux des stars du foot et du sport, à l'image d'autres vedettes seront, pour la plupart de monsieur tout le monde, magiques! Le smicard, premier à défendre les stars qui leur apporte du rêve et de l’évasion, ne peut que doubler son salaire s'il fait encore 35 ou 40 heures de plus par semaine. Notre héros stratosphérique de Hasard encaissera, lui, des sommes peu banales pour le clip d'un sourire " Lotus"! Jupiler et Coca-cola nous encourageront encore à être tous ensemble pour soutenir nos idoles sportives. Est-ce que le monde est sérieux? Je veux bien que les sports professionnels génèrent des revenus et contribuent à la création d'emplois. Je veux bien constater que les vedettes du sport attirent une audience mondiale en offrant un moyen du divertissement, de la détente et de l’inspiration, mais comment accepter un tel écart de revenus, alors que nous nous scandalisons sur les revenus de nos politiciens et de grands patrons? Même le président des États-Unis, par comparaison, ne gagne que misère par an malgré qu’il ait la responsabilité de décisions cruciales qui touchent le monde entier. Bien sûr, ce qui est difficile c’est d’arriver au succès. Cela demande des centaines d’heures de travail acharné et une carrière sportive au plus haut niveau ne dure qu’une décennie pour la plupart des sports. Alors, pourquoi ne pas profiter pendant qu’on peut ? En fin de compte, je pense qu’il est difficile pour nous de critiquer la rémunération des sportifs professionnels parce que c'est nous qui leur permettons de gagner autant d’argent. Tant que le public est prêt à payer pour les produits et services qu’ils fournissent, les sportifs professionnels les plus populaires continueront à gagner énormément d’argent. Nous critiquerons plus facilement les parachutes dorés des patrons que le C4 d'un million d'euros de Wilmots! Les patrons sont associés au travail, les stars au rêve… Mais, ce rêve se fonde-t-il vraiment sur le haut niveau sportif ou surtout, comme celui du lotto, sur un mythe de richissime. Une chose est à mes yeux certaine, mais sûrement vaine, l'écart excessif des salaires d'où qu'il provienne, doit être combattu et le silence sur celui de la sphère sportive se fait complice de notre économie capitaliste.

08:45 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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